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« Chien de garde des chars »

, par


Pendant ce temps, alors que l’action des commandos d’Afrique s’est fait sentir sur Salbert, Cravanche et Valdoie, le bataillon de choc participe, dans la foulée, avec le sous-groupement « A » au débordement de Belfort par le nord, par la route Châlonvillars- Cravanche.
A cet effet, la 2e et la ire compagnie du bataillon de choc sont chargées de progresser sur Belfort et d’y accompagner les chars qui doivent les rejoindre à Cravanche. Un pont-passerelle a pu être rétabli sur le canal. Mais la route de Châlonvillars à Cravanche. est coupée par un fossé antichars, que les blindés devront contourner. A 11 heures, le capitaine Lefort et son état-major se mettent en route, à pied, et arrivent à Cravanche une demi-heure plus tard. Le village semble désert ; les Ire et 2e compagnies y sont passées une heure plus tôt ; à midi, elles franchissent le passage à niveau au nord de la ville où elles relèvent une section des commandos d’Afrique. A 13 h 30, elles sont rejointes par les chars et, à 14 h 30, elles commencent leur progression, pénétrant de vive force dans la ville par l’avenue Jean-Jaurès. La 2e compagnie atteint le pont Clemenceau, puis le pont du boulevard Carnot et, dès avant l’arrivée du génie, enlève, en liaison avec les maquisards, les charges qui menacent le pont Clemenceau ; le désamorçage sera achevé le soir par le lieutenant Arguillère.
La 1re compagnie et la section d’expérimentation pénètrent dans Belfort par l’avenue Wilson jusqu’à la rue du 14-Juillet. Pendant ce temps, la 4e compagnie, par l’ouest, aborde la cité ouvrière, l’occupe dès 16 heures, s’empare du pont du magasin et fonce, au cours de la nuit, sur la Manutention, où résistent des éléments retardateurs.
Le capitaine Lefort n’avait pas attendu d’être renseigné sur le résultat de ces efforts conjugués pour quitter Cravanche, où le lieutenant-colonel Gambiez l’avait rejoint, et pour pénétrer lui-même dans Belfort avec son état-major par le même itinéraire. Il installera son premier P.C. dans une brasserie de l’avenue Jean-Jaurès. Cette rue, où gisent quelques cadavres allemands, paraît encore déserte mais les portes s’ouvrent, les drapeaux tricolores sont brandis au fur et à mesure de notre passage, jalonnant notre avance et la libération de la ville. Les habitants renseignent nos troupes, et les conduisent même à leurs caves, où nous faisons des prisonniers. Un char flambe au milieu de la rue. Ce sera le seul des 14 chars engagés dans Belfort qui sera mis hors de combat par un coup de bazooka. C’est la preuve de l’efficacité de l’action dynamique, rapide, nerveuse des « choc » qui ont trouvé dans cette mission de « chien de garde des chars » une forme d’emploi des plus payantes qu’ils pratiqueront jusqu’à la fin de la guerre.
Les ordres sont donnés en vue d’achever le nettoyage des grands axes de circulation jusqu’aux abords du Château, qui tient encore solidement, et de coordonner le dispositif pour la nuit.
Dans la soirée, commandos et « choc », associés dans la même victoire, se retrouvent côte à côte.

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