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Mitsubishi G3M "Nell"et"Tina"

, par


Trois jours après l’attaque contre Pearl Harbour, la Marine impériale frappa un second coup, qui détermina de manière presqu’aussi décisive que le premier le déroulement de la première année de guerre dans le Pacifique. Le 10 décembre 1941, au large de la Malaisie, les cuiras­sés britanniques Prince of Wales et Re-pulse — qui opéraient dans une zone considérée comme en dehors du rayon d’action des bombardiers japonais — fu­rent coulés au terme d’une attaque mas­sive et précise menée par des avions mu­nis de bombes et de torpilles. A la base du succès de cette opération se trouvait un bimoteur moderne, le Mitsubishi G3M2 qui, créé presqu’en secret, constitua l’élément le plus précieux des détache­ments de bombardement de la marine nippone dans la première année de guerre. Réalisé vers la moitié des années trente et produit en quatre versions prin­cipales, ce bombardier resta en produc­tion jusqu’en 1943 et le nombre d’exem­plaires construits s’éleva à 1 048.


En 1933, lorsqu’il occupait les fonctions de directeur du département technique du Bureau Aéronautique de la Marine impériale, l’amiral Isoroku Yamamoto, le véri­table « Père » du G3M, parvint à convain­cre l’état-major de la nécessité impé­rieuse de mettre au point un avion terres­tre à grande autonomie. Selon Yama­moto, un avion de ce genre aurait dû épauler les appareils embarqués afin d’appuyer, les forces navales opérant dans les vastes étendues du Pacifique. Les Japonais mirent le programme en route et réalisèrent le premier prototype. sans tenir compte des notes émises par les autorités militaires, dans le seul but de tester les caractéristiques et les perfor­mances d’un futur bombardier. Conçu par Sueo Honjo, Tomio Kubo et Nobuhiko Kusabake et appelé Ka-9, l’archétype de tous les G3M vola en avril 1934 er révéla aussitôt d’excellentes qualités aérodyna­miques et de très bonnes performances. Un peu plus d’un an plus tard — en juin 1935 — apparut le premier des vingt et un prototypes entièrement adaptés à l’usage militaire et, en juin 1936, le Japon mit en production la version initiale, appelée G3M1 .

Seuls 34 exemplaires de ce modèle virent le jour. La possibilité de disposer de moteurs Kinsei de puissance plus grande donna naissance au G3M2, la série de production majeure, qui se divisa elle-même en deux sous-séries, la G3M2 modèle 21 et la G3M2 modèle 22, cons­truites respectivement à 343 et environ 400 unités. Réalisée par la seule société Nakajima à partir de 1941, la dernière version fut la G3M3 modèle 23 qui, munie de moteurs Kinsei de 1 300 CV et pour­vue d’une capacité de caburant augmen­tée à 5 182 litres, dépassa toutes les au­tres en vitesse et en autonomie.
Les G3M commencèrent à opérer en août 1937, au cours du deuxième conflit sino-japonais. Après l’entrée en guerre du Japon, en décembre 1941, les bombar­diers Mitsubishi prirent part à toutes les opérations menées dans les îles du Paci­fique, aidés il est vrai, petit à petit, par les G4M plus modernes. Pendant leur longue carrière opérationnelle, les G3M servirent également comme avions de transport, tant civils que militaire. En 1938, les Ja­ponais transformèrent une vingtaine de G3M2 pour l’emploi commercial. tes compagnies aériennes Nippon Koku K.K. et Dai Nippon Koku K.K. se servirent sur­tout de ces appareils. Ces machines du­rent leur célébrité à une série de vols in­tercontinentaux, dont le tour du monde effectué entre le 26 août et le 20 octobre 1939 par l’exemplaire J-BACI baptisé Nippon. L’entreprise, patronnée par le quotidien japonnais Mainichi Shimbun, permit de parcourir plus de 52 850 kilo­mètres en 194 heures de vol. Le code al­lié signalait les bombardiers G3M sous le nom de NELL et les machines de trans­port militaire dérivées sous celui de TINA.

Avion  : Mitsubishi G3M2.
Constructeur : Mitsubishi Jukogyo K.K.
Type : bombardement.
Année : 1937.
Moteur : deux Mitsubishi Kinsei 41 radiaux à 14 cylindres refroidis par air, de 1075 CV chacun.
Envergure : 25,00 m.
Longueur : 16,45 m.
Hauteur  : 3,68 m.
Poids au décollage : 8 000 kg.
Vitesse maximum  : 373 km/h à 4 180 m d’altitude.
Altitude opérationnelle maximale : 9 130 m.
Autonomie : 4 380 km.
Armement : 3 mitrailleuses, 800 kg de bombes.
Équipage : 7 personnes.

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