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Olivier Levasseur dit " la buse"

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Olivier Levasseur dit « La Buse » (ou « La Bouche ») serait né vers 1680 à Calais, c’était un authentique pirate qui écumait l’Océan Indien. Il fut pendu haut et court le 7 juillet 1730 à 17h00 à Saint-Paul, sur l’île Bourbon (aujourd’hui île de la Réunion) pour ses crimes de piraterie.

La légende raconte que lorsqu’il était sur l’échafaud la corde au cou, il aurait jeté un cryptogramme dans la foule en s’écriant : « Mon trésor à qui saura comprendre ! » Qui reçut le cryptogramme ? Nul ne saura le dire. Depuis ce jour, bon nombre de passionnés et de chercheurs de trésors se sont lancés sur ses traces pour retrouver son fabuleux trésor, estimé par certains à quelques millions d’euros.

L’histoire du pirate

Né à la fin du XVIIe siècle, à une époque où la Royal Navy chasse les derniers pirates de la mer des Caraïbes, il est très jeune un coureur de femmes, et ce sont ces exploits de séducteur qui lui valent son surnom de La Buse.

Il reçoit son premier navire, La Reine des Indes, par héritage paternel. Installé à bord, il croise en mer d’Oman et rançonne les paisibles navires musulmans qui se rendent en pélerinage à La Mecque. Encouragé par ces premiers forfaits, il s’attaque à des cibles plus consistantes en s’armant plus lourdement, et en utilisant pour base arrière l’île Sainte-Marie, au large de Madagascar. Il s’associe alors avec le pirate anglais John Taylor, également basé dans cette île.

Durant le mois d’avril 1721, les deux associés s’emparent de La Vierge du Cap, un riche vaisseau portugais de 72 canons qui cherchait refuge à Saint-Denis à Bourbon suite aux tempêtes qui se déchainaient dans l’océan. Le vaisseau transportait le comte Ericeira, vice-roi des Indes Orientales Portugaises et l’archevêque de Goa. La Buse et Taylor n’exigèrent pas de rançon au vice-roi mais gardèrent la cargaison en butin : rivières de diamants, bijoux, perles, barres d’or et d’argent, meubles, tissu, vases sacrés et cassettes de pierres précieuses, un trésor que les historiens estiment à quatre millions et demi d’euros.

La Vierge du Cap, retapée et rebaptisée « Le Victorieux », devint le vaisseau de La Buse. Pourchassé par un pavillon commandé par Duguay-Trouin, Taylor s’enfuit aux Antilles alors que La Buse se retira à l’île Sainte-Marie à l’est de la côte malgache où il prit sa retraite en profitant de la charte de clémence offerte par le Roi de France aux Flibustiers. Mais il se ménagea longtemps avant de se soumettre à cette charte : il restitua les vases sacrés, mais ne put se résoudre à rendre le reste du butin, condition sine qua non de la clémence du Roi. Un temps, quatre ans après sa prise, il tenta même d’acheter le gouverneur Antoine Desforges-Boucher, mais le plan échoua suite à l’assassinat mystérieux de l’émissaire de celui-ci.

Vers 1729, il exerçait le métier de pilote dans la baie d’Antongil, à Madagascar, il offrit ses services au vaisseau « La Méduse », de la Compagnie des Indes, qui souhaitait entrer dans le port. Le capitaine d’Hermitte, commandant de bord, le reconnut comme celui qui avait plusieurs fois arraisonné des navires de sa compagnie. Il fut arrêté et conduit à l’île Bourbon pour y être jugé. Là, il refuse de parler au nouveau gouverneur, Pierre-Benoît Dumas.

À l’issue de son procès, en traversant le pont qui enjambe à la Ravine à Malheur, il lâche à ses gardiens : « avec ce que j’ai caché ici, je pourrais acheter toute l’île. »
Tombe de La Buse au cimetière marin de Saint-Paul, à la Réunion.
Tombe de La Buse au cimetière marin de Saint-Paul, à la Réunion.

Voici un extrait du jugement, daté du 7 juillet 1730 :

Voeu par le Conseil le procès criminel extraordinairement fait et instruit à la requête et diligence du Procureur du Roy, demandeur et accusateur, contre Olivier Levasseur surnommé La Buse, accusé du crime de piraterie [...]. Le Conseil l’a condamné et condamne à faire amande honorable devant la principale porte de l’église de cette paroisse, nu en chemise, la corde au col et tenant en sa main une torche ardente du poids de deux livres, pour là, dire et déclarer à haute et intelligible voix que méchamment et témérairement il a fait pendant plusieurs années le métier de forban, dont il se repent et demande pardon à Dieu, au Roy. [...] Exécuté à cinq heures du soir le sept juillet mil sept cent trente.

Signé Chassin - Dumas - Villarmoy - G. Dumas - de Lanux

La chasse au trésor

La chasse au trésor commence vers 1923 sur l’île de Mahé au sud des Seychelles, dans un terrain au bord de la mer appartenant à une certaine Madame Savy. Cette dame découvrit un jour des pierres sculptées sur le bord de la mer, et en inspectant les alentours elle dénicha d’autres rochers taillés de main d’homme.

Sur ces sculptures on pouvait distinguer des messages en langage sibyllin à moitié effacés par l’usure du temps. On distinguait des représentions d’animaux : chiens, serpents, tortues, chevaux et des formes d’objet ainsi que des être humains : une urne, des cœurs, une figure de jeune femme, une tête d’homme et un œil monstrueusement ouvert.

On avança alors l’hypothèse suivante : ces sculptures rupestres pouvaient se rattacher aux écritures idéographiques, indonésiennes et pascuanes, où l’on retrouve fréquemment le serpent et la tortue. Mais pour le reste un point d’interrogation subsistait.

Pour en savoir plus on effectua alors des fouilles et on découvrit près de l’œil deux cercueils contenant des restes humains en qui l’on identifia des pirates par l’anneau d’or de leur oreille gauche.

Les idées se joignant les unes aux autres, on en vint à l’hypothèse d’un trésor. Mis au courant de cette découverte, un notaire de l’île se présenta à Madame Savy en lui déclarant qu’il avait en sa possession des documents concernant un trésor enfoui dans une île de l’océan Indien et il était certain que la localisation du trésor ne soit possible qu’en confrontant les documents qu’il possédait et les signes figurant sur les sculptures.

Malheureusement, ce problème était bien plus difficile à résoudre que ce que le notaire avait cru.

Ses archives étaient composées d’un cryptogramme dont le déchiffrement ne pouvait s’effectuer qu’à partir des Clavicules de Salomon, de deux lettres autographes, d’un testament et de documents rédigés en rébus ou du moins en écriture initiatique qui pouvait être mis en relation avec le symbolisme maçonnique.

Ces documents affirmaient explicitement l’existence d’un trésor (voir de plusieurs) localisé sur une île dans l’Océan Indien. Cependant le nom de cette île aux trésors n’était mentionné nulle part. Ce qui laissait libre cours aux spéculations les plus hasardeuses.

La preuve d’un lien logique entre les différents documents du notaire n’était pas pleinement évidente. Malgré cela, la tradition rattacha le fabuleux trésor de la Buse à celui de Nagéon de L’Estang dit « Le Butin » en émettant l’hypothèse que les deux trésors ne formaient peut être qu’un, par voie de succession et de vol.

Le Cryptogramme de La Buse

Ce message semble être écrit dans un alphabet de type « Chiffre Pig Pen » (parc à cochons) qui est simplement une substitution monoalphabétique ayant perduré durant des siècles sous des formes variées. Ce mode de chiffrement était notamment utilisé par les Templiers. Le déchiffrement du cryptogramme donne le résultat suivant qui reste relativement hermétique

APRE J ME A UNE PAIRE DE PIJON TIRE SKET

2 DOEURS QE SE A J TETE CHEVAL F UNE KORT

F ILT T IN SHIEN TEU PRENE A UNE CULLIERE

DE MIEL LE E FO V TE FOUSSE N FAITE S UNE ONGAT

METTE ONGAT SUR KE PATAIE DE LA PERTOT OITOU SN

V PULE ONGAT OL VS PRENE A 2 LE T CASSE

SUR LE CHEMIN IL FAUT QCEUT TOIT A NOI TIE COUVE

POUR ENPECGE UNE FEMME DH RENG T VOUS NAVE

RVA VOUS SERER LA DOBAUC GEA ET POUR VENGRAAI

ET PORE PINGLE OU EIUI LE TURLORE

IL J NOUR LAIRE PITER UN CHIEN TURQ UN LE NENDE

QAMER DE BIEN TE C JE ET SUR R UN VOV LE NQUIL NI

SEIUD FKU UNE FEMMR QI VEUT SE FAIRE DU NH MET SE

DETE SUD RE DANS DU UI O OU QN DORMIR UN HOMMRE

SSCFVMM/PL FAUT N RENDRE UDL QU UN DIF FURQE

Les autres indices du trésor

En 1947 l’anglais Reginald Cruise-Wilkins étudie le problème et découvre que l’affaire a une connexion avec les douze travaux d’Hercule. Jusqu’en 1970, il a cherché et creusé dans l’île des Seychelles Mahé. Dans une caverne, outre de vieux pistolets, quelques pièces de monnaie, et autres reliquats, il ne trouva rien.

Autour du personnage

Le pirate La Buse est au centre d’un roman graphique de Lewis Trondheim et Appollo intitulé Ile Bourbon 1730. De manière très romancée, les auteurs imaginent l’histoire d’un jeune ornithologue passionné de piraterie débarquant sur l’Ile Bourbon quelques jours ou semaine avant la pendaison de La Buse.

Dans le film Captain Blood, de Michael Curtis, il se fait tuer en duel par le protagoniste.


sources wikipedia

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