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Du Guesclin

, par

Bertrand du Guesclin, né en 1320 à la Motte-Broons près de Dinan, mort le 13 juillet 1380 devant Châteauneuf-de-Randon, est un connétable de France d’une des plus anciennes familles de Bretagne.

Le Dogue noir de Brocéliande

Fils aîné de Robert II du Guesclin (v. 1300-1353), seigneur de la Motte-Broons et de son épouse Jeanne de Malesmains (morte en 1350), dame de Sens, sa laideur (on dit de lui qu’il est « le plus laid qu’il y eut de Rennes à Dinan »), et sa brutalité lui valent l’opprobre paternelle, et il doit gagner le respect de la noblesse à la pointe de son épée. Il se fit remarquer dès son enfance par sa force, son habileté dans les exercices du corps et ses goûts belliqueux. Lors d’un tournoi où il a interdiction de participer, il défait tous ses adversaires, avant de refuser de combattre son père en inclinant sa lance par respect au moment de la joute (à la grande surprise de l’assemblée). Il a 15 ans.

Bertrand du Guesclin se fait connaître en 1357 en participant à la défense de Rennes assiégée par Jean de Gand, duc de Lancastre. Eléastre de Marès l’adoube chevalier au château de Montmuran dans les Iffs, et le nomme capitaine de Pontorson et du mont Saint-Michel. Il commença à signaler sa bravoure dans les guerres que se livraient Charles de Blois et Jean de Montfort pour l’héritage du duché de Bretagne : il soutenait les droits du premier.

En 1360, il est lieutenant de Normandie, d’Anjou et du Maine puis en 1364, capitaine général pour les pays entre Seine et Loire et chambellan de France.
La bataille d’Auray, d’après la Chronique de Bertrand du Guesclin par Cuvelier
La bataille d’Auray, d’après la Chronique de Bertrand du Guesclin par Cuvelier

Il passa en 1361 au service de la France et célébra l’avènement de Charles V en avril 1364, en remportant la bataille de Cocherel contre l’armée du roi de Navarre. Il reçoit le duché de Longueville en Normandie.

Après cette victoire, il vola de nouveau au secours de Charles de Blois en Bretagne ; mais en septembre 1364 à la bataille d’Auray, malgré tous ses efforts, son parti fut battu, il est fait prisonnier par John Chandos chef de l’armée anglaise (sept. 1364). Le roi de France paie sa rançon de 100 000 livres.

En 1365 à la demande du roi de France il délivre le royaume et entraîne les Grandes compagnies, amas de soldats indisciplinés qui ravageaient les provinces. Il les persuada d’aller combattre en Espagne, se mit à leur tête, et lès conduisit défendre en Espagne les droits de Henri de Transtamare qui disputait à Pierre le Cruel le trône de Castille. Il s’y couvrit de gloire, et déjà il avait anéanti le parti de Pierre le Cruel, lorsque celui-ci appela à son secours deux vaillants capitaines anglais, Chandos et le prince Noir.

Du Guesclin fut défait et pris après des prodiges de valeur à la bataille de Najera, livrée contre son avis (1367). Il est fait prisonnier et n’est libéré que contre une forte rançon, à nouveau payée par Charles V. Il participe et venge sa défaite à la bataille de Montiel, en 1369. Il rétablit Henri sur le trône et en récompense de ces actions en Espagne il est fait duc de Molina.

Connétable de France

En octobre 1370, revenu en France, il est fait connétable par Charles V. Sa grande entreprise va être d’expulser les Anglais. Contrairement aux habitudes de la chevalerie française, il ne procède pas par grandes campagnes avec tout l’ost français, mais préfère reconquérir méthodiquement des provinces entières, assiégeant château après château. Il va chasser les Anglais de la Normandie, de la Guyenne, de la Saintonge et du Poitou.

Bien souvent, le siège ne dure pas, l’issue en étant accélérée par un assaut victorieux ou plus souvent encore par une ruse.

* en 1373, il participe à la campagne contre la Bretagne, avec son cousin Olivier de Mauny - chevalier banneret, notamment seigneur de Lesnen et Pair de France ;
* en 1374, il combat à La Réole ;
* en 1376, il reçoit la seigneurie de Pontorson en Normandie ;
* Charles V, ayant en 1378 confisqué la Bretagne à Jean IV de Bretagne, les soldats bretons, jaloux de l’indépendance de leur patrie, désertent l’armée de Du Guesclin, et le connétable est soupçonné lui-même de trahison. Indigné d’un tel soupçon, il renvoie aussitôt au roi l’épée de connétable, et veut passer en Espagne auprès de Henri de Transtamare ; mais, apaisé bientôt par le roi, qui reconnaît son erreur, il retourne dans le Midi pour combattre encore les Anglais.

En 1380, il combat contre les Grandes compagnies en Auvergne, et il met le siège devant Châteauneuf-de-Randon : après plusieurs assauts terribles, la place promet de se rendre au Connétable lui-même, si elle n’était secourue dans 15 jours. Le héros mourut dans cet intervalle (d’avoir bu trop d’eau glacée après avoir combattu en plein soleil), le 13 juillet 1380, et le gouverneur vient, la trêve expirée, déposer les clefs de la place sur son cercueil. Son corps est déposé à Saint-Denis.

Après sa mort

Du Guesclin avait souhaité que son corps fût rapporté en Bretagne. La route était longue, il faisait chaud et l’on décida de l’embaumer. En l’absence des embaumeurs royaux, on éviscéra et décervela le corps qui fut baigné dans une mixture de vin et d’épices, mais sans obtenir l’effet escompté : quelques jours plus tard, un nuage de mouches obscurcit le cortège, suivant de près la charrette sur laquelle on avait posé le corps. Il fallut le bouillir dans un grand chaudron pour détacher les chairs du squelette. Celui-ci et le cœur poursuivirent leur route vers la Bretagne jusqu’à ce que le roi Charles V décide, fait presque unique pour un cadet de petite naissance, d’inviter les ossements de son défunt connétable à reposer dans la basilique royale de Saint-Denis, aux côtés des rois de France. Sa sépulture, comme celles de la plupart des princes et dignitaires qui y reposaient, fut profanée par les révolutionnaires en 1793, comme le furent les tombeaux contenant ses entrailles (au Puy) et chairs bouillies (à Montferrand). Son cœur seul parvint en Bretagne où il fut déposé sous une dalle au couvent des Jacobins à Dinan. En 1810, la pierre tombale et l’urne contenant le cœur furent transférées dans la basilique Saint-Sauveur de Dinan. Ses quatre tombes sont toutes encore visibles et ornées de monuments. Le gisant de St-Denis permet d’observer un personnage et un visage apparemment sculptés à la ressemblance du sujet, par ailleurs connu par des descriptions physiques et plusieurs miniatures contemporaines, insistant toutes sur la laideur et la pugnacité que révélait son visage.

Voir Eustache Deschamps : Ballade sur le trépas de Bertrand Du Guesclin.

Unions

On connaît deux unions pour Bertrand du Guesclin :

* il fut l’époux, en premières noces, probablement en 1363 à Vitré, de Tifenn Raguenel (morte en 1373), fille de Robin III Raguenel, seigneur de Châtel-Oger, héros du combat des Trente, et de Jeanne de Dinan, vicomtesse de La Bellière ;
* il épousa, en secondes noces, le 21 janvier 1374 à Rennes, Jeanne de Laval (morte après 1385), fille de Jean de Laval (mort en 1398), et d’Isabeau de Tinteniac. Après son veuvage, en 1380, Jeanne de Laval se remaria, le 28 mai 1384, avec Guy XII de Laval (mort en 1412), sire de Laval.

On ne connaît aucune descendance légitime à Bertrand du Guesclin. En revanche, Jeanne de Laval, par son second mariage, est l’ancêtre d’un nombre incalculable de roturiers, nobles et souverains de toute l’Europe.

Parenté

Bertrand du Guesclin avait un frère :

* Olivier du Guesclin : (mort en 1403). À la mort de Bertrand du Guesclin il reprit le titre de comte de Longueville.

et deux cousins :

* Olivier de Mauny : Capitaine général de Normandie et chambellan de Charles VI de France.

* Olivier du Guesclin : Seigneur de Vauruzé, partisan de Charles de Blois, duc de Bretagne.


sources wikipedia

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