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Fiches sur les mythes, personnages, les batailles, les équipements militaires. De l'antiquité à l'époque moderne, découvrez l'histoire, commentez et posez vos questions, participez à la vie du site !

Mark A Whippet

, par

Mark A Whippet

Pays Grande bretagne

Type

 : char moyen

Performances : vitesse 12.8 km/h

autonomie

64 km.

Equipage : 3 hommes

Armement : 4 mitrailleuses Hotchkiss 303.

Blindage : minimum 5 mm ; maximum 14 mm.

Dimsension

 :
longueur 6.09 m ;

largeur

 : 2,61 m ;

hauteur:2 74 m

Poids en ordre de combat : 14.2 t

Moteurs : deux Taylor 6 cyl. en ligne à essence, refroidis par eau, développant chacun 45-ch

Temps de service : introduit au début de 1918 dans l’armée britannique Reçut son baptême du feu en mars
1918 et combattit sans désemparer jusqu’à la fin de la guerre. Retiré du service en temps de paix.

La production
atteignit le chiffre approximatif de 200 unités. Egalement
employé par le Japon et l’URSS.

A peine le premier rombdidal. le Mark I, avait-il fait la preuve de ses talents que le War Office demandait ur char plus léger et plus rapide capable de remplir Is mission traditionnelle de la cavalerie, soit l’exploitatior d’une percée et la poursuite de l’ennemi. Le principe était de donner au blindé la place du cheval et Sir William Tritton, père du Mark I et directeur général de William Foster & Co. de Lincoln. entreprit les études devant mener a ce qu’il appelait le « Chasseur Tritton », un nom qui se passe de commentaires. Les capacités en franchissement terrestre furent jugées moins importantes que pour les chars de bataille puisqu’on pouvait raisonnablement poser pour acquis que ces derniers auraient posé des fascines dans les excavations les plus larges. En conséquence, la longueur du « Chasseur » pouvait ètre réduite, ce qui réduirait aussi le poids et les dimensions générales.
L’organisation du véhicule ressemblait à celle des autos blindées alors en service en ce que le compartiment moteur se situait à l’avant et le poste de conduite derrière un long capot. Derrière le chauffeur etait prévue une tourelle pivotante devant loger le chef de char et le canonnier. Malheureusement la tourelle pivotante fut abandonnée sur les modèles de série. La fabrication en était facilitée mais la vie de l’équipage en devint nettement plus difficile encore car le chef de char et son canonnier se trouvaient maintenant devant quatre mitrailleuses à servir, dans les limites d’une chambre de combat qui n’avait jamais été prévue a cette fin. Sir William Tritton était très conscient de la perte de puissance que provoquait une direction par freinage sur les arbres des réducteurs latéraux et pour recoudre le problème sans ajouter aux difficultés de la fabrication, il employa un moteur pour chaque chenille. Une saine mesure en théorie, en pratique la source de mille complications_ La méthode Tritton fut reprise sur un amphibie à roues de la marine américaine. avec des résultats comparables, bien entendu.
Pour la première fois, les chenilles ne couraient plus tout autour de la coque, signe avant-coureur d’une rupture totale avec la tradition, et le véhicule y trouvait une apparence résolument moderne. Les déversoirs de boue rendaient de grands services en dégageant de façon permanente les chenilles et les bogies, ce qui rendait la maintenance beaucoup plus facile. Malheureusement les bogies n’étaient pas suspendus, ce qui excluait toute idée d’atteindre de hautes vitesses ; en fait la vitesse maximale théorique n’était possible que sur un terrain libre de tout obstacle et dans la boue des Flandres, le Whippet était bien inférieur au cheval sur le plan de la mobilité. L’autonomie était trop limitée pour un véhicule dont la mission était d’exploiter une percée ; la panne sèche étant inévitable après 64 km. les équipages recoururent à des moyens désespérés, emportèrent un complément de carburant dans des bidons fixés à l’extérieur de la coque une habitude suicidaire en opérations. Quant au réservoir d’origine. devant le moteur, entre les avancées frontales, il était protégé par un blindage... mais idéalement placé pour recevoir les obus antichars.
Malgré ces défauts, et il serait facile d’en citer beaucoup d’autres, le Whippet fut considéré comme un plein succès et les Allemands s’empressèrent de le copier presque point par point tout en ayant la sagesse de vouloir monter un canon de 57 mm dans la tourelle. L’Armistice prit les Allemands de vitesse mais leur version fit l’objet d’un développement ultérieur en Suède, sous la désignation de m-21 Bofors (dont il subsiste un exemplaire) et l’engin devint beaucoup plus efficace, alors que les Britanniques l’avaient abandonné en 1919 et mis à la ferraille les 200 exemplaires existants... non sans avoir expérimenté, a l’atelier central du Tank Corps, en France, un Whippet aux bogies enfin suspendus. L’amélioration fut très nette et avec l’adoption d’un moteur d’avion de 360 ch Rolls-Royce Eagle pris sur un bombardier Handtey Page, le char atteignit sans difficultés les 48 km/h. Mais toutes ces possibilités restèrent inexploitées et la doctrine britannique en matière de chars resta attachée au Medium C et à ses dérivés.


sources l’encyclopedie des blindés ed. Elsevier Séquoia 1978

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