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Richard Bong

Victoires

40

Biographie

Né à Poplar (Wisconsin), en 1920, Richard Bong était le fils d’un fermier. D’aucuns ont dit que c’est en observant le gibier à plume pendant la chasse que le jeune Dick s’intéressa à l’aviation. En fait, sans que l’on sache pourquoi, Bong construit des modèles réduits d’avions, qu’il fait voler, tant bien que mal. Le " virus du pilote " l’a gagné, mais ses origines ne lui laissent pas trop d’illusions. Au printemps 1941, pourtant, son rêve se concrétise : les Etats-Unis viennent de lancer un programme de formation massive d’aviateurs. Bong s’étant rendu au bureau de recrutement de Wassau (Wisconsin) et ayant satisfait à l’examen médical, se retrouve élève pilote à Tulare (Californie), où il apprend les rudiments du pilotage à bord d’un biplan. Le 16 août, il est à Gardner Field (Californie), où il reprend l’entraînement jusqu’au 31 octobre. Très bien noté, ses chefs l’envoient parachever sa formation à Luke Field (Californie).

Le 9 janvier 1942, le sous-lieutenant Richard Bong est admis comme pilote de chasse dans le corps d’aviation de réserve. Après avoir exercé les fonctions de pilote instructeur à Luke Field jusqu’au 2 mai, il est transféré à Hamilton Field (Californie), afin d’y subir un stage de formation au combat sur les nouveaux Lockheed P-38J " Lightning ". Cet appareil, qui a déplu à tant de pilotes, devient rapidement l’avion préféré - et unique du futur as de la chasse américaine. en juillet 1942, au cours d’un vol qui le conduit aux alentours de San Francisco, Bong décide subite t de tester les capacités réelles du P-38... en passant au ras des flots sous le célèbre pont sur la Golden Gate et en effectuant un looping autour de l’arche centrale. Puis, il remonte la non moins fameuse avenue en escaliers, à la hauteur du deuxième étage des immeubles. Cet exploit lui vaut d’être convoqué par le général Kenney - chef de la 5th Air Force, à laquelle il appartient - qui lui passe un savon mémorable... avant de lui demander de narrer son exploit par le détail.


Début septembre, l’entraînement s’achève. Nommé Lieutenant, Bong arrive en Australie au Fighter Squadron 9 (Flying Knights, " Chevaliers volants ") du 49th Fighter Group. Le 14 novembre, il est à Laloki (Nouvelle-Guinée) avec le Fighter Squadron 39 du 35th Fighter Groüp (plus tard, il reviendra au 49th).

Bien qu’étant seulement pilote de remplacement, il obtient sa première victoire une semaine plus tard. Discret, timide, " le petit blond un peu replet " s’attire vite l’estime de tous par ses initiatives de soutien spontané lors de missions de combat.

Ainsi, le 27 décembre 1942, il vient en aide à l’un de ses camarades qui, alors que son P-38 est en difficulté (un moteur hors d’usage), est attaqué par quatre Zero. Bong disperse les appareils japonais, puis abat deux d’entre eux. Souvent, on le voit se lancer dans d’invraisemblables évolutions qui finissent par ne laisser aucune chance à l’adversaire. Et c’est une longue liste de succès : deux Oscar le 7 janvier 1943 ; un autre le 8 ; un de plus le 3 mars, puis encore deux le 1 1. Le 29, il abat un Doris et le 14 avril, un Betty. Le 26 juin, c’est un quadruplé : deux Tony et deux Oscar. Il détruit encore un Dinah le 6 octobre, deux Zero le 29 et deux le 5 novembre. Bong boucle sa première année de combat avec vingt et une victoires homologuées à son palmarès. Le 27 février 1944, les Américains décodent un message japonais concernant le plan de vol d’un avion de transport en provenance de Rabaul (NouvelleBretagne) et faisant route vers Wewak (NouvelleGuinée du Nord-Est). A son bord, des officiers d’état-major nippons. En compagnie du Lieutenant-Colonel Tom Lynch (dix-huit victoires), Bong doit intercepter l’avion... mais ils n’arrivent au " rendez-vous " que pour voir leur " cible " atterrir. Bong plonge, mitraille et incendie l’appareil, qui finit par exploser. Tous les occupants sont tués. On apprend plus tard qu’ils étaient tous des officiers de haut rang. Mais cette victoire n’est pas portée à son crédit, car la 5th Air Force ne comptabilise pas les avions détruits au sol. Le 3 mars, Bong abat deux Sally au-dessus de la Nouvelle-Guinée. Son ami Tom Lynch est tué six jours plus tard. Le 3 avril, Dick fait partie de l’escorte de chasse d’une formation de Fortress et abat son vingt-cinquième appareil nippon, un Oscar. Il obtient une autre victoire le 11 et, le lendemain, devient l’égal d’Eddie Rickenbaker (as américain de la Première Guerre mondiale) en détruisant deux Oscar lors d’un raid contre Hollandia (Nouvelle-Guinée occidentale) de 188 bombardiers américains, auxquels il sert de couverture de protection avec soixante-six autres chasseurs. En fait, l’une de ses deux dernières victoires n’est que probable. Bong a rapporté qu’il a touché l’Oscar à l’aile gauche, au moteur et à l’habitacle. Deux semaines plus tard, Hollandia tombe aux mains des Américains et l’on découvre dans la baie de Tannemerah un Oscar touché comme Bong l’a affirmé : sa vingt-huitième victoire est confirmée. Sur sa demande, Bong est affecté à Foster Field (Texas) pour s’initier aux nouvelles méthodes de tir. Revenu au 49th Fighter Group, aux Philippines, en septembre1944, il doit inculquer aux jeunes ce qu’il a appris au Texas. Le général Kenney voudrait le retirer des opérations dans le souci de garder en vie un pilote aussi exceptionnel -, mais n’y parvient pas. Toutefois, Bong n’est autorisé à intervenir qu’en qualité d’instructeur, sauf en cas de légitime défense. Dick obéit, ce qui ne l’empêche pas d’abattre deux avions japonais le 10 octobre. Le 27, sans attendre le consentement de Kenney, il décolle avec d’autres pilotes pour intercepter cinq chasseurs nippons. Quatre sont détruits, dont un par lui. Le lendemain matin, au retour d’une mission de reconnaissance sur l’île de Luçon, il remporte ses trente-deuxième et trente-troisième victoires. Derniers combats C’est alors qu’intervient la rencontre " historique " entre Richard Bong et l’autre as de la 5th Air Force, Thomas Maguire, sur le terrain de Tacloban (Philippines), où ce dernier vient d’arriver avec le 475th Fighter Group. Maguire compte vingt-cinq victoires et ne cache pas son désir de dépasser le score de Dick. Ce " duel fraternel " passionne tout le corps des pilotes de chasse américains, et il n’est pas un mess où les palmarès des deux hommes ne soient tenus à jour. On racontera plus tard qu’à Tacloban ils furent autorisés exceptionnellement à :Voler ensemble et qu’ils abattirent à cette occasion le même nombre d’avions japonais. Mais le fait n’a jamais pu être vérifié.

Bong remportera sa quarantième et ultime victoire sur un Oscar, qui s’écrase en flammes près de San José. Il a bouclé son second tour d’opérations et, pour ses exploits, reçoit des mains du général MacArthur la plus haute distinction américaine : la médaille d’honneur du Congrès (il a déjà la Distinguished Service Cross, sept Distinguished Flying Cross, deux Silver Star et quinze Air Medal). Entre-temps, Kenney, toujours fort désireux d’écarter Bong du théâtre des opérations, l’affecte à Wright Field (Ohio) en qualité de pilote d’essai. Bong, insatisfait, obtempère néanmoins et quitte Tacloban à la fin du mois de décembre 1944. Il reste à Wright Field jusqu’au 23 juin 1945, puis rejoint Burbank (Californie), où il prend le poste de chef des opérations aériennes à l’office industriel de l’Air Force : il contrôle et teste les nouveaux avions Lockheed commandés par l’Air Force. Bong effectue ensuite un stage de prise en main du nouveau Lockheed P-80 " Shooting Star ", premier chasseur à réaction construit en série. Le 6 août, c’est le drame : Bong décolle un P-80 de Burbank. L’avion a pris de la vitesse, quand le turboréacteur faiblit : l’appareil " flotte " un moment, s’incline et s’écrase non loin de la piste. Bong est tué dans l’accident.Ce même jour, la première bombe atomique explose sur Hiroshima ; la guerre va prendre fin, mais les pilotes de la 5th Air Force sont en deuil.

"Au mois de septembre 1942, deux cargos en provenance des Etats-Unis et transportant une cinquantaine de chasseurs bombardiers bimoteurs Lightning P. 38 accostèrent à Brisbane (Australie). Les pilotes, venus par air, se trouvaient déjà sur place. Ils commencèrent aussitôt à subir un entraînement intensif en vue de la lutte .contre les japonais. Parmi eux se trouvait le pilote Richard Bong, promu lieutenant. Richard Bong vit le feu pour la première fois le 27 décembre 1942, alors que son unité était basée à Laloki, en Nouvelle-Guinée. L’engagement, qui opposa douze P. 38 à vingt-cinq bombardiers et chasseurs japonais, eut lieu au-dessus de la base de Dobodura .occupée par les japonais. Les P. 38 abattirent quinze avions ennemis. Richard Bong, pour sa part, en abattit deux Le général Kenney vola de Brisbane à Laloki pour féliciter les pilotes. Il demanda à voir le rapport de Bong. Ce rapport mentionnait uniquement l’heure du décollage, l’heure de l’arrivée au-dessus de Dobodura, l’heure de la chute des deux avions japonais et l’heure de l’atterrissage. ’Rien d’autre.

Au début de janvier 1944, le lieutenant Richard Bong avait abattu dix-neuf avions japonais de différents types. il était l’un des " trois gros " du Pacifique Sud-Ouest, en compagnie du colonel Neel Kearby (dix-neuf victoires) et du lieutenant-colonel Tommy Lynch (seize victoires). Un autre pilote, descendu en parachute puis repêché au cours d’un des gros bombardements de Rabaul, totalisait onze victoires, huit de moins que Bong. C,était un capitaine à petite moustache noire du nom de Tornmy Mc Guire.

En février 1944, alors que Bong venait de rentrer de permission, son unité se trouvant à Nadzab, près de Lae, toujours en Nouvelle-Guinée, son chef de groupe le fit appeler : " Notre service de renseignements a réussi à décrypter un message ennemi qui annonce qu’un avion japonais arrivera ce soir à 18 heures précises à Wewack, transportant un personnage officiel important. Comme vous pouvez voir sur la carte, Wewack se trouve sur la côte, à 450 milles d’ici. Vous allez décoller immédiatement avec le lieutenant-colonel Tommy Lynch pour tenter d’intercepter cet avion. " 450 milles (terrestres) représentent 724 kilomètres. Tommy Lynch et Richard Bong foncèrent à plein régime. Ils arrivèrent à Wewack à 17 h 58. L’avion de transport japonais venant de se poser, il roulait le long de la piste. Le lieutenant-colonel Tommy Lynch attaqua le premier. Son piqué amorcé, il s’aperçut qu’il avait oublié de disposer son appareil de visée ; son attaque était manquée. " A toi, -Bong ! " cria-t-il dans son microphone. Bong Piqua, tira une seule rafale. L’avion explosa d’un coup. Personne n’avait eu le temps d’en sortir. Les japonais, au nombre d’une centaine, qui s’étaient avancés vers la piste, vraisemblablement pour accueillir les visiteurs, avaient été jetés à terre par l’explosion ou demeuraient sur place, médusés. 1 Lynch et Bong en profitèrent pur leur lâcher quelques rafales, puis ils filèrent. "


Les princes du ciel Georges blond Fayard 1963

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