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Une reconnaissance « fortuite »

, par

Le 14 novembre au matin, Moore et ses principaux officiers firent un vol de reconnaissance apparemment anodin. En réalité, ils vérifiaient trois zones de débarquement possibles et choisirent la plus grande, sur laquelle pouvaient se poser 8 à 10 appareils à la fois. Vu d’en haut, le terrain paraissait modérément ouvert et était couvert d’herbes à éléphant, grandes et brunes, sous des arbres de 30 m de hauteur. Le sol était ondulé et parsemé de fourmilières hautes d’environ 2,50 m. Les arbres devenaient plus denses en direction du Chu Pong, et le lit d’une rivière à sec longeait la face de ce qui devait devenir la zone de débarquement X—RAY.

Moore revint à son camp de base et envoya un hélicoptère léger d’observation pour examiner encore une fois la zone. Quand l’hélicoptère eut rendu compte qu’il avait aperçu des fils téléphoniques aux environs de XRAY, Moore fit décoller son Bn. A 10 h 17, deux batteries d’obusiers de 105 mm, du er Bon. du 21e d’Aie., postées à environ 9 km à l’est de X-RAY déclenchèrent un tir préparatoire de 20 minutes sur X-RAY ainsi que sur les deux autres zones par mesure de déception. Les appareils lance-roquettes du 2e Bn. du 20e d’Aie. décollèrent et, à la seconde où explosait le dernier projectile de 105, ils se présentaient sur X-RAY et y déchargeaient en 30 secondes la moitié de leur dotation. Ils grimpèrent ensuite et demeurèrent à proximité, prêts à intervenir sur demande, tandis que les appareils d’appui de la Cie. A du 229e Bn. d’aviation, ratissaient la zone avant l’atterrissage de Moore et de sa Cie. B. A 10 h 48, les appareils retournèrent chercher la Cie. A tandis que l’officier « opérations » de Moore, son officier de liaison d’artillerie et son contrôleur aérien avancé de l’Air Force survolaient la zone pour, si nécessaire, y diriger des tirs d’artillerie, y contrôler l’intervention de chasseurs-bombardiers ou relayer des messages par radio.

Une fois à terre, le commandant de la Cie. B envoya de petits détachements pour reconnaître la lisière des bois, tandis que le gros de la Cie. demeurait en attente dans des fourrés. A 11 h 20, on ramena un déserteur ennemi qui déclara au colonel Moore que la Cie. américaine se trouvait devant au moins trois Bns. nord-vietnamiens qui étaient impatients d’en venir aux mains avec les Américains. En fait. Chu avait commencé son mouvement vers Plei Me quand il eut connaissance des débarquements. Il fit en conséquence prendre position aux 33e et 66e Régts. à l’ouest du Chu Pong, le long de sa base, par une manœuvre qui fut accomplie sans bruit en moins d’une heure. La Cie. B qui avait mis la main sur le déserteur, poursuivit ses recherches vers le nord-ouest, le long d’une croupe descendant de la montagne, avec deux Sns. en avant et la Sn. réserve suivant la Sn. avant de gauche. Comme celle-ci quittait la croupe pour traverser le lit d’un cours d’eau à sec, elle prit un peu d’avance sur la Sn. de droite et tomba soudain sous un feu d’infanterie violent et précis provenant d’une unité ennemie cachée dans les herbes et dont la force fut estimée à une Sn. Les deux flancs de la Sn. américaine étaient exposés. Le commandant de Cie. réagit en faisant avancer la réserve et en ordonnant à la Sn. avant de droite de se porter à hauteur du flanc droit de l’unité en difficulté.

Aussitôt que la Sn. avant de droite eut reçu cet ordre par radio, elle constitua une ligne de tirailleurs flanquée par une mitrailleuse M-60à chaque extrémité et s’avança en direction de l’ennemi. En cours de route, son peloton réserve qui suivait, vit disparaître une vingtaine de Nord-Vietnamiens derrière des fourmilières sur son flanc gauche, entre sa position et celle où il pensait que se trouvait la Sn. de gauche. Immédiatement le grenadier du peloton réserve, se servant de son lance-grenades M-79, lança avec succès grenade sur grenade dans les fourmilières, mais il fut abattu d’une rafale venue de sa droite. Cette rafale fut à ’l’origine d’un tir massif, et ce fut au tour de la Sn. de droite de se trouver en difficulté. Le chef de Sn. envoya ses mitrailleuses pour couvrir le peloton et forma un périmètre resserré qui. fut
soumis au feu des mortiers et des roquettes ennemis. Peu après, le peloton réserve et l’une des deux équipes de mitrailleuses rejoignirent la position en amenant le lance-grenades du grenadier abattu. Les quatre hommes de l’autre équipe ne purent y parvenir, et bientôt l’ennemi retourna contre les Américains la mitrailleuse qu’il venait de capturer.

Le commandant de la Cie. B était certain que sa Sn. de gauche, objet initial de cette tentative de sauvetage allait devoir se transformer elle-même en sauveteur, lorsqu’il serait rejoint par sa Sn. réserve. Entretemps, le colonel Moore avait établi son poste de commandement dans la zone de débarquement et s’occupait d’acheminer la Cie. A vers la gauche pour protéger la flanc de la Cie. B, car il présumait que les deux Sns. de gauche de cette dernière seraient exposées lorsqu’elles opéreraient une conversion pour venir en aide à la Sn. isolée. Il était environ 13 h 30 et les premiers hommes de la Cie. C étaient en cours de débarquement. Moore les envoya couvrir la Cie. A en leur faisant prendre position en bordure sud et sud-ouest de la zone de débarquement. La position de Moore n’était pas défendue vers l’arrière, et la zone de débarquement était soumise au tir de mortiers, mais il ne pouvait pas faire grand-chose de plus. Ni le reste de la Cie. C ni la Cie. D n’avaient encore débarqué.


Histoire des opérations aéroportées Elsevier 1979

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