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La fin d’une épopée

, par

Le 30 avril, désireux de rendre irrésistible son offensive sur Tunis, le général Alexander décide de renforcer encore la Ire armée, aux dépens de la Ville. Il prescrit donc, ce jour-là, au général Montgomery de diriger sans délai sur la Ire armée les meilleures formations dont il peut disposer. Celui-ci fait donc roquer vers l’ouest, à la disposition du général Anderson, ses plus vieilles Grandes Unités, les plus expérimentées, celles qui ont constitué le noyau autour duquel s’est formée la
Ville armée : la 4e division indienne, la 7e division blindée et la 210e brigade de la Garde. Ces renforts sont affectés par le commandant de la Ire armée au 9e corps, qu’il charge cette fois de l’effort principal, sous le commandement du général Horrocks
.
De ce fait, il ne restera plus à la Ville armée que trois divisions d’infanterie (les 50e et 51e D.I., la 2e division néo-zélandaise), deux brigades blindées et les Français de Leclerc.

Ainsi se terminait l’épopée de cette armée qui avait joué un si grand rôle en Afrique,
dans une lutte de plus de deux ans, dont les péripéties avaient retenu l’attention du monde.
Et maintenant, elle était réduite au rôle d’ . enclume » sur sa position entre le Zaghouan et la mer, sur laquelle la Ire armée devait rabattre l’adversaire.
Ajoutons que, pour renforcer son barrage, la VIIIe armée recevra de Tobrouk, au début
de mai, la 1 re division française libre du général de Larminat, qui s’était couverte de gloire à Bir-Hakeim, en juin 1942. Avec ses brigades, commandées par les généraux Kœnig, Brosset et Lelong, la Iere D.F.L., qui rongeait son frein en Libye, arrivera trop tard pour participer aux opérations actives de la VIIIe armée.
Elle relèvera la 51e D.I. britannique dans le secteur de Takrouna, le 6 mai, à la droite de la colonne Leclerc, qui tenait le secteur du djebel Garci. Elle exécutera alors, sur les pilons au nord de Takrouna, des actions de dégagement qui feront encore la preuve de sa valeur et lui coûteront des pertes sensibles.

La Ire armée étant considérablement renforcée et comprenant notamment toutes les forces blindées alliées, sauf deux brigades, et l’ennemi semblant « mûr », le général Alexander décide de passer à l’attaque sans attendre.


Sources : Article du Colonel Goutard Historia magazine 1968

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