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Technique du meurtre

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Le silent killing, le S.K., est un ensemble de techniques destiné à nous permettre de nous débarrasser, en silence, d’une sentinelle adverse, de nous défendre contre un ennemi ou plusieurs, d’utiliser toutes les armes à notre portée, même les plus invraisemblables. Le S.K. fait appel à toutes les prises et à tous les coups défendus du close combat, du judo, du karaté, du jiu-jitsu, de la savate. Non seulement nous sommes capables de nous servir du couteau (et de nous défendre de lui), du morceau de sucre, de la bouteille, mais nous savons aussi comment étrangler une sentinelle avec le creux du coude, la tuer avec un certain coup au coeur ou au foie, ou lui briser les vertèbres cervicales, la clavicule ou l’os temporal. On nous a gravement enseigné tous les endroits « sensibles » du corps humain. Jour après jour, nous nous exerçons sur des mannequins en cuir, à frapper vite et exactement à l’endroit voulu. Nous endurcissons les côtés de nos mains en les frappant à cadence répétée et avec toute la force voulue contre un mur de pierre. Nous parvenons à briser ainsi briques ou barreaux de chaises... en attendant de le faire sur le malheureux Japonais qui aurait le malheur de nous rencontrer.
Le S.K., tout en nous donnant une technique, nous donne aussi un sentiment grandissant de confiance en soi. Même sans armes, même prisonniers, même surpris, nous ne sommes pas désarmés.
Nous ne sommes pas à Poona pour apprendre un métier sédentaire et de tout repos. Notre action sera essentiellement une action individuelle, où le sort de tout un groupe reposera peut-être sur la compétence, le sang-froid ou la résolution d’un de nous, mais où aussi le sort de chacun dépendra de la confiance qu’il pourra avoir dans ses camarades. Il s’agit de fabriquer des hommes de commando. C’est pourquoi le règlement de la « force 136 » prévoit d’éventuels accidents. Dix pour cent d’accidents d’instruction par rapport au nombre des stagiaires est le chiffre considéré comme le maximum normal. Au-delà, le commandant du camp serait appelé à faire un rapport détaillé.


Sources : Article de Michel Chaply Historia Magazine Tallendier 1969

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