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Rome

, par

Afin de célébrer l’essence divine de Rome Tite-Live et d’autres historiens ont crée la légende des origines de la ville. Enée s’enfuit de Troie et vient chercher refuge sur les côtes du Latium. Une de ses descendantes s’unit à Mars et donne naissance à des jumeaux : Romulus et Rémus qui furent allaités par une louve.

Rome conserve également une armée excellente Polybe en a laissé une description admirative : sans doute a-t-il écrit un demi-siècle plus tard : les risques d’anachronisme existent, mais ils vent faibles, et l’archeologie permet de rendre plus concrètes certaines descriptions.

Au début du conflit, l’encadrement des quatre légions etait toujours assure par des magistrats élus par les comices, au sommet par les deux consuls (ou par les prêteurs, ou par des magistrats proroges, propréteurs ou proconsuls), et par les 24 tribune ; les centurions, eux, etaient nommes.Des vélites précédaient la légion ; ils utilisaient une épée et des javelots, se protégeaient avec un bouclier rond appelé ’ parme ’, et un casque. L’infanterie lourde etait encore divisée en hastats, principes et triaires. Hastats et principes portaient comme armes offensives l’epee ’ espagnole ’ ou glaive, qui permet de frapper d’estoc et de taille, et deux javelots du type pilum dont un lourd ; ils avaient comme armes défensives un bouclier long, un casque a panache, des jambières et une cotte de mailles ou une cuirasse du type kardiophylax, ’ protége-coeur ’. Les triaires disposaient du même équipement, sauf qu’ils remplacaient le pilum par une hasta, une lance longue. En 218, ils appliquaient toujours la tactique manipulaire, mais les 45 manipules avaient été réduits a 30, toujours comme armes offensives l’epee ’ espagnole ’ ou glaive, qui permet de frapper d’estoc et de taille, et deux javelots du type pilum dont un lourd ; ils avaient comme armes défensives un bouclier long, un casque a panache, des jambières et une cotte de mailles ou une cuirasse du type kardiophylax, ’ protége-coeur ’. Les triaires disposaient du même équipement, sauf qu’ils remplaçaient le pilum par une hasta, une lance longue. En 218, ils appliquaient toujours la tactique manipulaire, mais les 45 manipules avaient été réduits a 30, toujours répartis sur trois lignes.

Les cavaliers, répartis en 10 turmes, étaient armés à la grecque, avec cuirasse, lance et bouclier. Pour une légion, on pouvait compter 1200 vélites, le même nombre d’hastats et de principes, et seulement 600 triaires. Les alliés devaient fournir autant de fantassins qu’on en comptait dans une légion, et trois fois plus de cavaliers ; ils étaient placés aux ailes et commandés par des préfets.

Le camp ne semble pas avoir changé depuis la première guerre punique, pas plus que la discipline. Polybe avait d’autres motifs d’ admiration. I1 avait en effet remarqué que l’ordre de marche de l’armée romaine obéissait à une grande logique. Le général, quand il était loin de l’ennemi, plaçait en tête sa garde, les extraordinarii, suivie par une partie des alliés, par les légions, puis par le reste des alliés, chaque corps de troupe étant les hastats précédent les principes qui eux-mêmes devançaient les triaires, de façon à ce qu’au besoin une contre-attaque puisse être immédiatement lancée. L’historien grec n’a cependant pas bien vu deux changements importants. Rompant, d’une part, avec la tradition des quatre légions consulaires, Rome aligna, peu après le début des hostilités, six légions.

Et cette inflation des effectifs se poursuivit. D’autre part, Rome possédait déjà en 218 la maîtrise de la mer, et pouvait aligner 220 quinquérèmes, total qui a pratiquement interdit tout mouvement à l’adversaire. Avec de telles forces non seulement il était possible de l’emporter en cas de bataille escadre contre escadre, mais encore il était possible d’assurer la logistique des forces terrestres, d’effectuer des débarquements, d’ assurer des liaisons. Cette supériorité maritime, qui constitue un paradoxe, nous l’avons déjà relevé, s’explique, en partie au moins, par l’importance des moyens financiers dont disposait Rome .


histoire militaire des guerres puniques Yann LeBohec ed Du Rocher 1995

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