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Les classes sociales au XIXème siècle

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Déjà dans l’Antiquité, il existait des différences sociales. Au Moyen Âge, elles se sont séparées en trois rangs sociaux qu’étaient la noblesse, le rang qui protégeait, le clergé, qui comprenait les ecclésiastiques et le tiers-état, le rang le plus bas dans lequel étaient regroupés les travailleurs agricoles. Suite à la Révolution française, et autres évènements antérieurs, ces trois rangs sociaux se sont modifiés. C’est au XIXème siècle, et notamment durant la révolution industrielle, qu’est apparu le prolétariat, appelé la classe ouvrière, et que la bourgeoisie s’est imposée en Europe. Par la suite, les bourgeois se sont enrichis davantage en privilégiant le libéralisme, contrairement aux prolétaires, favorables au socialisme.

La Noblesse et la Révolution française

La noblesse, ou l’aristocratie, existait déjà avant la Révolution française, même depuis toujours dans notre monde. Les humains se sont toujours différenciés en comparant les moyens plus ou moins élevés dont chacun peut bénéficier ; on retrouve même cette tendance chez les Romains, entre les patriciens (rang supérieur) et les plébéiens (rang inférieur).
Depuis, le nom de ce rang social a changé ; la noblesse française, ou noblesse de France, signifie l’ensemble des familles reconnues nobles ou anoblies jusqu’en 1870 sous le règne des différents rois ayant siégé durant cette période. Les titres de noblesse portent aussi le nom de « couronnes » que sont les chevaliers, les barons, les vicomtes, les comtes, les marquis, les ducs, les rois et les empereurs. Entretenues par les « non-nobles », ces personnes vivaient dans un luxe remarquable. Leur richesse était liée à la place imposante que s’était appropriée l’Eglise catholique, elle aussi victime du peuple durant la Révolution française.
Après 1789, la noblesse a laissé sa place à la bourgeoisie. Les pauvres ont réagis et la noblesse a considérablement diminué en France. Louis XVI et Marie-Antoinette ont été condamnés à la guillotine, ainsi que d’autres aristocrates haut placés. La plupart des nobles ont quitté la France en y laissant leur fortune, soumis aux révolutionnaires. C’est pourquoi les nobles ont eu à s’enrichir d’une manière différente que sur le dos des plus pauvres, et ceux qui sont restés en France sont devenus bourgeois.
Parmi ces aristocrates, certains souhaitaient même revenir à l’Ancien Régime. Ils regrettaient les paysans soumis et les nobles enrichis ; on les appelle les ultras.

La Bourgeoisie et le libéralisme

Le XIXème siècle marque la domination de la bourgeoisie, qui occupait une grande place dans la politique et en a pris peu à peu le pouvoir. Après la Révolution française, la noblesse a laissé place à la bourgeoisie. Cette classe était la classe dominante en régime capitaliste.
Dans cette classe sociale se tenaient certains commerçants pour qui les affaires marchaient bien (petite bourgeoisie), mais il y avait essentiellement des médecins, des avocats et des jeunes personnes travaillant dans la littérature (moyenne bourgeoisie), ainsi que des banquiers accumulant de gigantesques fortunes et des puissantes familles d’industriels, des patrons que la révolution industrielle a enrichis davantage et qui privilégiaient le plus le libéralisme (haute bourgeoisie).
Le libéralisme fut principalement guidé par les idées d’Adam Smith, un philosophe des Lumières considéré comme l’un des fondateurs de l’économie politique. Selon lui, le libéralisme était un moyen de mieux réussir son travail en se concentrant uniquement sur son intérêt, et non sur celui des autres. Ainsi, la société y trouverait également sa réussite économique et cette façon de faire permettait un travail effectué en toute liberté, sans contraintes extérieures. Cette philosophie privilégiait aussi la liberté de penser, renforcée par les effets de la Révolution française.
Contrairement aux aristocrates, les bourgeois voyaient les bienfaits de la Révolution française et souhaitaient aller au bout de ses conséquences. Les libéraux ont choisi de se contenter du « laissez-faire », de réglementer eux-mêmes leur marché et de s’enrichir avec. On voit surtout le côté négatif de cette philosophie avec l’usage qu’en ont fait les patrons des entreprises au XIXème siècle : par cette liberté d’action, les ouvriers travaillaient toujours plus pour plus de résultat mais gagnaient peu d’argent et la condition ouvrière s’est complètement détériorée en l’absence de règles imposées par l’Etat.

Le Prolétariat et le socialisme

Le prolétariat est aussi appelé la classe ouvrière -la plus exploitée- et c’est dans cette classe sociale que la majorité de la population se trouvait. Ces gens étaient les plus pauvres ; ils étaient salariés ou au chômage et vivaient souvent entassés dans des immeubles lépreux et parfois même dans des quartiers douteux, dont l’équivalent actuel serait les bidonvilles. Les paysans trouvèrent des emplois dans les nombreuses industries nées au XIXème siècle, et devinrent des prolétaires. Ils furent bientôt les victimes des terribles conditions de travails de l’époque. La plupart des industriels croyaient au « laissez-faire » et s’opposaient à l’intervention du gouvernement dans l’économie. Beaucoup de gens assez aisés pensaient que la pauvreté était le résultat de l’ivrognerie, de l’oisiveté ou d’une moralité relâchée.
C’est à partir de 1850, après avoir tenté plusieurs grèves et manifestations sans succès, que la condition de travail des ouvriers s’améliora par la création des syndicats qui auront surtout diminué les heures de travail et augmenté les salaires des prolétaires. Ceux-ci privilégiaient la pensée socialiste afin qu’elle instaure plus de justice entre les bourgeois et les prolétaires.
Pour Karl Marx, un philosophe et économiste allemand, les ouvriers étaient comparables à des marchandises bon marché, servant d’accessoire à cause du développement des machines que l’ouvrier « complétait » seulement. Pour changer cela, il pensait qu’une société socialiste et communiste permettrait de rétablir la justice et de faire disparaître les différences sociales ; ainsi est né le marxisme.
Le socialisme existait déjà en ce qui concernait les problèmes ruraux ; le marxisme est apparu essentiellement pour les ouvriers et pour défendre leurs droits. Karl Marx s’opposait vivement au capitalisme et critiquait le libéralisme individualiste. Le communisme a rejoint l’utopie du marxisme et a également recherché l’anéantissement des classes sociales et de l’injustice entre les hommes.

Aujourd’hui…

Durant le XXème siècle, les classes sociales ont perdu leur importance. De la Belle Epoque à la Seconde Guerre Mondiale, on remarque encore quelques différences sociales selon les métiers et la richesse de chacun. Le libéralisme et le socialisme sont devenus des partis politiques, où les libéraux sont de droite et les socialistes de gauche. En 1933, en Allemagne, est apparu le nazisme (national-socialisme), où le chancelier Adolf Hitler promettait la fin de la crise économique de 1929 aux personnes aux revenus les plus modestes. Actuellement, il existe le Parti Socialiste en France, vers lequel sont tournés les français de gauche.
Aujourd’hui, les classes sociales ne sont plus distinctes, ou presque. Certaines familles ont gardé le titre de noblesse de leurs ancêtres, mais cela n’a aucune influence sur leur situation financière, si ce n’est peut-être un héritage conservé. Nos différences sociales se perçoivent par le revenu de nos salaires et le rôle que nous occupons dans la hiérarchie de notre métier, mais elles ne sont plus nominalisées et prises en compte dans notre quotidien.


sources :
Les Encyclopes, L’Histoire de la France : édition MILAN
René Rémond, le XIXe siècle (1815-1914) : introduction à l’histoire de notre temps
Adam Smith, La richesse des nations
Karl Marx et Friedrich Engels, Manifeste du parti communiste
Wikipédia

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