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Marmon-Herrington Mark II (Afrique du sud)

, par

Mark I à IV et VI à VIII
Type : auto blindée.
Equipage : 4 hommes.
Armement : une mitrailleuse de .303 en tourelle ; une mitrailleuse de 303 à gauche de la caisse (voir texte).
Blindage :
maximum 12 mm.

Dimensions :

longueur :4,876 m ;
largeur :1,981 ;
hauteur : de 2,209 m à 2,413 m, selon l’armement installé.
Poids en ordre de combat : 6 t
Moteur : Ford 8 cyl. à essence, développant 96 ch.

Performances :

vitesse maximum sur route : 80,4 km/h ;
autonomie : 322 km.
Temps de service : introduite dans l’armée sud-africaine en 1940 et utilisée jusqu’à la fin de la seconde guerre mon­diale. Ce modèle, comme d’autres, a également été utilisé par la Grande-Bretagne, la Grèce, l’Inde, la Rhodésie et d’autres pays.

En 1938, le gouvernement sud-africain passa commande de deux autos blindées à monter sur son propre sol. Lors­que la guerre éclata en Europe, il devint vite évident que les Britanniques, ne pouvant faire face à leurs propres besoins, seraient incapables, a fortiori, de répondre à ceux de l’Afri­que du Sud et d’autres pays. La commande sud-africaine de deux autos blindées fut donc augmentée plusieurs fois et fin 1939, elle se montait à 266 véhicules.

Le premier modèle était basé sur un châssis classique de camion Ford 4x2 de 3 t Le second était pourvu de la conversion américaine Marmon-Herrington pour traction 4x4. C’est ce dernier qui, après des essais intensifs, fut choisi pour être mis en production, bien que quelques 4x 2 aient également été construits. En mai 1940, la commande de 266 véhicules fut à nouveau augmentée : elle était cette fois portée à 1 000 unités, livrables au rythme de 50 par semaine !
Pour honorer cette énorme commande, on fit appel au concours de nombreuses sociétés sud-africai­nes. Le châssis venait du Canada, la plupart de l’armement de Grande-Bretagne, les kits de conversion 4x4 Marmon­Herrington des Etats-Unis et le blindage de la South African Won and Steel Industrial Corporation. L’assemblage final était assuré par Ford Motor et Dorman Long, mais beau­coup d’autres sociétés intervenaient également.

Le premier modèle fut appelé Mark I, mais seulement 113 exemplaires de ce 4x2 avaient été construits lorsqu’il fut suivi du Mark II à traction 4x4. La caisse des premiers modèles était rivée mais elle fut bientôt remplacée par une caisse toute en acier corroyé.
Les premiers Mark I furent livrés à des unités sud-africaines en mai 1940 et les livrai­sons de Mark II débutèrent en novembre 1940. Le Mark II était armé, d’origine, d’une mitrailleuse de .303 refroidie par eau et montée en tourelle, ainsi que d’une arme similaire à gauche de la caisse.
Toutefois, sur beaucoup de véhicules, cette seconde arme fut enlevée et une plaque d’acier fut fixée à l’endroit où elle se trouvait A partir de 1941, l’armée britannique utilisa des Mark II armés d’un fusil antichar Boys de .55 sous tourelle, d’un fusil mitrailleur Bren à gau­che du Boys et sur le toit d’un second Bren et d’une mitrail­leuse Vickers de 203.

On vit diverses versions locales du Mark II en Afrique du Nord : sur certains, la tourelle était remplacée par un canon italien de 20 mm, sur d’autres, on avait monté un 2-livres britannique, un 37 mm allemand ou un 47 mm italien, afin d’augmenter leur puissance de feu. Parmi les variantes spéciales du Mark II, on trouvait entre autres un véhicule de liaison de la RAF, un véhicule d’observation d’artillerie, un véhicule de commandement et une ambulance.

Le Mark III succéda au Mark II en mai 1941. Il était basé sur un châssis Ford à empattement de 2,971 m (au lieu de 3,40 m pour le Mark II). Redessinées, sa caisse et sa tou­relle étaient des assemblages tout en acier corroyé mais, contrairement au modèle antérieur, il n’avait pas de porte arrière, l’accès se faisant par les portes latérales et par la tourelle.
Le Mark III bénéficiait aussi de plusieurs amélio­rations mécaniques inspirées par l’expérience acquise au combat en Afrique du Nord. Son armement était semblable à celui du Mark II, sauf qu’il n’avait pas de mitrailleuse en tourelle. Puis vint le Mark IV, doté d’une nouvelle caisse et d’une nouvelle tourelle en acier corroyé. Son moteur était à l’arrière et non à l’avant comme sur les modèles précé­dents.
Il était armé, normalement d’un canon de 2 livres, d’une mitrailleuse coaxiale de .30, d’une mitrailleuse de .30 ou .50 montée sur la tourelle pour la défense antiaérienne et d’un lance-pots fumigènes sur le côté de la tourelle. Les derniers modèles, dotés d’un châssis canadien, furent dénommés Mark IV (F),

Les renseignements concernant le Mark V sont moins précis : certains rapports le citent comme un Mark III amé­lioré, d’autres ne font même pas état d’un Mark V. Le Mark VI, conçu pour les opérations d’Afrique du Nord, était un 8x8 mû par deux Ford de 8 cyl. à essence, placés à l’arrière.
Le premier prototype était armé d’un canon de 2 livres, d’une mitrailleuse coaxiale Browning de .30 et de deux mitrailleuses antiaériennes de .30 montées sur la tou­relle Le second prototype avait un canon de 6 livres, une mitrailleuse coaxiale Besa de 7,92 mm et une seule mitrail­leuse antiaérienne Browning de .50 sur le toit.
Les com­mandes de Mark VI furent très importantes mais elles furent annulées lorsque, au début de 1943, il devint évident que la campagne d’Afrique du Nord serait achevée avant même qu’ils soient prêts à entrer en action. Un sort iden­tique fut réservé à l’auto blindée 8x8 américaine Boar­hound, conçue pour le même usage. Les deux prototypes du Mark VI existent toujours, l’un au Royal Armoured Corps Museum de Bovington Camp, en Angleterre, l’autre au South African National War Museum. Les prototypes Mark VII et Mark VIII ne furent jamais mis en production. Le second avait une nouvelle caisse et une tourelle modi­fiée et était armé d’un canon de 2 livres et d’une mitrail­leuse coaxiale.

C’est en Afrique orientale, contre les Italiens, que les Sud-Africains utilisèrent pour la première fois les autos blindées Marmon-Herrington. Elles furent aussi utilisées
largement par des unités britanniques et sud-africain* Afrique du Nord et quelques-unes survivent encore aujourd’hui dans certaines régions ! Depuis la seco guerre mondiale, l’Afrique du Sud a utilisé des blindés tanniques tels que le Centurion, le Saracen, Le Ferre d’autre part elle a construit sous licence plus 1 200 automitrailleuses françaises légères Panhard A appelées « Eland » en Afrique du Sud.


sources l’encyclopedie des blindés ed. Elsevier Séquoia 1978

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