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Sièges de La Rochelle

, par

La Rochelle a subi deux sièges d’une importance historique particulière.
Le premier siège eut lieu à l’occasion de la Saint-Barthélemy. Inquiets et irrités, les protestants qui composent la quasi-totalité de la population se soulèvent contre l’autorité royale. Une longue négociation est engagée en vain. En décembre 1572, la place est bloquée par une immense armée dont le duc d’Anjou prend le commandement en février 1573. Les assiégés se défendent si bien que le roi ordonne la conclusion de la paix, qui est signée le ter juillet. La liberté du culte est accordée à La Rochelle, Nîmes et Montauban.

Le second siège fut encore plus long et beaucoup plus meurtrier.
Depuis l’édit de Nantes, les protestants du Midi et du Sud-Ouest constituent une
sorte d’État dans l’État à cause de l’indépendance totale dont ils jouissent dans leurs
places de sûreté.
La Rochelle est la plus forte de ces places, non seulement par ses enceintes formidables, mais aussi par la facilité de ses communications avec l’étranger.
Au début du règne de Louis XIII, c’est le port de La Rochelle qui permet au parti protestant révolté de recevoir l’aide anglaise.
Le roi vient mettre le siège en 1622 mais doit bientôt renoncer. Quelques années plus tard, contre l’opinion générale qui veut que la ville soit imprenable,Richelieu
décide, de concert avec le roi, que La Rochelle sera prise quoi qu’il en coûte au Tré-
sor royal, à vrai dire assez démuni à l’époque. Le cardinal prend lui-même la direction des opérations, secondé de Schomberg* et de Bassompierre*. Les Anglais sont chassés de l’île de Ré. Du côté de la terre, la ville est entourée d’une tranchée de 12 km. Le port est clos par une digue longue de 1 500 m et large de 8 m, selon les plans des ingénieurs Thiriot et Métezeau. La flotte anglaise tente d’empêcher l’achèvement des travaux et de ravitailler la place. Mais ses interventions
se ressentent des atermoiements passés de Buckingham et du désordre du gouvernement anglais : elles sont maladroites, mal synchronisées, hésitantes. Une nouvelle tentative plus sérieuse se termine par un échec retentissant. Les travaux achevés, les Rochelois doivent se défendre seuls. Ils montrent un courage admirable, résistant plus de quatorze mois sous la conduite de leur maire, l’énergique Jean Guiton*. La famine seule les oblige à capituler, le 29 octobre 1628.
On évalue à 15 000 le nombre des morts.
Le roi n’abusera pas d’une victoire pourtant chèrement acquise et « fera miséricorde »
à ceux qui l’ont combattu. Il se contentera de la démolition des remparts et du rétablissement du culte catholique. Mais bien sûr, par là même, La Rochelle perdra ses privilèges « qui étaient plus grands que d’aucune ville du royaume ».


sources : Dictionnaire de l’histoire de France Perrin sous la direction de Alain Decaux et André Castelot .ed Perrin 1981

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