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Les Japonais jaillirent de la brousse

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Le ravitaillement suivit, goutte à goutte, amené à bras par un détachement de pionniers et les renforts arrivèrent, sous la protection toute relative de la longue jetée. Le courage de ces hommes était exceptionnel ; les Japonais ne pouvaient pas les arrêter !
Cette journée interminable fit place à une nuit qui n’en finit pas non plus, illuminée par la lueur des incendies des dépôts d’essence. C’est au cours de la nuit que les Japonais perdirent leurs dernières chances de rejeter les marines à la mer. Il n’y eut pas de contre-attaque. Le bombardement avait détruit les transmissions et l’amiral Shibasaki ne put entrer en contact avec ses hommes pour les lancer tous ensemble sur les deux minuscules têtes de pont tenues par les Américains. Le 21 novembre, la marée fut fatale à la garnison ennemie. Un bataillon du 8e marines aborda et, après avoir passé une nuit épuisante à être ballotté dans les bateaux, fut soumis à son tour au feu d’enfer des Japonais. A l’extrémité ouest de Betio, un bataillon de la réserve de corps, fourni par l’amiral Turner, put prendre pied et venir soulager le petit détachement qui s’efforçait de tenir le « bec » de l’oiseau. Des obusiers avaient pu être débarqués ; ils commençaient à tirer tandis que les canons des destroyers ajustaient leur tir avec précision sur les objectifs des zones les plus dangereuses.
Se précipitant sous une grêle de balles, deux compagnies de marines réussirent à atteindre le rivage du côté de l’océan et s’y retranchèrent ; d’autres unités se dirigèrent vers le terrain, toujours balayé par le feu de l’ennemi, qui s’étendait entre les pistes de l’aérodrome. Toute la partie occidentale de Betio était nettoyée, ce qui permit, le 22 novembre, de faire débarquer un autre bataillon du 6e marines. Le troisième jour de la bataille fut pénible mais le glas de la défense sonna définitivement à partir du moment où les marines réussirent à démolir ou à boucher les plus importants des ouvrages qui n’avaient pas cessé de résister depuis le jour J. Les Japonais, dans une situation désespérée, n’en continuaient pas moins le combat. A la tombée de la nuit, il ne resta plus que quelques points d’appui isolés sur le terrain conquis par les Américains et trois bataillons de la 2e division de marines avaient refoulé dans la partie orientale de l’île (la « queue ») ce qu’il restait de Japonais.
Finalement, les Nippons contre-attaquèrent. Ils étaient environ 500 qui jaillirent de la brousse et se heurtèrent à un déluge de feu provenant d’un destroyer et de l’artillerie. Ils continuèrent quand même jusqu’à entrer en contact, à la baïonnette et à la grenade, avec une compagnie de marines. L’engagement fut féroce, mais le résultat était acquis d’avance : les Japonais s’effondrèrent en masse, atteints par les éclats d’obus ou tués dans les tranchées des marines. Au matin, la 2e division nettoya définitivement le terrain, anéantissant les derniers défenseurs par l’action combinée des chars et des fantassins. Le général Smith annonça que Betio était tombé, le 23 novembre, à 13 h 12. Au total, les pertes américaines à Tarawa avaient été très élevées mais, pour les Japonais, elles étaient effrayantes. On ne compta que 146 prisonniers, et encore pour la plupart, des travailleurs coréens. Tout le reste de la garnison, forte au départ de 4 836 hommes, avait été anéanti. Les chiffres donnés par la 2e division font apparaître que 984 hommes des marines et de la flotte ont payé de leur vie la prise de Betio, mais c’est plus de 1 000 qu’il a fallu compter quand tous les rapports eurent été dépouillés. Il faut ajouter à ce chiffre 2 072 blessés.


Henry I. Shaw. Jr. Historia Magazine 1968

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