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Guerre aérienne en Corée : Viser au chewing-gum !

, par

Le fameux ingénieur américain Clarence L « Kelly » Johnson, créateur du P-38 Lightning et du F-80 Shooting Star, se rendit en Corée pour s’entretenir avec les pilotes de leurs combats et de leurs appareils. Il les trouva démontant tout ce qui n’était pas absolument indispensable au vol et au combat. Il vit le lieutenant-colonel « Gabby » Gabreski - 28 victoires en 40-45 et six et demie en Corée (la « demi-victoire » est une victoire partagée entre deux pilotes) ; Gabreski ne s’embarrassa d’aucune nuance. A propos du viseur APG-30, il déclara à Johnson : « Je l’échangerais bien contre un morceau de chewing-gum sur mon pare-brise ! ». Johnson retourna en Californie, méditant sur ce qui était devenu le gum-sight (N.d.T. jeu de mot intraduisible entre gun-sight « viseur » et chewing-gum-sight).
Cette attitude disparut avec les nouveaux réacteurs. Leur puissance supprimait l’effet du poids des équipements. A ce moment-là, la guerre de Corée était terminée. Pour dix ans au moins, le matériel américain n’affronterait plus le matériel soviétique.
Le choc causé par l’apparition des MiG15 eut presque autant d’impact que la présence des Zero-Sen dans le Pacifique, après Pearl Harbor. Mais ce choc était moins justifié, et plutôt le fait d’une réaction psychologique. Quant aux pilotes américains, malgré leur supériorité constante, ils restèrent unanimes dans leur désir d’alléger leurs appareils — certains songeaient même à supprimer le siège éjectable !
La recherche de la simplicité n’atteignait guère les pilotes des B-29. Des Superfortress furent accrochées à plusieurs reprises par des MiG-15 ; elles s’en tirèrent fort bien et quelques MiG furent descendus. Dès le début des opérations, il fut évident que les ponts et les voies de communication constituaient des objectifs prioritaires. Pour neutraliser l’ennemi, il fallait bloquer son ravitaillement. On découvrit — ou on redécouvrit — la difficulté de détruire un pont. Non seulement il s’agissait d’objectifs très petits, et à toucher de plein fouet, mais en plus une défense antiaérienne extrêmement dense rendait les évolutions à moins de 1500 m très dangereuses.


sources : Connaissance de l’histoire ed hachette 1978

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