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Võ Nguyên Giáp

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Võ Nguyên Giáp est né en 1911 ou 1912 à An Xá (Viêt Nam). Il fut un général vietnamien pendant la guerre du Viêt Nam et la guerre d’Indochine, vainqueur de la bataille de Ðiện Biên Phủ.

Au plus simple et au plus court, le général Vo Nguyên Giap est entré dans l’histoire militaire et les études militaires et stratégiques de politologie de son vivant, admirés par ses amis et ennemis loyaux, dont le général français Raoul Salan et le général américain William Westmoreland. Même après la capitulation inconditionnelle de la garnison française de Ðiện Biên Phủ en mai 1954, les Français ont refusé longtemps de conférer le titre de "général" à Võ Nguyên Giáp, ce dernier n’ayant fait aucune académie militaire et encore moins l’École Militaire de Paris. Il a appris à faire la guerre en la faisant. Grand intellectuel, il a bloqué l’opération "Xénophon" de secours pour Ðiện Biên Phủ, sachant que Xénophon fut le général qui a commandé la "Retraite des Cinq Cents" de l’armée d’Alexandre après la tournée en Inde et Perse.

Né en 1911 à An Xá, dans la province du Quảng Bình, Võ Nguyên Giáp est un fils de mandarin. Dès l’âge de 14 ans, il commence à militer contre la présence française. Il reçoit l’éducation du lycée français et participe au mouvement communiste dès les années 1930. Il poursuit des études d’histoire, de droit et d’économie à Huế, puis à Hanoï. Dans cette ville, le poète réunionnais Raphaël Barquisseau est son professeur. En 1937, Giáp devient lui-même professeur d’histoire à l’école Thang-Long à Hanoï et adhère au parti communiste en 1939.

L’année suivante, celui-ci fut déclaré illégal. Il s’enfuit en Chine, où il devient le protégé de Hồ Chí Minh, qui fera de lui un solide aide militaire. En 1944, il fonde l’Armée Populaire Vietnamienne (APV). Après le coup de force des Japonais du 9 mars 1945, il profite de la disparition de l’administration française pour intensifier le recrutement de membres du Viêt-minh

Võ Nguyên Giáp devient ministre, chargé des forces de sécurité, du premier gouvernement Hồ Chí Minh, et à ce titre organise des "purges". En 1946, il est nommé ministre de la Défense nationale de la république démocratique du Viêt Nam. C’est lui qui dirige les actions militaires contre les Français. Il est notamment le vainqueur de la bataille de Ðiện Biên Phủ (mai 1954), qui provoquera le départ français et qui lui vaudra une reconnaissance et une grande estime de son peuple et de son armée.

En 1960, la guerre du Viêt Nam éclate contre les Vietnamiens et les États-Unis. Fin stratège, Giáp joue un rôle déterminant dans les luttes d’indépendance du Viêt Nam. Il dirige les opérations de l’armée populaire du Vietnam et force les Américains à quitter le Sud du pays. Il obtient la victoire lors de chute de Saïgon notamment grâce à la « campagne Hồ Chí Minh » de 1975 durant laquelle Giáp lance ses célèbres mots d’ordre aux soldats communistes : « rapidité, audace et victoire sûre ».

Le general Giap qui grace a ses tactiques souvent anticonformistes fut un genie militaire a la reputation de n’avoir jamais connu la defaite , il faut distinguer ici la legende de la realite , en 1972 ses troupes subirent un grave revers lors de la bataille de Kontum , l’homme par qui le Gl Giap fut defait etait un stratege civil americain ( ancien Lt Colonel exclu de l’armee pour ses positions critiques face a la strategie de Westmorland )et du nom de John Paul Vann , il fut tue le 9 juin 1972 dans l’ecrasement de son helicoptere .

En 1975, il participe à la réunification du Viêt Nam. Il démissionne du poste de ministre de la Défense en 1980. En 1982, il est exclu du bureau politique du parti communiste vietnamien (PCV), officiellement pour des raisons d’âge et de santé, mais on parle de divergences avec les deux hommes forts du Viêt Nam, le secrétaire général du PCV Lê Duẩn et le chef de la commission d’organisation du PCV, Lê Đức Thọ. Cependant, il reste vice-premier ministre jusqu’en 1991 et il est réhabilité lors du 6e congrès du PCV en 1986. Võ Nguyên Giáp vit aujourd’hui retiré à Hanoï, mais s’exprime régulièrement sur l’évolution politique de son pays.

L’homme et son œuvre

Né en 1911 à An Xá (province de Quảng Bình), fils d’un mandarin de 2e classe francophobe, Võ Nguyên Giáp fait de solides études d’histoire, de droit et d’économie politique à Huế, puis à Hanoï. Entre-temps, arrêté en 1930 pour activités subversives, il est condamné à trois ans de prison mais libéré sur parole peu après. Il devient professeur d’histoire à l’école Thang-Long à Hanoï en 1937. En 1939, membre du parti communiste indochinois, il fuit en Chine à la déclaration de guerre qui voit l’interdiction du parti lié à l’Union Soviétique, elle-même alliée des nazis dans le pacte germano-soviétique. Marxiste convaincu, il porte une véritable haine au capitalisme qu’il rend en particulier responsable du décès de sa première épouse morte en prison en 1941 et sa belle-sœur guillotinée à Saïgon par l’Administration Coloniale française. Il prend part au Congrès de Tsin-Ti qui voit la création du Việt Minh, puis est chargé par Hồ Chí Minh de l’organisation de la guérilla contre les Japonais en Indochine. Après le coup de force des Japonais du 9 mars 1945, il profite de la disparition de l’administration française pour intensifier le recrutement de membres du Việt Minh (Ligue pour l’Indépendance du Viêt Nam).

Nommé membre du comité de libération, il est ministre, chargé des forces de sécurité, du premier gouvernement Hồ Chí Minh. À ce titre il pratique des purges sanglantes dans les rangs nationalistes non communistes. Commissaire aux armées en mai 1946, Ministre aux armées, puis ministre de la Défense Nationale de la République Démocratique du Viêt Nam en novembre 1946, il est très vraisemblablement directement responsable du déclenchement du coup de force sanglant du 19 décembre 1946 sur Hanoï, sur le Tonkin et sur l’Annam qui se traduit par un échec.

Par la suite, il dirige les actions militaires contre les Français pendant la Première Guerre d’Indochine. Il en est finalement vainqueur en mai 1954 à la Bataille de Ðiện Biên Phủ.

Ministre de la Défense de la République Démocratique du Viêt Nam, il mène, en tant que Commandant en chef, la Deuxième Guerre d’Indochine ou Guerre du Viêt Nam contre les États-unis et leurs alliés de l’O.T.A.S.E (Organisation du Traité de l’Asie du Sud Est), jusqu’à la victoire finale de 1975 qui voit la réunification du Viêt Nam.

Il démissionne du poste de ministre de la Défense en 1980, est exclu du bureau politique du parti communiste en 1982 tout en restant Vice-premier Ministre jusqu’en 1991. Il est l’auteur de " Guerre du peuple - Armée du peuple " publié en 1967 chez François Maspero.

Le 8 mars 1946, le général Raoul Salan, commandant des forces françaises de l’Indochine du Nord, reçoit à sa demande, à Hanoï, Võ Nguyên Giáp qu’il ne connaît pas directement. Il vient discuter des conditions d’application, sous l’aspect militaire, de la convention franco-vietnamienne signée le 6 mars précédent. Ces discussions conduisent, le 3 avril, à la signature d’un accord entre Raoul Salan et Võ Nguyên Giáp. Raoul Salan revoit Võ Nguyên Giáp le 7 avril 1946 au matin, quand celui-ci vient à son domicile offrir un petit paravent laqué pour son épouse (leur fille Dominique est née trois semaines plus tôt), et, le soir, lors d’un dîner avec Hồ Chí Minh, dîner au cours duquel les différends relatifs à l’application des Accords de mars apparaissent au grand jour. Derrière les actes sanglants du chef de guerre, il y avait l’homme courtois et délicat.

Au cours de la conférence préparatoire de Đà Lạt, du 17 avril au 11 mai 1946, Raoul Salan, chef de la mission militaire Française, a pour principal interlocuteur Võ Nguyên Giáp avec lequel il noue des relations personnelles au cours des soirées suivant les séances officielles. Giáp aurait été alors jusqu’à offrir à Raoul Salan le commandement des troupes de la République Démocratique du Viêt Nam. Beaucoup plus tard, le général US William Westmoreland lui a rendu hommage en un livre qu’il a écrit avec pour titre simplement "Võ Nguyên Giáp".

Il le revoit à Hanoï le 16 mai suivant, lors d’un dîner informel, avant d’accompagner Hồ Chí Minh par la voie des airs à la conférence de Fontainebleau avec Phạm Văn Đồng, le diplomate, resté à Paris en réserve.

Quand Raoul Salan revient en Indochine le 19 mai 1947, la guerre est là et son adversaire implacable sera Võ Nguyên Giáp jusqu’au 28 mai 1953, date de son retour en métropole. En juillet 1984, au Val de Grâce, un diplomate vietnamien vient saluer la dépouille mortelle du général Salan au nom du général Võ Nguyên Giáp qui le tenait en grande estime, en adversaires loyaux.

Điện Biên Phủ. Le rendez-vous historique [modifier]

Võ Nguyên Giáp fut le commandant en chef de l’Armée Populaire du Viêt Nam durant trente ans et l’un des principaux acteurs de la Bataille de Điện Biên Phủ a consulté de nombreux documents, aussi bien vietnamiens, qu’occidentaux, sur cet événement décisif de la Guerre d’Indochine. Plusieurs ouvrages publiés affirment que Navarre, le commandant en chef du corps expéditionnaire français, a, lors de l’opération Castor, largué ses parachutistes sur Ðiện Biên Phủ se fiant à des renseignements qui signalaient le mouvement vers le nord-ouest d’unités de l’armée vietnamienne ayant franchi la Da (rivière Noire). Pour le général Giáp, l’occupation de Ðiện Biên Phủ au cours de l’hiver et du printemps 1953-1954 était intentionnelle et succédait à l’« Opération Mouette » dans le delta du Nord, qui devait permettre à Navarre d’avoir les mains libres pour pouvoir, lancer l’opération Atlante visant à occuper les trois provinces libres de la Ve interzone, dans le Centre méridional. Il estime que c’était là une action raisonnable, une nécessité dans l’exécution du plan Navarre et que, par conséquent, il ne s’agissait pas, du moins initialement, d’une erreur.

Cinquante ans après, le général Giáp raconté notamment comment il réussit par deux fois à sauver ses troupes, s’abstenant même parfois de combattre et laissant en Navarre se croire vainqueur. C’était sa Guerre psychologique.Le Tome III des Mémoires du général Giáp ne décrit pas uniquement la bataille de Ðiện Biên Phủ, il retrace l’histoire toute entière de la résistance vietnamienne. Selon l’auteur, si les Vietnamiens sont sortis vainqueurs du conflit, c’est qu’ils ont su, en se fondant sur leur tradition ancestrale du combat et la pensée de Hồ Chí Minh, mener une véritable " guerre du peuple ".

* "[...] La Bataille de Điện Biên Phủ fut un gigantesque enchevêtrement de vies et de destins. Elle fut perdue, côté français, par l’état-major. Mais gagnée, des deux côtés, par des hommes qui sacrifièrent tout : les Vietnamiens pour obtenir à l’arraché une victoire décisive ; les Français, les tirailleurs sénégalais, les tabors marocains pour finir prisonniers, pris dans l’étau d’une guerre qui leur échappait".

Les lignes les plus émouvantes de Võ Nguyên Giáp, général à la retenue de plume toute socialiste, concernent le commando de l’armée Populaire du Viêt Nam qui, le 6 mai 1954 vers 23 h, fit sauter la colline Éliane 2 après avoir creusé un tunnel sous les défenses françaises et bourré ses entrailles d’explosifs. Ce fut la Division 308 d’Infanterie du général Vuong Thua Vu qui a donné l’estocade. La décision d’engager la Bataille de Ðiện Biên Phủ a été la plus importante de sa vie, avec l’aide de Phạm Văn Đồng.

Les deux livres importants de Võ Nguyên Giáp sont “Guerre du peuple, armée du peuple. l’expérience du peuple vietnamien dans la lutte armée” et les 3 tomes des “Mémoires”, dans de nombreuses éditions et rééditions, sans compter de nombreux livres sur lui.

Võ Nguyên Giáp et Thomas Edward Lawrence

Au-delà du mythe, Lawrence d’Arabie reste l’un des officiers les plus influents dans le développement d’une doctrine insurrectionnelle au siècle dernier. En 1946, le général français Raoul Salan a mené plusieurs entretiens avec le Général vietnamien Võ Nguyên Giáp qui a planifié et conduit les opérations militaires contre les Français jusqu’à leur défaite à la Bataille de Điện Biên Phủ en 1954 et l’Offensive du Tết en 1968. Salan faisait partie d’une mission de négociation créée pour finaliser le retour de l’autorité française au Việt Nam. Plus tard, il commandera le Corps expéditionnaire français au Việt Nam du 20 mai 1951 jusqu’à mai 1953, et il a conduit la dernière action militaire réussie contre Hồ Chí Minh : une offensive nommée opération Lorraine, le 11 octobre 1952, dans laquelle les forces de Salan ont balayé la vallée de la Rivière Rouge et les jungles du Nord-Viêt Nam. L’année suivante, il remettra son commandement au général Henri-Eugène Navarre, qui présidera au désastre de Điện Biên Phủ. Giáp disait :

* "[...] Lawrence combinait la sagesse, l’intégrité, l’humanité, le courage et la discipline avec l’empathie, soit l’aptitude s’identifier émotionnellement aussi bien avec les subordonnés qu’avec les supérieurs".

Pendant ces entretiens de 1946, Salan a été frappé par l’influence d’un homme sur la pensée de Giáp ; cet homme était Thomas Edward Lawrence. Giáp a dit à Salan :

* "[...] les Sept Piliers de la Sagesse de T. E. Lawrence est mon évangile du combat. Il ne me quitte jamais."

L’essence de la théorie de la guérilla à laquelle se réfère Giáp peut être trouvée à deux endroits. Le premier et le plus accessible n’est autre que les nombreuses éditions des Sept Piliers de la Sagesse, notamment le chapitre 33. Le deuxième est un article portant le titre "The Evolution of a Revolt", publié en octobre 1920 dans le Army Quarterly and Defence Journal. Tous deux sont basés sur l’évaluation pratique et réfléchie par Lawrence de la situation à laquelle faisaient face les forces arabes dans la région du Hedjaz, au sein du désert saoudien, en mars 1917.

* Algébrique, biologique et psychologique

Jusqu’à cette époque, Lawrence avait passé plus d’une année aux côtés des bédouins arabes contre les Turcs. Il avait tiré de cette expérience deux théorèmes de la guérilla qui forment une base théorique et un point de départ pour le reste de ses idées liées à la conduite d’une insurrection. Lawrence affirmait en premier que des troupes irrégulières sont incapables de défendre une position contre des forces conventionnelles, et qu’elles sont également incapables d’attaquer efficacement une position fortement défendue. Si ces théorèmes sont corrects, se demandait Lawrence, quelle valeur peuvent donc avoir ses forces irrégulières ? Cela devint la question de base qu’il chercha en premier à éclairer.

En se tournant sur lui-même, Lawrence comprit qu’à l’instar de tout autre officier éduqué dans la pensée et les traditions militaires occidentales, son attitude envers la guerre était dominée par le dogme de l’anéantissement : une obsession selon laquelle "le principe de la guerre moderne consiste à rechercher l’armée ennemie, le centre de sa puissance, et la détruire au combat. " Mais il apparut à Lawrence que malgré l’absence de toute bataille d’anéantissement, les Arabes étaient en train de gagner la guerre :

* "[...] alors que j’y réfléchissais, j’ai compris que nous avions gagné la guerre du Hedjaz. Nous occupions 99% du territoire. Les Turcs étaient les bienvenus dans le reste. [...] Ils étaient tranquillement assis [à Médine] ; si nous les faisions prisonniers, ils nous coûteraient de la nourriture et des gardiens en Egypte. [...] À tous points de vue, il était préférable qu’ils restent là, qu’ils tiennent à Médine et veulent la garder. Laissons-les !"

Lawrence se demanda ensuite s’il n’existait pas d’autres guerres, différentes des guerres d’anéantissement que vantaient des généraux français comme Ferdinand Foch et d’autres contemporains et dont ils parlaient avec un tel enthousiasme. Il en conclut, après une réminiscence de son étude de Clausewitz, qu’il y avait effectivement plus qu’un type de guerre, que le facteur déterminant était l’objectif pour lequel la guerre était initialement menée. Il n’entrait simplement pas dans le cadre des intérêts arabes, ni dans celui de leurs capacités, d’anéantir les Turcs. L’objectif des Arabes était géographique : occuper la plus grande partie possible du Moyen-Orient arabe. Maintenant, si l’objectif des Arabes était un intérêt géographique plutôt que la destruction des forces ennemies, il jetait une lumière entièrement nouvelle sur le rôle des irréguliers. Etant donné la validité de ces deux théorèmes, quel rôle l’insurgé arabe avait-il dans une guerre d’occupation ?

Afin de répondre à cette question, Lawrence a développé un cadre conceptuel simple, rien d’autre qu’une sorte de tableau à trous mental pour accrocher des concepts et des idées en relation l’un avec l’autre, mais avec une structure suffisante pour penser à toutes les idées comme un tout. Le tableau de Lawrence comprenait trois concepts ou catégories d’analyse, des crochets conceptuels qu’il appelait l’algébrique, le biologique et le psychologique.

 L’élément physique des rapports de force militaire et du Pouvoir matériel.

Par “algébrique”, Lawrence entendait ces facteurs spatio-temporels qui sont sujets au calcul. Il a ainsi commencé à calculer la taille du secteur que les Arabes devraient conquérir et combien de Turcs il faudrait pour le défendre. Lawrence détermina qu’il faudrait au moins 600 000 soldats pour fournir une défense adéquate. Les Turcs n’avaient que 100 000 hommes et la plupart étaient concentrés à l’intérieur et autour de Médine. Lawrence reconnut également que les Turcs, avec leur bagage mental rempli d’idées sur les batailles d’anéantissement, approcheraient la rébellion dans la perspective d’une guerre totale. Mais cela serait une erreur, parce que faire la guerre "à une rébellion est lent et chaotique, comme manger de la soupe avec un couteau".

 Le facteur de l’usure du Vouloir.

Le “biologique” était le deuxième élément dans le cadre conceptuel de Lawrence. Plus tard, il a utilisé le terme de "bionomiques" pour représenter l’idée d’usure et de friction au sein d’un système militaire. Lawrence est parvenu à la conclusion qu’au lieu de détruire l’armée turque, les Arabes avaient simplement besoin de l’user. L’épuisement, et non la destruction, occasionnerait cela, par le biais d’attaques directes sur le matériel de l’ennemi : "la mort d’un pont ou d’une voie ferrée turque, d’une mitrailleuse, d’un canon ou d’explosifs nous était plus profitable que la mort d’un Turc. " De ce fait, la faiblesse des irréguliers - leur incapacité à affronter face à face les réguliers au combat - pouvait être rendue sans objet dès lors que les Arabes s’en prenaient au matériel accessible de l’ennemi. Mais la clef d’une telle stratégie était la disponibilité de renseignements presque parfaits. Lawrence, lui-même officier de renseignements, a noté que la connaissance de l’ennemi devait être " sans faute, ne laissant aucune place au risque. Nous avons fait davantage d’efforts dans ce domaine que n’importe quel autre état-major que j’ai vu".

 Le facteur du soutien populaire dans une “Guerre du peuple”.

Le dernier facteur d’analyse était le psychologique. Lawrence comprit que dans une insurrection, la vraie bataille se jouait dans l’esprit des opposants. Pour être victorieux, les Arabes devaient " ranger leurs esprits en ordre de bataille, aussi prudemment et formellement que d’autres officiers alignaient leurs corp". Cela signifiait aussi que le soutien moral au sein de la population devait être mobilisé pour la rébellion.


sources wikipedia

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