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Jean-Baptiste Antoine Marcelin de Marbot

, par

1782 (dans le lit de sa mere (= inconnu)) - 1854 (Paris)

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Jean-Baptiste-Antoine-Marcelin de Marbot

Extrait - Mémoires du Général Baron de Marbot - Marbot

Presque tous les hommes se plaignent de leurs destinée. La Providence m’a mieux traité, et quoique que ma vie n’est certainement pas été exempte de tribulations, la masse de bonheur s’est trouvée infiniment supérieur a celle des peines, et je recommencerait volontiers ma carrière sans y rien changer. Le dirai-je ? j’ai toujours eu la conviction que j’étais né heureux A la guerre comme en politique, j’ai surnagé au milieu des tempêtes qui ont englouti presque tous mes contemporains, et je me vois entouré d’une famille tendre et dévouée. Je rends donc grâce à la Providence du partage qu’elle m’a fait.

Avant-propos de l’édition plon (1892) - Mémoires du Général Baron de Marbot - Marbot

Le général baron de Marbot (Marcellin), dont nous publions les Memoires, appartenait a une ancienne famille du Quercy qui s’est particulierement distinguée dans la carriére des armes, en donnant en moins de cinquante ans trois generaux à la France.

Le pére de l’auteur des Mémoires et des Remarques critiques entra aux gardes du corps du roi Louis XV, et devint capitaine de dragons, aide de camp du comte de Schomberg. Lorsque la Revolution éclata, il s’engagea dans l’arme’e des Pyrenées, y conquit en quatre ens le grade de genéral de division, fut nommé a l’Assembée législative en 1798, puis commanda en Ligurie une des divisions de l’armée de Masséna ; il mourut enfin au siége de Gênes, des suites de ses bléssures et du typhus, laissant quatre fils, dont deux seulement survecurent, AdoIphe et Marcellin. Adolphe, l’ainé, fit sa carriére dans les états-majors, devint general de brigade sous la monarchic de Juillet, et mourut en 1844.

Des trois généraux de Marbot, la figure la plus caractéristique est assurement celle de l’auteur de ces écrits, type accompli de l’homme d’action, doué d’un veritable esprit militaire et d’une bravoure dont nous admirerons les traits heroiques, notamment à Ratisbonne et à Molk.

En laissant a ses enfants les souvenirs de sa vie, le général de Marbot ne pensait écrire que pour le cercle étroit de son intimité. ll oubliait que sa carriére toute publique, illustrée par d’éclatants faits d’armes, liée aux évenements les plus considerables de la République et de [’Empire, appartenait déja à l’histoire

Ses recits pleins de verve et de franchise, tour a tour piquants ou dramatiques, ses vives impressions et ses réflexions marquées au coin d’un veritable talent d’écrivain, achévent de donner la peinture vivante d’une des périodes les plus passionnantes de notre histoire. Mieux encore, a un point de vue moral, ces écrits presentent un interet puissant, en nous donnant l’esprit des milieux ou l’auteur a vecu. Souvent nous y trouverons les premieres et intimes pensées de l’Empereur, et en pénétrant les etats-majors, nous saisirons la vraie physionomie des principaux chefs de nos armées : nous admirerons leurs talents et leur valeur, en constatant aussi dans leur mésintelligence aux heures critiques l’une des causes de nos revére. Toutefois, et au-dessus de faiblesses inévitables, se dégagera le caractere éleve d’une époque toute vibrante de patriotisme et d’ésprit militaire.

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Général de division de Marbot 1840

Telle est l’impression qui domine dans le récit de ces quinze annees de luttes, ou, soldat de dix-sept ans, I’auteur se montrera en des circonstances si diverses l’ofticier intrepide, l’aide de camp des maréchaux, témoignant dans les missions les plus difficiles des rares qualites de dévouement, de tact et d’énergie. Chef de corps vigilant et prodigue de son sang, il soutiendra vaillamment les derniers efforts de nos armées en Russie, en Saxe, a Waterloo.

La s’arrêtent les Mémoires. Leur auteur, éxilé, se dévouera plus tard a la personne de Mgr le duc d’Orléans. Nommé general, il suivra le prince royal, comme aide de camp, au siége d’Anvers et dans les brillantes campagnes d’Afrique, et servira enfin, en la même qualite, aupres de Mgr le comte de Paris. le baron de Marbot, crée pair de France en 1845, mourut a Paris le 16 novembre 1854

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Souvenirs de Campgne du General Marbot
- 1-Chapeau d’aide de camp troué par un boulet Eylau 1807,
- 2-Ceinture de lieutenant général Afrique 1839-1840,
- 3-Guidon du 23éme de chasseur à cheval Russie 1812-Saxe 1813,
- 4-6-7-Shako,sabre,ceinture du colonel de Marbot Waterloo 1815,
- 5-Shako d’aide de camp entaillé à coup de sabre Miranda de corvo 1811

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