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Guerre des Gaules

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La guerre des Gaules est un conflit décisif entre la République romaine et les peuples de Gaule, qui s’est déroulé de 58 avant J.-C. à 51 avant J-C. Elle a opposé Jules César et divers chefs de nations gauloises, dont - dans la phase finale - l’Arverne Vercingétorix.

Elle constitue un évènement majeur de l’histoire de la Rome antique et de l’Europe.

* Évènement majeur dans l’histoire de Rome, parce que cette conquête a marqué la fin définitive de la menace - alors toujours vivante dans la mémoire collective des Romains - que les barbares Gaulois représentaient pour Rome depuis le sac de la ville par Brennus en 390 av. J.-C. (voir l’article Vae Victis !)

* Évènement, majeur aussi, dans l’histoire de l’Europe parce que les provinces gallo-romaines seront les plus peuplées de l’Empire romain et la plaque tournante du commerce européen.

L’essentiel des connaissances historiques sur cette guerre proviennent des écrits de César lui-même qu’il rassemble dans De bello Gallico ou Commentaires sur la Guerre des Gaules.

La Gaule à la veille de la conquête

Sous le prétexte d’une aide militaire apportée à Marseille, le général romain Sextius Calvinus conquiert les territoires des Salyens et provoque la fuite de leur roi. En août -121, les Romains, menés par le consul Flavius, affrontent une coalition arverne et allobroge au confluent de l’Isère. Rome, en effet, attaque ce dernier peuple sous le prétexte qu’il avait accueilli le roi salyen comme réfugié. Le roi arverne, Bituitos, est alors fait prisonnier et emmené en triomphe en Italie. Au même moment, les Gaulois rivaux de l’hégémonie arverne, à savoir les Éduens, sont reçus au Sénat et sont proclamés « amis de Rome ». Après cette défaite gauloise, le reste des territoires situés au sud et à l’est des Cévennes sont rapidement soumis.
Depuis la fin du IIIe siècle avant J-C, Rome est maîtresse de la Gaule cisalpine, qui s’étend de la plaine du Pô aux Alpes. À la fin du IIème siècle, elle soumet la Gaule méridionale et la vallée du Rhône, qu’elle érige en province romaine en -121 : c’est la Gaule transalpine, appelée Narbonnaise ou simplement la Provincia. Au nord, s’étend l’immensité de la Gaule.
Vers -80, toutefois, un chef du nom de Celtillos, père du futur Vercingétorix, tente de restaurer un pouvoir régalien sur les Arvernes, comme au temps de Luernios et de Bituitos. Mais il échoue et est brûlé vif par l’aristocratie de son peuple. Son frère Gobannitio semble avoir été son principal rival lors de cette affaire, puisqu’il est connu qu’il devient alors le premier par son pouvoir chez les Arvernes.

César décrit la Gaule indépendante dans son livre Ier des fameux Commentaires sur la Guerre des Gaules :

"L’ensemble de la Gaule est divisé en trois parties : l’une est habitée par les Belges, l’autre par les Aquitains, la troisième par le peuple qui, dans sa langue, se nomme Celte, et, dans la nôtre, Gaulois. Tous ces peuples diffèrent entre eux par le langage, les coutumes, les lois. Les Gaulois sont séparés des Aquitains par la Garonne, des Belges par la Marne et la Seine.

Les plus braves de ces trois peuples sont les Belges, parce qu’ils sont les plus éloignés de la Province romaine et des raffinements de sa civilisation, parce que les marchands y vont très rarement, et, par conséquent, n’y introduisent pas ce qui est propre à amollir les cœurs, enfin parce qu’ils sont les plus voisins des Germains qui habitent sur l’autre rive du Rhin, et avec qui ils sont continuellement en guerre. [...]

La partie de la Gaule qu’occupent, comme nous l’avons dit, les Gaulois commence au Rhône, est bornée par la Garonne, l’Océan et la frontière de Belgique ; elle touche aussi au Rhin du côté des Séquanes et des Helvètes ; elle est orientée vers le nord.

La Belgique commence où finit la Gaule ; elle va jusqu’au cours inférieur du Rhin ; elle regarde vers le nord et vers l’est.

L’Aquitaine s’étend de la Garonne aux Pyrénées et à la partie de l’Océan qui baigne l’Espagne ; elle est tournée vers le nord-ouest."

Facteurs déclencheurs de la guerre

Les ambitions de Jules César

César vient de finir sa période de consulat, à la suite de quoi il s’est vu confier pour 5 ans le gouvernement de la Gaule cisalpine et de l’Illyrie avec 3 légions à sa disposition, puis celui de la Provincia de Gaule transalpine, avec une 4ème légion. Le voilà à la tête de provinces prestigieuses.

Mais sa gloire militaire reste modeste, notamment par rapport à celle de Pompée "le Grand", qui vient de recevoir un triomphe à Rome en 61 av. J.-C. César a besoin d’une victoire grandiose qui lui procure la renommée -gravir le Capitole en triomphe, le seul prestige qui compte aux yeux de l’opinion publique- et les profits énormes -il est largement endetté) qui lui permettraient d’asseoir son pouvoir à Rome.

Mais les régions du monde où une grande campagne est possible ne sont pas très nombreuses : l’Orient étant la chasse gardée de Pompée, il ne peut envisager une campagne qu’en Occident, soit vers le Danube, soit vers la Gaule indépendante. Il semble que César ait d’abord projeté une campagne vers les vastes territoires traversés par le Danube. Mais un hasard -la migration des Helvètes en mars 58 avant J-C-, de puissants intérêts économiques qui associent déjà les Italiens à certaines nations Gauloises clientes de Rome (Eduens, Arvernes...), et la perspective fabuleuse de pousser les légions vers des terres inconnues jusqu’aux confins occidentaux de l’univers, "voilà qui rencontrait la volonté de puissance et le désir de gloire d’un proconsul de 41 ans" (Christian Goudineau ; César et la Gaule)

La migration des Helvètes

Les Helvètes se sentant à l’étroit sur leur territoire, confiné d’un côté par le Rhin qui les sépare des Germains, d’un autre par le Jura qui marque la frontière avec les Séquanes, et du troisième par le lac Léman et le Rhône qui les séparent avec la Provincia (province romaine de la Gaule narbonnaise), ils décident d’émigrer dans le pays des Santons (l’actuelle Saintonge).

Deux routes sont possibles : l’une traverse le territoire des Séquanes. "Etroite et malaisée, elle est resserrée entre le Jura et le Rhône, et les chariots y passent à peine un par un ; une très haute montagne la domine, en sorte qu’une poignée d’hommes peut facilement l’interdire"(1). L’autre route passe par le pays des Allobroges, qui fait partie de la Provincia romaine : cette sortie est beaucoup plus facile parce que le Rhône est guéable en plusieurs endroits. Les Helvètes pensent qu’ils obtiendront des Allobroges le libre passage, mais en cas de refus ils les contraindront par la force.

Au jour fixé, le 5ème des calendes d’avril (24 mars) de 58 avant J-C, les Helvètes, auxquels se sont adjoints des peuples voisins (Rauraques, Tulinges, Latoviques et Boïens), au total 368 000 personnes, se rassemblent sur les bords du Rhône près de Genève, ville allobroge (dépendant donc de la Provincia romaine) et s’apprêtent à franchir le fleuve. À cette nouvelle, César quitte Rome, gagne à marches forcées la Gaule transalpine et arrive devant Genève.

(1) César - Commentaires sur la Guerre des Gaules - Livre I

À chaque campagne correspond une année. Il y en a eu 8 en tout, s’étalant de 58 av. J.-C. à 51 av. J.-C.

La première campagne

Offensive romaine

Elle débute en 58 av. J.-C. Pendant cette campagne, César s’évertue à repousser les Helvètes et les Suèves avec l’aide des peuples gaulois alliés dont font partie les Éduens. Cette intervention de César marque le début de la guerre des Gaules.

Tout va aller très vite pour César et ses généraux. La coalition des Belges tourne court dès juillet 57 av. J.-C. (Suessions battus à Noviodunum puis les Atrébates et Nerves à la bataille de la Sambre). En juin 56 av. J.-C. la bataille navale de Pouliguen permet aux Romains de détruire la flotte vénète. Un an plus tard, à la bataille de Fort Saint-André les romains écrasent les troupes germaniques.

Les conséquences

* Création d’une cité supplémentaire en Gaule chevelue par l’installation forcée du peuple des Boïens, avec fondation de nouveaux oppida appelés en -52 Noviodunum par César dont Gorgobina (la boïenne).

* Ses victoires faciles lui firent comprendre la faiblesse politique et militaire de cet ensemble d’une soixantaine de peuplades vivant entre la Province de la Narbonnaise et le Rhin. Son opportunisme le poussa à tenter sa chance.

Les raids en Grande-Bretagne

Époque des premiers revers de Jules César, l’attaque de la Bretagne est un échec. L’attaque de juin 54 av. J.-C. sera un massacre. En effet, après la soumission des Londini les troupes s’enlisent. Pendant ce temps en Gaule belgique, la révolte des Éburons menés par Ambiorix est victorieuse. Lors de la défaite de Aduatuca les généraux Sabinus et Cotta sont tués. Aout 53 av. J.-C. César entre en Belgique avec 60 000 hommes, pour tuer Ambiorix. L’attaque est rapide et victorieuse mais le chef des Éburons s’échappe.

L’insurrection de 52 et le siège de Gergovie

En présence :

* Jules César

* Chefs gaulois : Vercingétorix, Ambiorix, Boduognat

Dès janvier 52 av. J.-C. la révolte se généralise et le chef Arverne Vercingétorix prend la tête d’une armée. L’offensive arverne est désorganisée lors de l’attaque Brioude (fév.). Vercingétorix pratique la politique de la terre brûlée, mais épargne Bourges (que les romains prennent). La victoire du siège de Gergovie (mai-juin 52 av. J.-C.) permet aux Arvernes de voir les Éduens s’allier avec eux. Mais la catastrophe d’Alésia en septembre marque la fin de la résistance gauloise et nordique qui fait rage en ces temps couramment guerrier.


sources wikipedia

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