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Les réfugiés allemands

Après la Seconde Guerre mondiale

, par

Le sujet des réfugiés allemands après la Seconde Guerre mondiale n’en est, à proprement parler, pas un. Avec la libération des camps, les lynchages de collabos, les procès des officiers SS ainsi que la reconstruction de l’Europe menacée par le communisme, le déplacement de la population allemande n’est de loin pas une priorité pour le monde. Pourtant, il y eut près de douze millions de réfugiés allemands après la chute du nazisme.

Le déplacement de la population allemande s’est déroulé suite à un remodèlement des frontières. Les Allemands qui se trouvaient en Pologne par exemple ont dû se mettre en route vers l’Allemagne. Mais cela concernait aussi ceux se trouvant sur le territoire prisé par la Pologne. L’expulsion de la population était justifiée par ce qu’on nomme la « germanophobie » d’après-guerre. Dans une Europe ayant subi le joug du troisième Reich, la pitié à l’égard des bourreaux était inconcevable, bien que les allemands déplacés n’eussent pas forcément de rapport direct avec le nazisme. Mais le nazisme est justement devenu une référence : on l’évoque pour dire qu’il n’existe rien de pire. En 1945, c’est le retournement de situation : les allemands sont la cible des humiliations et intimidations, risquent la mort s’ils ne rentrent pas très vite chez eux, et si chez eux c’est en Allemagne. La délation ne concerne désormais plus les Juifs, ni les résistants, mais bien les Allemands que plus aucune population ne veut voir sur ses terres. Ces derniers se retrouvent déracinés, perdent leurs biens et leurs emplois. Si l’Armée Rouge a déserté de tout Allemand les pays comme la Tchécoslovaquie et la Hongrie, c’est d’abord pour les punir de l’occupation imposée mais aussi pour récupérer les terres qu’on leur avait volées. L’essentiel était de retrouver une homogénéisation dans ces pays traumatisés, et de ne plus craindre de voir le nazisme renaître chez eux. La souffrance des Allemands en fut ignorée, et ne s’arrêta pas à leur retour en Allemagne où l’accueil fut pire que leur départ précipité.


SOURCES : Philippe Burrin, Douze millions de réfugiés allemands, L’Histoire n°277
Bettina Stepcynski, Sybille, une enfant de Silésie, 2013

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