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2e régiment étranger de parachutistes

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Le 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP), seul régiment parachutiste de la Légion étrangère encore en activité, est l’un des quatre régiments d’infanterie de la 11e brigade parachutiste.

Il est stationné au camp Raffalli à Calvi depuis son arrivée de Bou-Sfer (Algérie) en juin 1967.

Régiment parachutiste, il est néanmoins équipé de VAB (véhicules de l’avant blindé). Il est le seul régiment de la brigade à former lui-même son personnel aux techniques parachutistes grâce à son centre d’entraînement au saut.

Issu du 2e Bataillon étranger de parachutistes qui servit en Indochine, c’est le régiment qui s’illustra en Algérie et, plus proche de nous, à Kolwezi (Zaïre) lors de l’opération Bonite en 1978. Participant à toutes les opérations extérieures depuis les années 1970, il fut notamment projeté au Tchad, au Liban, en ex-Yougoslavie à partir de 1992, à Djibouti, au Rwanda, au Centrafrique ou encore au Gabon. En 1997, il fut engagé au Congo-Brazzaville lors de l’opération Pélican. En 2002-2003, à l’occasion du début de l’opération Licorne, le régiment est engagé en Côte d’Ivoire. Plus récemment, en 2010, il rejoint le théâtre afghan au sein de la brigade La Fayette (ou Task force La Fayette) comme GTIA Surobi, code Battle Group Altor.

Création et différentes dénominations

1er octobre 1948 : création à Sétif du 2e bataillon étranger de parachutistes (2e BEP),
1er juin 1954, anéanti à Bataille de Diên Biên Phu, le bataillon est recréé sous le même nom à partir de sa base arrière et du 3e BEP.
1er décembre 1955, le 2e BEP devient 2e REP, son nom actuel. Il est ainsi l’héritier du 2e BEP, mais incorpore aussi des éléments du 3e REP, dissous en 1955.

Historique des garnisons, campagnes et batailles

1948-1955 le 2e BEP en Indochine

Le 2e BEP est créé officiellement en Algérie à Sétif le 1er octobre 1948. Il comporte à l’origine une CCB et trois compagnies de combat.

Le bataillon embarque à Mers el-Kébir le 13 janvier 1949 à bord du Maréchal Joffre, destination l’Indochine, et débarque à Saigon le 9 février.

Sous l’impulsion du général de Lattre de Tassigny, nouveau commandant civil et militaire de l’Indochine, la 3e compagnie de combat est remplacée début 1951 par la 2e CIPLE (compagnie indochinoise parachutiste de la Légion étrangère) constituée principalement de Vietnamiens. En juin, une quatrième compagnie sera constituée (compagnie de marche).

Le bataillon, qui interviendra principalement au Tonkin et au nord Annam, se distinguera particulièrement lors de la bataille de Nghia Lo en octobre 1951. Il perdra son chef de corps, le chef d’escadrons Rémy Raffalli, le 10 septembre 1952 et sera anéanti lors de la bataille de Diên Biên Phu du 12 avril au 7 mai 1954.

Le 2e BEP est reconstitué le 1er juin 1954 avec les effectif du 3e REP en provenance d’Algérie.

Le 2e BEP embarque sur le Pasteur à Saigon le 1er novembre 1955.

1954-1962 Evènements d’Algérie

Quand le 2e BEP quitte l’Extrême-Orient le 1er novembre 1955. Son fanion compte six palmes et la fourragère aux couleurs de la Légion d’honneur. Il a perdu 1 500 officiers, sous-officiers et légionnaires dont un chef de corps. Le 1er décembre 1955, le 2e BEP devient le 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP). Lors de son premier engagement, le 5 janvier, il déplore son premier mort, mais les hors la loi (HLL) perdent 22 des leurs. Regroupées à Philippeville les compagnies rayonnent dans le secteur.

De mars à juin, deux unités opèrent dans les Aurès. Le 30 avril est marqué par un dur combat, au douar Ouled Fathma. Il reçoit son drapeau le 5 juin. En novembre, le régiment change de secteur. Le PC s’installe à Tébessa. En réserve opérationnelle, le régiment a pour mission de surveiller la frontière algéro-tunisienne. L’année 1956 se termine sur un bilan totalisant 900 rebelles tués, 500 prisonniers et de nombreux matériels de guerre récupérés. Il a perdu 38 des siens, tombés au combat.

En avril 1957, il revient à Philippeville. Le 30 mai, il quitte sa garnison pour El Milia afin d’assurer la sécurité de la presqu’île de Collo et la région de Jijel. En août, il revient à Tebessa pour une série d’opération sur la frontière où 35 rebelles sont abattus mais six légionnaires trouvent la mort. Le 18 décembre, le régiment détruit une katiba dans le djebel Hamimat Guerra. Les rebelles déplorent 45 tués. En 1960, le régiment est essaimé dans différentes garnisons : Chekfa, Souk el Tleta, borj Chahna, Beni Siar et Philippeville au camp Pehau. Au cours du 1er trimestre l’« Opération Turquoise », occupe le régiment qui déplore quatre tués, huit blessés mais l’ennemi laisse 24 HLL tués, 2 prisonniers, 5 fuyards abattus et 17 suspects arrêtés. Un canon de 20 mm est récupéré, 1 PM, 10 fusils de guerre un PA et de nombreuses munitions sont détruites. Quelques opérations secondaires sont montées telles que « Saxophone » les 26 et 27 janvier, "Clarinette" (3 HLL tués et un prisonnier), « Basson I » les 20 et 21 février, « Basson II » les 8 et 9 mars, (six HLL tués et 24 suspects arrêtés), Zacharie » (1 caïd mort par suicide et 2 fuyards abattus) du 15 au 17 mars, « Victorien » (quatre fuyards abattus) puis au 2e trimestre, « Turquoise », avec des opérations secondaire « Poisson » (deux HLL tués huit suspects arrêtés, le 1er et 2 avril, « Basson III » (trois HLL tués un fuyard abattu, Le 19 avril, un officier et deux légionnaires sont tués dans une embuscade. Après « Turquoise », suit « Opaline » en juin.

Dans les premiers jours de 1958, le 2e REP accélère le rythme des combats. Les 26 et 27 avril, il met hors de combats 209 HLL dans la région de Beni Sbihi, récupérant un fort arsenal dont 3 mitrailleuses. Le 30, les fêtes de Camerone laissent places à une série de bouclages pour intercepter une bande de rebelles vers Souk Ahras. 84 d’entre eux sont tués. En janvier 1959, le régiment se déplace sur Guelma, en réserve opérationnelle pour la zone Est Constantinois. Le 1er mars, il anéanti une katiba à Gambetta. Le 23 juin, une autre katiba est démantelée. 29 HLL sont tués et 10 prisonniers. Au 3e trimestre, les opérations « Pierres précieuses » est déclenchée. L’Ouest Constantinois est ratissé. Le bilan est très lourd : 229 HLL tués, 99 prisonniers, mais 11 légionnaires sont tombés au Champ d’honneur. En janvier 1960, le 2e REP, au sein de la 25e DP opère dans le secteur de Djidjelli. C’est l’opération "Turquoise", opération secondaire de l’opération "Pierres précieuses ". Le 23 septembre, le régiment retourne à sa base arrière de Philippeville avant de rejoindre Bou Hammama où débute l’opération "Ariège" et qui concerne les régions de Biskra et de Kenchela. Avant de quitter les Aurès le 2e REP inflige une dernière défaite aux rebelles dans le djebel Chelia, se soldant par 53 HLL tués. Le 28 décembre, le régiment fait mouvement sur Oran puis Tlemcen où il arrive le 30 décembre.

Au 1er mai 1961, après la dissolution de son régiment frère : le 1er REP, il reste la seule unité héritière de toutes les unités para-légion créées depuis 1948. Comme se plaisent à le dire les cadres et légionnaires du régiment, il est "Le second de personne".

Mis à la disposition de la zone Ouest Oranais en renforcement du barrage algéro-marocain, il y reste jusqu’au 28 janvier, date à laquelle il retrouve sa base arrière. Les opérations, les tournées de police puis de présence se poursuivent dans les régions de La Calle, El Milia, Philippeville jusqu’au 18 mars 1962, date du cessez-le-feu que le régiment apprend à Telergma. En moins de sept années, plus de 4 000 rebelles sont mis hors de combat et près de 4 000 armes individuelles et plus de 200 armes collectives sont saisies.

Le régiment quitte le Constantinois, le 30 août 1962, après une présence quasi continuelle de 6 ans dans la même région. Le 16 septembre, il se regroupe à Bou Sfer dans l’enclave de la base stratégique de Mers el-Kébir.

1962-1967 la transition

À compter de 1962 et de la signature des accords d’Évian, l’armée française quitte progressivement l’Algérie pour être rapatriée en garnison en France métropolitaine. La Légion étrangère n’y échappe pas et ses unités commencent, pour la première fois de leur histoire, à tenir garnison en métropole.

Pour le 2e REP, ce déménagement se fera progressivement entre 1965 et 1967. Depuis sa nouvelle garnison de Bou-Sfer, dernière base française sur le territoire algérien, le régiment va envoyer des unités préparer le nouveau quartier, situé à Calvi, en Corse. Ce quartier est l’ancienne base du 1er bataillon de Choc de la 11e demi-brigade parachutiste de choc, dissoute en 1963.

Le déménagement complet du régiment sera effectif en 1967.

Cette période, première période de paix dans l’histoire du régiment après 14 ans d’existence, est synonyme d’un grand désœuvrement et d’une baisse de moral significative des légionnaires. Ceux-ci, forts de leurs victoires militaires en Indochine et sur le territoire nord-africain, doivent faire face à des décisions politiques qu’ils ont du mal à comprendre. Par ailleurs, la dissolution de leur "régiment frère", le 1erREP, à l’issue du putsch des généraux, laisse place à un grand désarroi.

En outre, le régiment, cantonné, dans un camp, dont il n’a pas le droit de sortir, encerclé de toutes parts par l’armée algérienne contre laquelle il venait de mener 8 années de guerre, ne mène plus d’activités opérationnelles. L’entraînement et la routine minent l’esprit des légionnaires.

C’est à cette époque, sous l’impulsion du colonel Caillaud, que les compagnies commencent à se spécialiser dans un combat particulier : combat antichars pour la 1re, montagne pour la 2e, amphibie pour la 3e et destruction pour la 4e.

1967-1978 le choc de Kolwezi

Tchad 1969-1970
Opération Tacaud 1978
Opération Bonite (Kolwezi) 1978

1978-2008 les opérations extérieures

En 1994, la COMPARA (compagnie parachutiste) que le REP armait à Djibouti (13e DBLE) est dissoute. Néanmoins le 2e REP continua chaque année à fournir une tournante « captive » jusqu’à la fermeture de la 13e le 13 juin 2011.

Opération Manta au Tchad en 1983 et 1984
FMSB au Liban en 1982 puis FINUL
Opération Épervier depuis 1986 (toujours d’actualité en 2008)
Opération Iskoutir à Djibouti de 1992 à 1999
ONU 1992 Sarajevo (Bosnie)
Opération Noroit au Rwanda en 1990 et 1992
Opération Almandin en République centrafricaine en 1996
SFOR et IFOR en Bosnie-Herzégovine en 1995-1996
Opération Pélican au République du Congo en 1997
KFOR au Kosovo en 2000
Opération Licorne en République de Côte d’Ivoire en 2002, 2004, 2006 et 2010
Opération Serval au Mali en 2013, puis Barkhane dans la bande sahélo-saharienne en 2015.

2008 à nos jours

La configuration du REP n’évolue pas fondamentalement jusqu’en 2010 et le régiment continue à être engagé sur des théâtres d’opérations extérieures, comme l’Afghanistan (ISAF en O.M.L.T. en 2008 et 2012, en GTIA (Altor en 2010) et SGTIA (Ba cum en 2011) au sein de la Brigade La Fayette.

En janvier 2011 est créée la base de défense de Calvi4. Le colonel Plessy est le premier commandant de la base de défense dite de type 1, tout en étant le chef de corps du 2e REP. Une partie des services qui appartenaient en propre au régiment (ressources humaines, administration finances, soutien vie, soutien commun) sont désormais affiliés à la chaîne du soutien des armées. Les légionnaires de la CAS arment désormais le groupement de soutien de cette base de défense et assurent le fonctionnement du 2e REP et des unités rattachée à la base.

Cette réorganisation n’impacte pas la capacité opérationnelle du régiment qui continue à envoyer des unités en mission de courte durée à Djibouti (jusqu’au départ de la 13e DBLE en 2011), au Gabon, en Nouvelle-Calédonie et, à compter de 2012, aux Émirats arabes unis.

En 2012, l’une des unités projetées aux Émirats arabes unis participe à la protection de l’hôpital militaire français au cours de l’opération Tamour en Jordanie.

Dans la nuit du 27 au 28 janvier 2013, une compagnie du 2e REP est parachutée sur la ville de Tombouctou, dans le cadre de l’opération Serval au Mali, une première depuis l’opération Bonite (Kolwezi) en 1978.

Entre le 7 et le 13 avril 2015, 3 sections du régiment ont sauté dans le nord du Niger.
Traditions

Devise

More majorum (À la manière des anciens)

Chant

Chant de Marche :La Légion marche

Décorations

Son drapeau est décoré :

De la Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs, avec six palmes (six citations à l’ordre de l’armée) obtenues pendant la campagne d’Indochine ;
Les 6 palmes obtenues lors d’une même campagne donnent au régiment le droit au port de la fourragère rouge, aux couleurs du ruban de la Légion d’honneur avec olive aux couleurs de la Croix de Guerre des TOE ;
De la Croix de la Valeur militaire avec palmes avec des citations pour :
l’intervention à Loyada (Djibouti, frontière avec la Somalie) en 1976 et Kolwezi en 1978,
les interventions en Afghanistan dans le cadre de l’ISAF(2 palmes)
le saut sur Tombouctou au cours de l’opération Serval (en 2013)

L’attribution de deux citations pour le même théâtre confère le droit au port de la fourragère aux couleurs de la Croix de la Valeur militaire (à compter de juillet 2013) et de l’olive aux couleurs de la Médaille militaire pour l’ensemble des quatre citations.

Croix de guerre des TOE
Fourragère aux couleurs du ruban de la Légion d’honneur

Chefs de corps

2e BEP

1948 : capitaine Solnon
1950 : capitaine Dussert
1950 : chef d’escadrons Raffalli
1952 : chef de bataillon Bloch
1953 : chef de bataillon Merglen
1953 : chef de bataillon Liesenfelt
1954 : capitaine Vial
1954 : chef de bataillon Masselot

2e REP

1955 : lieutenant-colonel Devismes
1958 : chef de bataillon Masselot
1958 : colonel Lefort
1960 : lieutenant-colonel Darmuzai
1961 : lieutenant-colonel Chenel
1963 : lieutenant-colonel Caillaud
1965 : lieutenant-colonel Arnaud de Foïard
1967 : lieutenant-colonel Lacaze
1970 : lieutenant-colonel Dupoux
1972 : lieutenant-colonel Goupil
1974 : lieutenant-colonel Brette
1976 : colonel Erulin
1978 : lieutenant-colonel Roué
1980 : colonel Guignon
1982 : lieutenant-colonel Janvier
1984 : colonel Germanos
1986 : colonel Wabinski
1988 : colonel Coevoet
1990 : colonel Gausserès
1992 : colonel Poulet
1994 : colonel Dary
1996 : colonel Puga
1998 : lieutenant-colonel Prevost
2000 : colonel Bouquin
2002 : colonel Maurin
2004 : colonel Paulet
2006 : colonel Houdet
2008 : colonel Bellot des Minières
2010 : colonel Plessy
2012 : colonel Desmeulles
2014 : colonel Meunier

Faits d’armes

Le régiment s’illustra au combat :

En Indochine de 1948 à 1954
En Algérie de 1954 à 1962
Au Tchad (opération Tacaud) en 1969
À Djibouti (intervention de Loyada à la frontière somalienne) en 1976
Au Zaïre (opération Bonite Kolwezi) en 1978
Au Tchad (opération Manta - combats à N’Djaména) en 1990
En Irak (GCP - opération Daguet) en 1991
En Somalie (opération Oryx) en 1992
Au Rwanda (opération Noroit) en 1990 et 1992
Au Centrafrique (opération Almandin) en 1996
Au Congo-Brazzaville (opération Pélican) en 1997
En Côte d’Ivoire (opération Licorne) en 2002
Au Centrafrique (GCP - Birao) en 2006
En Afghanistan (opération Pamir) en 2010 et 2011.
Au Mali au cours de l’Opération Serval un légionnaire est tué au combat le 19/02/2013.

Le 2e REP fut déployé également en 1982 au Liban (opération Epaulard), au Gabon (opération Requin) en 1990, à Djibouti (opération Iskoutir), en Bosnie (Sarajevo 1992, FRR 1995, KFOR 1999), au Kosovo (opération Trident en 2000), comme force d’interposition ou d’évacuation.

Personnalités ayant servi au sein du régiment

Chef de bataillon Morin, à l’origine de la création des unités parachutistes à la Légion
Colonel Philippe Erulin - Chef de corps durant l’opération Bonite à Kolwezi
Chef d’escadrons Rémy Raffalli, mort au champ d’honneur
Adrien Jaulmes, chef de section 1CIE, journaliste au Figaro, prix Albert-Londres 2002
Raymond Muelle, officier parachutiste et écrivain français
Simon Murray
Anthony Hunter-Choat

Organisation actuelle (2012)

Le 2e régiment étranger de parachutistes compte quatre compagnies de combat, une compagnie d’éclairage et d’appui, une compagnie de commandement et de logistique, une compagnie d’administration et de soutien armant le groupement de soutien de la Base de Défense qui lui est rattaché, ainsi qu’une compagnie de maintenance. Le régiment comporte aussi une compagnie de réserve. L’effectif global est d’environ 1 130 hommes.

La CCL ou compagnie de commandement et de logistique, regroupe tous les services opérationnels, nécessaire au commandement du régiment en projection (transmissions, bureau opérations instruction, service médical, section transport, maintenance, etc.). Elle a en outre pour mission de former les jeunes légionnaires issus de l’instruction en vue de l’obtention du brevet parachutiste militaire (BPM).
La CMR, compagnie de maintenance régimentaire ou 5e compagnie de maintenance. Créée en 1994, elle assure le soutien des matériels du régiment et de tous les organismes militaires stationnés en Corse. Elle est armée, dans certaines spécialités de maintenance, par du personnel de l’Armée de Terre appartenant au régime général.
La 1re compagnie : à l’origine spécialisée dans le combat de nuit, la 1re compagnie est aujourd’hui spécialisée dans le combat en localités, en zones urbaines et dans le contrôle de foules.
La 2e compagnie : spécialisée dans le combat en montagne. Les cadres sont spécialisés dans ce domaine au sein de l’EMHM (École militaire de Haute Montagne) à Chamonix. L’unité profite de son chalet au Vergio pour s’entraîner en montagne, notamment sur le GR20.
La 3e compagnie : spécialisée dans le combat amphibie et plus particulièrement la saisie de tête de pont. Certains personnels sont formés comme plongeurs de l’Armée de Terre. Cette compagnie s’appuie sur son centre amphibie pour perfectionner son entraînement.
La 4e compagnie : spécialisée dans le tir de précision et l’utilisation des explosifs, cette compagnie excelle dans le combat de rupture sur les arrières de l’ennemi.
La CEA ou compagnie d’éclairage et d’appui. Elle regroupe en son sein les appuis du régiment, pouvant être placés directement aux ordres du chef de corps. Elle est constituée d’une section de reconnaissance régimentaire (SRR), d’une section antichars (SAC, équipée de missiles Milan), d’une section de tireurs d’élites (STE, équipée de fusils PGM en calibre 12,7 mm) et de la section des commandos parachutistes appartenant au Groupement des commandos parachutistes (GCP).
La CAS ou compagnie d’administration et de soutien. Elle arme le Groupement de soutien de la base de défense de Calvi qui regroupe tous les services chargés de l’administration générale et des soutiens communs de la Base de Défense de Calvi (direction des ressources humaines, direction administrative et financière, Bureau environnement social et humain, section infrastructure, cercle mess, etc.).
L’UIR, compagnie d’intervention de réserve (ou 6e Compagnie). Héritière des traditions du 173e régiment d’infanterie (régiment stationné en Corse), elle permet, entre autres, d’armer des patrouilles de surveillance des feux de forêts en Corse lors du déclenchement des alertes Héphaïstos.

Toutes les compagnies de combat sont constituées d’une section commandement, d’une section appui (mortiers de 81 mm LLR et missiles anti-chars Milan) et de 3 sections de combat.

Le 2e REP dispose d’un chalet en montagne installé au col du Vergio, non loin du Monte Cinto, d’un centre d’entraînement amphibie en baie de Calvi ainsi que d’un village de combat en localité situé au camp Frasselli, sur la commune de Bonifacio, dans l’extrême sud de la Corse.


sources wikipedia

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