L’« opération Braunschweig », à partir du 23 juillet 1942 est prépondérante dans l’échec allemand. Alors qu’il était prévu lors de « Blau » qu’un fort groupement comprenant la 6e Armée et surtout la 4e Panzerarmee, couvertes sur le Don par l’ARMIR (Armata Italiana in Russia), les Hongrois et les Roumains, plus la 2e Armée à hauteur de Voronej devaient foncer dans la grande boucle du Don et le corridor Don-Volga, l’opération « Braunschweig » déroute la 4e Panzerarmee (en fait le XXXXVIII. Panzerkorps renforcé) vers le Caucase, en laissant à la seule 6e Armée (également renforcée) le soin de conquérir la grande boucle du Don et Stalingrad. Ce changement a deux conséquences désastreuses :
1. la 6e Armée n’est plus assez forte pour opérer seule, de manière décisive, dans la grande boucle du Don. Cela implique un raidissement de la résistance soviétique face à l’affaiblissement des forces d’assaut allemandes du secteur, donc un ralentissement de la progression vers Stalingrad préjudiciable à sa conquête rapide.
2. la 4e Panzerarmee, en rejoignant la 1e Panzerarmee et la 17e Armée dans leur progression vers le Caucase, provoque un effet inattendu et catastrophique : elle embouteille complètement les voies logistiques de la Heeresgruppe A et ralentit également la progression, sans même pouvoir entrer en ligne !
Ainsi, à la mi-août 1942, la 4e Panzerarmee est réorientée vers le nord-est, vers Stalingrad. Trois semaines ont ainsi été perdues sans gain notable sur le front du Caucase et avec des effets négatifs dans la grande boucle du Don.