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Soult, Jean de dieu, Duc de Dalmatie

, par

Nicolas Jean-de-Dieu Soult (29 mars 1769 à Saint-Amans-la-Bastide, Tarn - 26 novembre 1851), militaire et homme politique français, duc de Dalmatie, Maréchal d’Empire. Il fut, avec Davout, Lannes et Masséna, un des rares maréchaux de Napoléon à être capable de mener efficacement une armée loin de l’empereur.

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Soult, Jean de dieu, Duc de Dalmatie

Naissance : 29 mars 1769 -
Saint-Amans-la-Bastide
Décès :26 novembre 1851 (à l’âge de 82 ans)

Grade militaire :
Maréchal d’Empire
Faits d’armes :
1799 : Bataille de Zurich
1805 : Bataille d’Austerlitz
1807 : Bataille d’Eylau
1807 : Bataille d’Heilsberg
1813 : Bataille de Bautzen
1814 : Bataille de Toulouse
Distinctions : Duc de Dalmatie
Grand-Croix de l’ordre de Léopold de Belgique
Grand-Croix de l’ordre du Sauveur
Grand-Croix de l’ordre de la Toison d’Or
Grand-Croix de l’ordre de Saint-Hubert
Pair de France
Maréchal général de France

Autres fonctions :
1815 : Ministre de la Guerre
1830-1834 : Ministre de la Guerre
1832-1834 : Premier ministre
1839-1840 : Premier ministre
1840-1847 : Premier ministre
1840-1845 : Ministre de la Guerre

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Armes de Soult

Premières armes

Assez bien éduqué, car promis à une carrière de juriste, Nicolas Jean-de-Dieu Soult, devenu orphelin de père est néanmoins obligé de s’engager, le 16 avril 1785, comme simple soldat dans le régiment Royal-Infanterie, où il monte rapidement dans les grades inférieurs.

Révolution française

Après six années de service il est sergent. À la demande de son colonel, il est nommé le 17 janvier 1792 instructeur au 1er bataillon, du premier régiment de volontaires du Haut-Rhin avec le grade de sous-lieutenant. Il a alors 22 ans. Les grandes guerres qui vont suivre lui offrent de nombreuses occasions de se signaler. Adjudant-major le 16 juillet 1792, capitaine au mois d’août de l’année suivante, adjudant provisoire à l’état-major de l’armée de la Moselle le 19 novembre 1793, chef de bataillon adjudant-général provisoire le 17 février 1794, puis en titre le 3 avril.

Après la bataille de Fleurus où il se distingue par son sang-froid il est promu général de brigade le 11 octobre par les représentants de la nation. Pendant les cinq années suivantes, il est constamment employé en Allemagne sous les ordres de Jourdan, Moreau, Kléber et Lefebvre.

Attaché à l’armée de Sambre-et-Meuse, il prend une part brillante aux affaires d’Altenkirchen, de Friedberg et de Lieptingen, où il se signale autant par son intelligence militaire que par son intrépidité. À Stokack et au combat livré dans la forêt de ce nom contre l’armée du prince Charles. Le grade de général de division, qui lui est conféré le 21 avril 1799.

Il passe à l’armée d’Helvétie sous les ordres de Masséna. C’est à cette époque qu’il bâtit les bases de sa réputation militaire, en particulier la bataille de Zurich. Lorsqu’en 1800 le premier Consul charge Masséna de réorganiser l’armée d’Italie, celui-ci insiste pour que Soult lui soit adjoint, et il lui confie le commandement de l’aile droite.

La défense du pays de Gênes restera dans l’histoire des armes françaises, comme une des pages les plus glorieuses de la carrière du général Soult : presque chaque jour est marqué par une action d’éclat. Le 6 avril, dans une première sortie, à la tête de plusieurs bataillons, il traverse audacieusement l’armée autrichienne et délivre le général Gardanne, livre plusieurs combats à l’ennemi, le rejette au delà de la Piotta, s’empare de Sassello, remporte de nouveaux succès à Ponte-Junera, à l’attaque de l’Hermette, et rentre dans Gênes avec de nombreux prisonniers, des canons et des drapeaux. Dans une nouvelle sortie, le général traverse de nouveau l’armée autrichienne, enlève une division à Monte-Facio. Enfin, il livre un dernier combat à Montecreto, où un coup de feu lui fracasse la jambe. Resté au pouvoir de l’ennemi, il demeure prisonnier.

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Maréchal d’Empire

La victoire de Marengo lui rend la liberté. Peu de temps après, il reçoit le commandement de la partie sud du royaume de Naples. Son énergie parvint à mater l’insurrection dite des Barbets. Il réussit même à discipliner ces hordes turbulentes et il les utilise pour le service.

Après le traité d’Amiens, le général Soult rentre à Paris où le premier Consul l’accueille avec la plus haute distinction. Il est le 5 mars 1802, un des quatres généraux appelés au commandement de la Garde consulaire bien qu’ayant servi sous Moreau. Il n’aime pas Napoléon mais il a la sagesse de montrer son allégeance au pouvoir. Il reçoit peu après en août 1803 le commandement en chef du camp de Saint-Omer

Le 19 mai 1804 il est promu, l’un des premiers, au grade de maréchal d’Empire que Napoléon vient de créer. En récompense de ses premiers exploits, il est promu le 2 février 1805 grand cordon et chef de la 4e cohorte de la Légion. Il reçoit en outre le titre de colonel-général de la Garde impériale et de commandant en chef du camp de Boulogne.

Au mois de septembre 1805, le maréchal reçoit le commandement du 4e corps de l’armée d’Allemagne. Il force le passage du Rhin à Spire, en octobre 1805, du Danube à Donawerth, s’empare d’Augsbourg, se porte sur Biberach et Memmingen, et se rapproche de Napoléon aux portes d’Ulm.

Il commande un corps à bataille d’Austerlitz où il mène l’attaque décisive sur le centre allié.

Dans la campagne de Prusse, en 1806, le maréchal Soult, commande encore l’aile droite de l’armée. Il joue un grand rôle dans presque toutes les fameuses batailles de la Grande Armée.

Dans la campagne de Pologne, il contient le général russe von Beningsen pendant que l’Empereur écrase les Russes à la bataille d’Eylau. Par son attaque énergique sur le centre de l’année ennemie, il contribue grandement à la victoire. Il joint à Greussen le maréchal Kalkreuth qu’il bat complètement, poursuit, avec hargne, le roi de Prusse, bloque Magdebourg, et forçe à Ruthnau cinq escadrons des armées de Saxe à mettre bas les armes. Il se rend ensuite maître de Lubeck et force Blücher à capituler à Schwartau, remporte de nouveaux succès à Wolfersdorf, à Heilsberg et entra dans Königsberg.

Lorsque la paix de Tilsit est conclue, il retourne en France. En 1808, il est fait duc de Dalmatie.

Guerre de la péninsule ibérique

La guerre vient de se rallumer avec fureur en Espagne. L’Empereur confie à Soult le commandement du centre gauche de l’armée. À peine arrivé, le maréchal remporte, le 10 novembre 1808, une victoire devant à la bataille de Gamona, prend Burgos, Santander, culbute l’armée espagnole près de Reynosa, atteint enfin l’armée anglaise devant la Corogne, pour lui livrer une sanglante bataille dans laquelle le général en chef, Moore, est tué. Il force les débris de l’armée anglaise à embarquer en abandonnant 6 000 prisonniers, s’empare de la Corogne et du Ferrol Il s’empare d’un immense matériel renfermé dans ces deux places.

Les quatre années suivantes, Soult reste en Espagne et son histoire se confond avec celle de la guerre dans la péninsule.

Entré au Portugal le 4 mars 1809 après la défaite de Moore, sur ordre de l’Empereur, le duc de Dalmatie passe le Minho, prend Chaves et remporte le 29 mars, la bataille d’Oporto.

Mais préférant consolider le pouvoir politique de ses conquêtes dans l’intêret de la France et espére-t-il des siens, en tant que candidat au trône, il néglige d’avancer sur Lisbonne. Wellington le déloge de Porto. Par manque de renforts il est dans l’impossibilité de tenir la campagne. En moins de six jours, il reconduisit en Galice les faibles débris de son armée, dont il dispose encore. Il parvient malgré tout à battre l’armée anglo-espagnole qu’il trouve sur son passage à Arzobispo, mais il est contraint à une retraite pénible et désastreuse par les montagnes. Cette retraite est regardée par les tacticiens comme une des plus belles opérations du maréchal.

Après la Bataille de Talavera (1809), un décret de l’Empereur nomme le maréchal Soult major-général des armées françaises en Espagne, avec des pouvoirs étendus. Le 19 novembre, il obtint une grande victoire à la bataille d’Ocaña.Après s’être emparé de Séville, à la fin de janvier 1810, il passe dans l’Estrémadure et envahit l’Andalousie qu’il occupe entiérement à l’exception de Cadix.

En 1811, il marche au nord en Estrémadure. Il prend Olivença le 22 janvier 1811, gagne la bataille de Gébora le 11 février suivant, occupe Badajoz, et quand l’armée britanno-portugaise assiège la ville, il se porte à son secours, livrant la bataille d’Albufera, le 16 mai avec des forces inférieures en nombre.

En 1812 cependant, après une défaite décisive à la Bataille de Salamanque, il est obligé d’évacuer l’Andalousie. À la demande de Joseph Bonaparte, avec lequel, comme tous les autres maréchaux, il est toujours en désaccord, il quitte l’Espagne

En mars 1813, Napoléon Ier l’appele pour lui donner le commandement du 4e corps de la grande armée, qu’il mène à la bataille de Bautzen. Presque immédiatement il reçoit l’ordre de se rendre à Bayonne pour y réorganiser l’armée du Midi que la Bataille de Vittoria a complétement démoralisée. Bien que souvent battu par les vétérans de Wellington, lui qui ne dispose que de conscrits sans expérience, cette campagne est l’un des meilleurs exemple de son génie militaire. Il se retourne alors contre l’ennemi marchant vers les frontières françaises, soutient l’honneur des armées françaises à Orthez, à Aire, à Vic de Bigorre, à Tarbes, Enfin le 10 avril 1814, il livre la bataille de Toulouse, dernier et glorieux coup de canon tiré pour la défense du sol envahi, et dont les circonstances seules vinrent arrêter les résultats.

Carrière politique

Après la première abdication de Napoléon, il se déclare royaliste. Le gouvernement de la première Restauration nomme le duc de Dalmatie gouverneur de la 13e division militaire le 21 juin 1814.

Il reçoit l’ordre de Saint-Louis et est nommé ministre de la guerre du 3 décembre 1814 au 11 mars 1815, poste qu’il occupe lorsque Napoléon débarque de l’île d’Elbe.

Comme chef de l’armée, il adresse aux troupes une proclamation qui n’empêche pas l’Empereur de l’appeler aux Tuileries le 25 mars. Il fait allégance, et est fait pair de France. Napoléon lui confie le 9 mai 1815, les fonctions de major-général de l’armée. À la bataille de Waterloo, lorsque Napoléon, à la vue du désastre, veut se précipiter au milieu des baïonnettes, Soult, resté à ses côtés jusqu’au dernier moment, parvient, en saisissant la bride de son cheval, à l’entraîner sur la route de Charleroi.

Ici finit la carrière militaire du maréchal . Son rôle à la bataille de Waterloo est certainement son plus mauvais rôle militaire. Il est responsable de la non-venue de Grouchy en n’envoyant pas assez de courriers, comme le fait Berthier. Pour autant, Napoléon a commis l’erreur de ne pas l’écouter, quand Soult le mettait en garde quant à la qualité de l’infanterie britannique que Napoléon n’a jamais affrontée.

À la Seconde Restauration, il est exilé, compris dans l’ordonnance d’exil du 24 juillet, et rayé de la liste des maréchaux le 27 décembre 1815. Il reste en exil jusqu’en 1819. Louis XVIII le réintégre en 1820 dans la dignité de maréchal. De nouveau royaliste fervent, le roi Charles X l’éleve la Pairie en 1827.

Après la Révolution de juillet 1830, pendant laquelle Soult rend de nouveaux services à son pays , il se rallie à Louis Philippe, qui fait revivre pour lui le titre de Maréchal général des camps et armées du roi et le prend comme Ministre de la Guerre le 17 novembre 1830

Louis-Philippe, inquiet de ne pouvoir s’appuyer que sur la garde nationale pour maintenir l’ordre public, le charge de réorganiser sans tarder l’armée de ligne. Soult rédige un rapport au roi, présenté à la Chambre des députés le 20 février 1831, dans lequel il fait la critique de la loi Gouvion-Saint-Cyr de 1818 sur le recrutement : il démontre que le système de volontariat combiné au tirage au sort et à la possibilité de se faire remplacer n’a pas permis d’augmenter suffisamment les effectifs, et montre que les procédures d’avancement contribuent à maintenir le surencadrement. Il propose les grands axes d’une politique militaire visant à accroître les effectifs de l’armée, à résorber le surencadrement et à assurer l’approvisionnement en armes et en munitions.

Les lignes directrices sont arrêtées en février 1831 et les moyens sont précisés : il s’agit de doubler l’effectif de l’armée de la Restauration, qui ne comptait qu’un peu plus de 200.000 hommes. Les réformes nécessaires seront réalisées durant les années 1831 et 1832. La première loi de cet important train de réformes militaires est celle du 9 mars 1831 créant la Légion étrangère, qui ne pourra être employée qu’en dehors du territoire de la France métropolitaine. Suivent les lois du 11 avril 1831 sur les pensions militaires, des 21 mars et 14 avril 1832 sur le recrutement de l’armée et sur l’avancement, et du 19 mai 1834 sur l’état des officiers.

Soult fait également conduire les travaux des fortifications de Paris.

En 1834, lorsque la sanglante insurrection du mois d’avril éclate, le maréchal Soult reçoit du lieutenant-général Aymar, qui commande à Lyon, une dépêche télégraphique . La réponse du duc de Dalmatie ne se fait attendre que le temps strictement nécessaire pour l’écrire sous sa dictée et le pour l’emporter par le télégraphe . La lettre suivante écrite au général commandant la ville de Lyon, à propos de ce même épisode, est aussi significative

En 1838, le roi le choisit pour le représenter au couronnement de la reine d’Angleterre . Le 26 décembre 1847, Louis-Philippe rétablit pour lui le titre honorifique de Maréchal général de France.

En 1848 il devient républicain mais meurt peu après dans son château de Soultberg, près Saint-Amans-la-Bastide où il est né. En son hommage, la commune fut renommée Saint-Amans-Soult en 1851.

Le maréchal duc de Dalmatie, Grand-croix des ordres de Léopold de Belgique, du Sauveur, de la Toison d’Or et de Saint-Hubert, aura été à trois reprises, chef du gouvernement :

* Du 11 octobre 1832 au 18 juillet 1834
* Du 12 mai 1839 au 1er mars 1840
* Du 29 octobre 1840 au 19 septembre 1847


sources wikipedia

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