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Des renforts sont demandés

, par

Brown, le commandant de Bde., vint survoler les lieux du combat, et Moore lui déclara qu’il avait affaire à environ 600 Nord-Vietnamiens qui allaient sans aucun doute être bientôt renforcés. Il demanda une Cie. supplémentaire, requête que Brown avait anticipée, aussi la Cie. B du 2e Bn. du 7 de Cav. se tint-elle prête à intervenir dès que la situation se serait améliorée dans la zone de débarquement. Deux appareils avaient été si endommagés au cours du dernier voyage qu’ils n’avaient plus pu décoller ; leurs épaves étaient restées en bordure de la zone de débarquement tandis que leurs équipages étaient repartis avec d’autres hélicoptères. Le meilleur appui que Brown pouvait fournir à ce moment consistait à faire atterrir le 2e Bn. du 5e de Cav. dans la zone de débarquement VICTOR, à 3 km au sud-est de X-RAY. Ce bataillon avait à se retrancher pour la nuit et à pousser le lendemain matin jusqu’au poste de commandement de Moore.

La chaîne de commandement

Vers le milieu de l’après-midi, Moore s’aperçut que, suite à l’action des Cies. Cet D, le feu ennemi qui balayait la zone de débarquement diminuait d’intensité, en conséquence, aussi vite que possible, il fit se poser les trois derniers appareils de la Cie. C, la Sn. de reconnaissance, une équipe de pathfinders ainsi que le commandant en second et le sergent-major de la Cie. D. Sur la ligne de contact, les Cies. A et B s’étaient légèrement repliées dans un but de coordination tandis que les Cies. -C et D ne tenaient bon qu’à l’aide d’un feu violent et demandaient un appui d’artillerie.
L’ennemi ne se trouvait qu’à quelques mètres de la Sn. isolée, si près que les hommes ne pouvaient lever les bras pour se creuser des trous. Le chef de Sn., son sergent de Sn. et six hommes avaient été tués. Le sergent Savage, plus haut gradé restant, et son infirmier avaient fait preuve de remarquables qualités de commandement en prenant en main les 7 hommes indemnes et les 12 blessés dont beaucoup continuaient à combattre. Le 7e de Cav. étant aéromobile, les hommes pouvaient porter sur eux une charge plus importante, aussi était-il réglementaire pour chaque homme d’être porteur de plus de 300 cartouches pour fusil M-16, de deux grenades défensives au moins, de deux bidons d’eau et d’une ration de vivres de réserve. Chaque grenadier avait environ 30 projectiles et chaque mitrailleur au minimum 800 coups pour sa M-60. La plupart des hommes avaient une dotation encore supérieure. A moins d’êt submergée par le nombre, la Sn. isolée pou vait donc tenir un certain temps.

Moore donna ordre aux Cies. A et B d’attaquer et de récupérer la Sn. isolée. A 16h 20 les deux Cies. poussèrent de l’avant après que des tirs de préparation délivrés à la fois par l’artillerie classique et par des hélicoptères, aient balayé le terrain jusqu’à moins de 250 m du front de la Cie. B. L’effet fut mince. Les Nord-Vietnamiens s’étaient rapprochés silencieusement des berges du lit desséché d’où devaient déboucher les deux Cies. Dissimulés dans les arbres et les fourmilières, ils étaient prêts à les recevoir quand elles s’élancèrent. Le combat qui s’ensuivit fut terrible pour les Américains. La Sn. de Marm fut stoppée par une mitrailleuse en position à environ 30 m dans les herbes.
Marm lui-même s’exposa pour déterminer exactement son emplacement et, comme la grenade lancée par son sergent était tombée court, il bondit la ramasser, la jeta dans le nid de mitrailleuse et liquida le reste des servants à coups de fusil. Pour cette action d’éclat, il reçut la Médaille d’Honneur. Toutefois, la perte de cette mitrailleuse n’altéra pas beaucoup le cours des événements : les pertes amies augmentaient, et comme la plupart des gradés de la Cie. A étaient morts ou blessés, Moore donna à cette Cie. l’autorisation de se replier dans la zone de débarquement. Elle n’avait progressé que de 150 m.

La Cie. B était aussi soumise à un tel feu qu’elle avait perdu plus de 30 hommes et qu’elle dut également battre en retraite. Mais l’intensité du feu ennemi était telle que les deux Cies. n’étaient même pas capables de reculer. L’observateur avancé de la Cie. A était tué, et comme il n’y avait pas de projectiles fumigènes pour couvrir le repli, Moore se souvint de l’efficacité dont avaient fait preuve en Corée les obus au phosphore blanc, aussi le le’ Bn. du 21e d’Aie. arrosa-t-il peu après les positions ennemies de projectiles de ce type.
Grâce à cet expédient, les deux Cies. étrillées eurent juste le temps nécessaire pour se glisser en arrière avec leurs blessés.


Histoire des opérations aéroportées Elsevier 1979

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