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Léon Gambetta

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Léon Gambetta (2 avril 1838 à Cahors - 31 décembre 1882 à Ville-d’Avray) est un homme politique français. Il s’est principalement illustré en tant que défenseur national lors de la guerre franco-prussienne en 1870, et en tant que réformateur lors de son gouvernement de 1881. Sa politique dynamique s’est heurtée aux lobbies financiers et au conservatisme du personnel politique. Elle a néanmoins été une source d’inspiration pour d’autres hommes politiques, notamment Jean Jaurès.

Origine

Léon Gambetta naît 2 avril 1838 à Cahors, dans le département du Lot, d’un père immigré italien, modeste épicier, et d’une mère gasconne. A l’âge de seize ans, Léon Gambetta perd son œil gauche, à la suite d’un accident. Il suit des études au petit séminaire, puis au lycée de Cahors où il réussit le baccalauréat, et enfin à Paris où il obtient une licence en droit et devient avocat. Au cours de ses études à Paris, il fréquente assidument les cercles républicains qui se réunissent dans le quartier latin au café Voltaire. A l’âge de vingt et un ans, Léon Gambetta opte pour la nationalité française.

Sa carrière d’avocat

Avocat, il se fait connaître en 1868 comme opposant au régime impérial en défendant Charles Delescluze, un journaliste républicain. Ce farouche opposant au second Empire est inculpé d’avoir ouvert une souscription publique dans son journal afin d’ériger un monument à la mémoire de Jean-Baptiste Baudin, député de la seconde République. Ce dernier est mort en s’opposant aux côtés des ouvriers au coup d’État de Napoléon III le 3 décembre 1851. Le procès est perdu, Delescluze est condamné à la déportation, mais son défenseur accède à la notoriété. En quelques mois, Léon Gambetta devient le nouvel orateur de la gauche républicaine à l’âge de trente ans à peine.

Ses débuts en politique

Quelques mois après son entrée en politique et à trente ans à peine, Léon Gambetta est candidat aux élections législatives de 1869. Il prononce à cette occasion le Programme de Belleville en avril 1869 dans le quartier de Belleville à Paris. Ce discours pose les grandes lignes de bataille de l’opposition républicaine. Gambetta se montre favorable à des mesures radicales, que reprendra par la suite la gauche républicaine. Il milite pour :

* la liberté de la presse ;

* la séparation de l’Eglise et de l’Etat ;

* l’instauration de l’impôt sur le revenu ;

* l’élection des fonctionnaires

* la suppression des armées permanentes.

Les 23 et 24 avril 1869, Léon Gambetta est élu à Paris et à Marseille. Cette forte personnalité, tribun débraillé, qui n’appartient pas à l’establishment de la grande bourgeoisie va peu à peu s’imposer comme un leader politique, celui d’une gauche républicaine réformatrice et modérée. Gambetta fut sans aucun doute le plus farouche opposant à l’empereur Napoleon III.Au point d’avoir été accusé d’avoir encouragé, en sous-main, la desastreuse guerre contre la Prusse pour se debarrasser de l’empire et retablir ainsi la republique(La Depeche stupide de Ulms envoyée à un Kaiser non belliqueux, contrairement à Bismarck qui voulait la guerre pour "construire" l’Allemagne).Napoleon III étant complètement depassé par la situation.Les temoignages de soldats et d’officiers donnant des cas etranges de maladresses chez les generaux français connus pour être republicains.

Sa carrière politique

Le farouche opposant à l’armée prussienne

Le 7 octobre 1870, chargé par le gouvernement de la Défense nationale pour diriger la guerre franco-prussienne en province, Gambetta quitte Paris en ballon pour lever de nouvelles troupes, mais son projet de libérer la capitale échoue. À Tours, il organise un nouveau gouvernement qui devra se replier à Bordeaux.

Le 28 janvier 1871, lors de la capitulation de Paris, Gambetta propose de continuer la guerre. Traité de « fou furieux » par Adolphe Thiers, il accepte finalement l’armistice.

Du 8 février au 1er mars 1871, il représente le Bas-Rhin à l’Assemblée nationale. Il quitte l’Assemblée parmi les députés de l’Alsace-Lorraine cédée à l’Empire allemand. Malade, il se retire alors quelques mois en Espagne et en Suisse, et, pendant la Commune de Paris, encourage les tentatives de conciliation de certains conseils municipaux élus les 7 et 8 mai.

Le 2 juillet 1871, Léon Gambetta se fait élire député de la Seine. Il devient le "commis voyageur de la République" entre 1871 et 1875 en prononçant de nombreux discours lors de réunions publiques (onze volumes seront publiés à partir de 1881) : ainsi à Grenoble le 26 septembre 1872, il annonce lors d’un discours resté célèbre "la venue et la présence, dans la politique, d’une couche sociale nouvelle".

Réélu triomphalement député du 20e arrondissement de Paris en 1875 et en 1877, il perd ensuite la confiance de la population ouvrière de Belleville et des quartiers environnants qui lui reprochent son indifférence aux conditions sociales et son refus de voter l’amnistie des anciens communards. Léon Gambetta renonce définitivement à toute activité politique dans cet arrondissement populaire de Paris après une réunion électorale le 16 août 1881 qui réunit 8000 personnes rue Saint-Blaise dans le quartier de Charonne au cours de laquelle il fut contraint d’abandonner la tribune, devant l’hostilité de l’auditoire, une demi-heure après son arrivée.

Il est candidat à l’élection présidentielle de 1879, où il ne réunit pratiquement aucun suffrage.

Léon Gambetta est nommé Président de la Chambre des députés de 1879 à 1881 puis Président du Conseil et Ministre des Affaires Étrangères du 14 novembre 1881 au 27 janvier 1882.

Le républicain réformateur

Le 14 novembre 1881, Léon Gambetta est nommé Président du Conseil par le Président de la République Jules Grévy. Il envisage alors de grandes réformes, notamment en faveur des ouvriers :

* la nationalisation du chemin de fer ;

* la mise en place de l’impôt sur le revenu ;

* la reconnaissance du droit syndical ;

Mais un lobby s’organise autour de sa politique (la banque Rothschild notamment, les compagnies de chemin de fer, et les compagnies minières). La médiocrité du personnel politique, soucieuse de préserver ses intérêts à court terme (réélection, crainte d’avoir à subir un exécutif ferme), et la crainte de réformes débouchant sur l’ouverture du pouvoir vers d’autres couches sociales font échouer son ministère au bout de soixante quatorze jours seulement.

Liste des mandats et des responsabilités politiques

* 1869 - 1871 : Député de Paris et Marseille ;

* 1870 - 1871 : Ministre de l’intérieur du gouvernement provisoire de la IIIe République ; chef de la Délégation ;

* 1871 - 1871 : Député du Bas Rhin - démissionne lors de l’annexion de l’Alsace-Lorraine à l’Allemagne ;

* 1871 - 1873 : Député de la Seine ;

* 1873 - 1881 : Député du 20e arrondissement ;

* 1879 - 1879 : Candidat à l’élection présidentielle ;

* 1879 - 1881 : Président de la chambre des députés ;

* 1881 - 1882 : Président du Conseil ;

* 1881 - 1882 : Ministre des affaires étrangères.

Ses journaux

Léon Gambetta a fondé différents journaux :

o La Revue politique : un journal d’opposition au Second Empire (1869) ;

o La République française (1871).

Divers

Léon Gambetta appartenait à la loge La Réforme de la Franc-maçonnerie.

Sa mort

Blessé à la main, officiellement en réparant son pistolet ou plus probablement par sa maîtresse Léonie Léon, il contracta une septicémie. Pendant sa convalescence, une appendicite aiguë (qu’on n’osait pas encore opérer avant 1885) survint et l’emporta le 31 décembre, à l’âge de 44 ans. Léon Gambetta est mort à Sèvres dans les Hauts-de-Seine, dans la maison des Jardies, demeure qu’il avait acheté en 1878. Gambetta fut inhumé à Nice (cimetière du château), à côté de sa mère.

Selon l’embaumeur Baudrian, ses amis se partagerent les parties du cadavre transformé en relique republicaine:V... desossait le bras, l... coupait l’appendice, Bert empaquetait le cœur.... source Historia no491 de Novembre 1987 page 88,d’après Gheuzi.

Le 11 novembre 1920, jour où fut inhumé sous l’Arc de triomphe le soldat inconnu, le cœur de Gambetta a été transféré au Panthéon.


sources wikipedia

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