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L’Empire

, par

La symbolique impériale

Le sacre impérial, événement unique dans l’Histoire de France représenté sur le tableau de Jacques-Louis David, Le Sacre de Napoléon, est lourdement chargé en symboles. Le passage de la République à l’Empire nécessite la création d’armoiries impériales, ainsi que la création d’objets symboliques destinés à établir une tradition auparavant inexistante. Napoléon, qui se veut rassembleur, décide d’associer aux symboles de son règne les images qui ont pu représenter auparavant la France, ainsi que les pouvoirs forts européens.
Le Sacre de Napoléon, de Jacques-Louis David - Cette scène montre le moment où Napoléon prend des mains de Pie VII la couronne impériale pour en coiffer sa femme l’impératrice Joséphine.
Le Sacre de Napoléon, de Jacques-Louis David - Cette scène montre le moment où Napoléon prend des mains de Pie VII la couronne impériale pour en coiffer sa femme l’impératrice Joséphine.

L’aigle est choisi en référence aux aigles romaines, portées par les légions, mais il est également le symbole de Charlemagne, l’aigle éployée. C’est d’ailleurs une erreur de lecture qui donnera pour symbole de l’Empire français un aigle aux ailes déployées : en héraldique, éployée se dit des oiseaux et des animaux chimériques représentés avec les ailes étendues (un aigle à deux têtes aux ailes deployées en est un bon exemple). La couleur rouge du manteau impérial, est une référence directe au pourpre de l’imperium romain. Napoléon se pose ainsi en héritier de l’Empire romain et de Charlemagne.

Les abeilles sont censées rappeler les Mérovingiens (des broches les représentant ayant été retrouvées dans des tombeaux de cette époque), et leur disposition sur les armoiries et le manteau impérial doit rappeler les fleurs de lys des capétiens. La main de justice, utilisée par les Capétiens lors des sacres royaux doit faire apparaître qu’il est l’héritier de leur pouvoir. Là, Napoléon veut montrer qu’il est le fondateur de la « quatrième dynastie », celle des Bonaparte, après les Mérovingiens, les Carolingiens, et les Capétiens.

D’autres symboles utilisés pendant le sacre sont chargés de valeurs morales. Ainsi, Napoléon tient un moment le globe de Charlemagne ; il porte la couronne de ce même empereur (ces deux éléments ayant été forgés de toute pièce avant le sacre). Son épée et son sceptre sont dits de Charlemagne : ils ont été en réalité utilisés depuis plusieurs siècles par les Valois puis les Bourbons lors de leurs sacres.

Napoléon arrête le mouvement révolutionnaire mais non la Révolution. En obtenant la confiance des bourgeois (grâce à la vente des biens nationaux, à la paix maritime et continentale, à la création d’une noblesse méritocratique...), grâce au prestige de grandes victoires (Marengo 1800), à la bonne résolution des crises telle celle de 1802 (disette et chômage), Napoléon obtient le soutien populaire et s’affranchit peu à peu du processus révolutionnaire, qui ne lui est plus nécessaire. Au fil des années, alors que sa popularité ne va cesser de croître, il va monter en puissance et s’éloigner de la République. En 1804, après divers complots visant son assassinat et la reprise des hostilités avec le Royaume-Uni, il est perçu comme le seul rempart face aux ennemis de la Révolution, et la question de l’hérédité devient un sujet de préoccupations. Il en profite pour se faire sacrer Empereur (ou plutôt, se sacrer). Ce qui pourrait être vu comme l’aboutissement du projet d’un tyran ne l’est pas. En effet, lors du sacre, Napoléon déclara être dans la continuité de la révolution, et est soutenu par les révolutionnaires eux-mêmes, malgré la fin du processus révolutionnaire.

Les guerres impériales ont perpétué la Révolution. Dans tous les pays conquis, Napoléon Ier impose le Code civil et par conséquent toutes les notions révolutionnaires qui en font partie. Il est considéré dans un premier temps comme le libérateur de l’Europe. Mais à partir de la Quatrième coalition, qui commence en 1806, le but de ces guerres ne sera plus la propagation des idées révolutionnaires. Malgré la défaite napoléonienne de 1815, les idées de liberté et d’égalité resteront fermement implantées dans les pays qui avaient été conquis, et de nombreux bouleversements au fil du XIXe siècle en découleront

Grâce à la modernisation des institutions françaises et européennes, à la pacification du pays, à ses victoires militaires et la conquête de la majeure partie de l’Europe, Napoléon a permis l’expansion et la perpétuation de la Révolution. Ainsi, malgré les nombreux changements de régime lors du XIXe siècle, le Code civil français restera en vigueur dans l’Europe entière, et les nombreux principes révolutionnaires qu’il contient. Napoléon est donc plus le continuateur que l’assassin de la révolution, malgré l’impasse qu’il fit sur la République. En supprimant les cultes révolutionnaires et autres acquis révolutionnaires qui mettaient en danger l’œuvre de la révolution elle-même, il permit aux autres de traverser les époques.

Napoléon et l’Église

Le sacre de Napoléon, sous les yeux du Pape, réduit à bénir le couronnement du maître de la France, est également l’occasion de revenir sur les rapports entre la France et le Vatican. La signature du Concordat par le Premier consul en 1801 reconnaît le catholicisme comme la religion « de la majorité des Français », et non plus religion d’État. Les prêtres reçoivent désormais un traitement de la part de l’État. Restauration catholique, moins de dix ans après la confiscation des biens de l’Église ? Napoléon préserve les apparences : en 1804, ce n’est pas l’Empereur qui ira se faire sacrer à Rome, à l’image des empereurs germaniques, mais ce sera le pape que l’on fera venir à Paris, comme un vulgaire aumônier. Napoléon l’accueille en forêt de Fontainebleau, à cheval et en habit de chasse, mettant ainsi en scène le caractère fortuit de la rencontre. Napoléon l’offensera encore en lui prenant des mains la couronne de l’impératrice, mais surtout en se couronnant lui-même. De cette manière, il affirme la primauté du politique (et donc du séculier) sur le religieux.

Le Sacre de Napoléon.

Le rapprochement entre Napoléon et l’Église est donc le fruit d’un calcul politique. Au delà de la valeur morale qu’a pu avoir un sacre religieux aux yeux des catholiques, de la valeur symbolique d’un couronnement pontifical rappelant le sacre des empereurs germaniques, Napoléon se place à l’égal, voire au-dessus des rois européens. La présence du Pape au sacre donne une dimension universelle à l’Empire. Celui-ci n’est plus simplement le fruit d’une révolution, c’est un couronnement divin qu’aucun des souverains d’Europe ne peut égaler.

La présence du Pape est donc davantage un message aux pays européens qu’une affirmation catholique tardive d’un ex-révolutionnaire.

Napoléon, d’ailleurs peu sensible au sort du Pape, n’hésitera pas à le retenir prisonnier à Fontainebleau. Dans l’idée d’affirmer la puissance politique, et donc religieuse de la France, il envisagera de transférer la résidence du Pape de Rome à Paris, avant d’abandonner cette idée.

L’Empire victorieux

Premières années du Premier Empire.

En 1804, l’heure n’est donc pas encore aux vastes conquêtes, et, persuadé depuis longtemps que le seul moyen d’obtenir une paix définitive était de neutraliser le Royaume-Uni, Napoléon mit au point, avec l’amiral Latouche-Tréville (qui mourra avant d’avoir pu l’exécuter), un plan visant à l’invasion du Royaume-Uni. Celui-ci échoua définitivement à la bataille de Trafalgar, où la flotte franco-espagnole commandée par l’amiral de Villeneuve fut disloquée par l’amiral Nelson. Le Royaume-Uni en tira la domination des mers pendant le siècle suivant.

En 1805, la Troisième coalition se forma en Europe contre Napoléon. L’Empereur qui, à Boulogne, supervisait les préparatifs en vue de l’invasion du Royaume-Uni, dut faire face à une guerre soudaine, et à l’autre bout de l’Europe. Il mena une offensive immédiate, acheminant la Grande Armée en Autriche à marche forcée, et s’assura une brillante victoire contre l’Autriche et la Russie à la bataille d’Austerlitz, dite « bataille des Trois-Empereurs ». En 1806, la Prusse provoque un nouveau conflit. La campagne que mène Napoléon est impressionnante de rapidité : « l’Âme du monde » (Hegel) : il balaie l’armée prussienne à la bataille d’Iéna (doublée de la brillante victoire de Davout à Auerstaedt) où avec 30 000 hommes le Maréchal Davout bat les 63 500 prussiens qui l’assailent. L’année suivante, Napoléon traverse la Pologne, remporte une victoire sur les Russes à Friedland et finit par signer, à Tilsit, au milieu du Niémen, en une mise en scène travaillée pour frapper les esprits, un traité avec le tsar Alexandre Ier, divisant l’Europe entre les deux puissances.

Cet homme formé dans les écoles et par les maîtres de l’Ancien Régime, officier de l’armée royale, brise les anciennes conceptions militaires. Il ne s’agit plus de livrer une guerre de siège à l’aide de 30 à 50 000 hommes, mais de rechercher la bataille décisive, engageant plus de 100 000 hommes s’il le faut. Il ne s’agit plus de rester maître du champ de bataille, mais d’anéantir l’ennemi.

En 1808 il crée la noblesse d’Empire : bientôt ses maréchaux et généraux arboreront les titres de comte d’Empire, prince de Neuchâtel, duc d’Auerstaedt, duc de Montebello, duc de Dantzig, duc d’Elchingen, roi de Naples.

Du 27 septembre au 14 octobre 1808, Napoléon donne rendez-vous à Alexandre Ier à Erfurt, pour un nouveau traité, afin qu’ils s’unissent contre l’Autriche qui menace de redéclarer la guerre à la France.
Le tsar refuse en préférant que ce traité soit établi dans le but de renouveler l’alliance qui s’était forgée entre eux l’année précédente à Tilsit ; cela permit en fait à Napoléon de s’assurer encore plus longtemps de la fidelité d’Alexandre. Mais ce fut un échec car il s’aperçut bientôt de la trahison de Talleyrand, qui avait approché le tsar en lui conseillant de résister à Napoléon qui ne cessait de séduire ce dernier.

En 1810, Napoléon édifie le « Grand Empire » : d’Amsterdam à Rome, celui-ci compte 130 départements ainsi que plusieurs états vassaux et sa population est de 70 millions d’habitants, dont 30 seulement sont Français ; l’Empire est à son apogée.

Le 2 avril 1810, il épouse l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, qui, le 20 mars 1811, lui donnera le fils qu’il aura tant attendu ; cet enfant sera surnommé le roi de Rome et nommé « Napoléon II ».

Campagnes de la péninsule Ibérique, d’Autriche, de Russie et d’Allemagne

Le Premier Empire en 1812-1813.

À la suite de l’attitude britannique vis-à-vis des bateaux de commerce français, Napoléon tenta d’imposer le Blocus continental visant à asphyxier l’industrie britannique. Le Portugal, vieil allié des Britanniques, refusa de signer ce traité. Napoléon, recherche donc l’aide de l’Espagne pour envahir le Portugal. Il finit par envahir l’Espagne et installa son frère Joseph Bonaparte comme roi. Le Portugal fut également envahi, mais les trois campagnes (1808, 1810, 1811) menées, notamment par les maréchaux Junot et Masséna ne mirent pas fin à la résistance britanno-portugaise. Une partie de la population espagnole se souleva contre les Français. Bientôt l’excellente infanterie britannique, commandée par le futur duc de Wellington, mit pied en Espagne, en passant par le Portugal, en 1808 et, avec l’aide des nationalistes espagnols, poussa l’armée française hors de la péninsule Ibérique, en 1812. Alors que les meilleures troupes de l’armée française étaient engagées en Espagne, l’Autriche attaqua une nouvelle fois la France en Allemagne et fut finalement vaincue lors de la bataille de Wagram. Le maréchal Lannes, compagnon et ami de l’Empereur, périt à la bataille d’Essling.

Alexandre Ier, poussé par la noblesse russe acquise aux Britanniques, refusa de coopérer avec Napoléon pour porter le coup final au Royaume-Uni. Napoléon, croyant cette guerre inévitable, envahit la Russie en 1812. La Grande Armée, appuyée des alliés italiens, allemands, autrichiens, devint gigantesque : ce sont 600 000 hommes qui franchirent le Niémen.

Les Russes, dirigés par Koutousov, suivirent la stratégie de la terre brûlée, reculant sans cesse devant les troupes françaises. La bataille de la Moskowa, le 12 septembre, ne permit pas de désigner un vainqueur. Bien que les Russes abandonnent le terrain, les pertes furent presque équivalentes dans les deux camps.

Dès le lendemain de l’entrée des troupes françaises dans Moscou, les Russes incendièrent la ville et Napoléon dut faire retraite. L’hiver, soudain en ces régions, était dangereusement proche : Napoléon, espérant une démarche de la part d’Alexandre, fit retarder la retraite jusqu’au dernier moment. Les troupes françaises effectuèrent une retraite extrêmement éprouvante vers l’Allemagne dans l’hiver russe et par les régions dévastées qu’elles avaient parcourues à l’aller. Des 600 000 hommes qui entrèrent en campagne, seules quelques dizaines de milliers franchirent la Bérézina. La Grande Armée était détruite.

Campagne de Russie (1812).

Encouragés par ce dramatique échec, plusieurs rois reprirent les armes contre la France. À la suite de deux victoires remportées en Allemagne (Bautzen et Lutzen), une partie de ses troupes le trahit et Napoléon subit une défaite décisive à Leipzig, aussi appelée « Bataille des nations », qui vit s’opposer 180 000 Français à 300 000 alliés (russes, autrichiens, prussiens, suédois). Le maréchal Poniatowski, prince polonais et neveu de Stanislas II, dernier roi de Pologne, y perdit la vie en tentant de traverser l’Elster avec ses hommes. On dénombra 100 000 morts et blessés.

Campagne de France (1814).

En 1814, une alliance entre le Royaume-Uni, la Russie, la Prusse et l’Autriche fut formée. Malgré les incroyables victoires aux batailles de Champaubert et de Montmirail, que Napoléon remporta à la tête d’une armée de jeunes recrues inexpérimentées (les « Marie-Louise »), Paris tomba le 31 mars et les maréchaux forcèrent Napoléon à abdiquer. L’intention de Napoléon était d’abdiquer en faveur de son fils (Napoléon II) mais les puissances alliées exigeaient une abdication inconditionnelle.

Napoléon pensait que les alliés allaient le séparer de l’Impératrice et de son fils le Roi de Rome ; alors, dans la nuit du 12 au 13 avril, il prit la dose de poison qui devait lui permettre de se suicider. On a longtemps crû qu’il s’agissait d’opium dans un peu d’eau, mais il semblerait que ce ne soit pas le cas (cf. Napoléon - Les Grands Moments d’un destin, par Jean Tulard - chap. 44). Les troubles et la nature du malaise de l’Empereur ne correspondent pas à une intoxication par l’opium.

Il a choisi cette mort parce qu’il pensait qu’on allait par la suite exposer son corps aux Français, et il voulait que sa garde reconnaisse son visage calme qu’elle lui connaissait au milieu des batailles. Après de longues minutes d’agonie, l’Empereur se plaignait du lent effet de la substance qu’il avait avalée. Il déclara à Armand de Caulaincourt : « Qu’on a de peine à mourir, qu’on est malheureux d’avoir une constitution qui repousse la fin d’une vie qu’il me tarde tant de voir finir ! ». Les nausées de Napoléon furent de plus en plus violentes, il ne fut plus maître de s’empêcher de vomir, comme il l’avait été jusqu’alors, puis par la suite viennent les effets de vomissement, la longue agonie se poursuivit jusqu’à la venue du docteur Yvan. Napoléon lui demanda de lui donner une autre dose de poison pour qu’il puisse mourir, le docteur refusa en disant qu’il n’était pas un assassin et qu’il ne ferait jamais quelque chose contre sa conscience. Le Docteur eut lui-même une crise de nerfs, s’enfuit à cheval, personne ne le revit. L’agonie de l’empereur se poursuivit, Caulaincourt sortit de la pièce pour demander au valet de chambre et au service intérieur de garder le silence. Napoléon rappela Caulaincourt en lui disant qu’il préférait mourir plutôt que de signer le traité. Les effets du poison se sont par la suite dissipés et l’Empereur a pu reprendre ses activités normales. On ne sait pas exactement comment l’Empereur a survécu à la dose de poison qu’il a prise, soit son estomac se révulsa, soit le poison avait perdu de sa force.

Il fut déchu par le Sénat le 3 avril et exilé à l’île d’Elbe, selon le Traité de Fontainebleau signé le 11 avril, conservant le titre d’Empereur mais ne régnant que sur cette petite île.

Les Cent-Jours

En France, Louis XVIII écarta « Napoléon II » et prit le pouvoir. Napoléon s’inquiéta du sort de sa femme et surtout de son fils qui était aux mains des Autrichiens. Le gouvernement royaliste refusa bientôt de lui verser la pension promise et des rumeurs circulèrent quant à sa déportation vers une petite île de l’océan Atlantique sud. Napoléon décide donc de retourner sur le continent pour reprendre le pouvoir.

La Route Napoléon et le « Vol de l’Aigle »

- 1er mars 1815 : Débarqués à Golfe-Juan, Napoléon et sa petite troupe, gagnent Cannes où ils arrivent tard et d’où ils repartent tôt.
- 2 mars : Voulant éviter la voie du Rhône qu’il sait hostile, Napoléon fait prendre alors la route de Grasse pour gagner, par les Alpes, la vallée de la Durance. Au-delà de Grasse, la colonne s’engage dans de mauvais chemins muletiers et s’arrête à Saint-Vallier, Escragnolles, et Séranon.
- 3 mars : Après une nuit de repos, elle gagne Castellane ; dans l’après-midi, elle atteint Barrême.
- 4 mars : Napoléon trouve à Digne la route carrossable et fait étape le soir au château de Malijai, attendant avec impatience des nouvelles de Sisteron dont la citadelle, commandant le passage étroit de la Durance, peut lui barrer la route.
- 5 mars : Sisteron n’est pas gardée et Napoléon y déjeune, puis quitte la localité dans une atmosphère de sympathie naissante. Le soir, il arrive à Gap et y reçoit un accueil enthousiaste.
- 6 mars : Il couche à Corps.
- 7 mars : Il gagne la Mure, puis trouve en face de lui, à Laffrey, des troupes envoyées de Grenoble. C’est ici que se situe l’épisode fameux que commémore aujourd’hui, dans la « prairie de la Rencontre », un monument. Le soir même, Napoléon fait son entrée à Grenoble aux cris de « Vive l’Empereur ».

Les armées envoyées pour l’arrêter l’accueillirent en héros partout sur son trajet, sur la route qui porte désormais son nom. Le maréchal Ney, qui avait juré à Louis XVIII de lui ramener Bonaparte dans une cage de fer, s’inclina devant son ancien souverain, ce qui lui valut d’être le seul maréchal exécuté pour trahison lors de la Seconde Restauration. Napoléon arriva sans coup férir à Paris. Cette montée à Paris est connue comme le « Vol de l’Aigle » inspiré des paroles de Napoléon : « L’Aigle volera de clocher en clocher jusqu’aux tours de Notre-Dame ». En 1932, la Route Napoléon sera inaugurée entre Golfe-Juan et Grenoble. Des aigles volants jalonnent ce parcours.

Le retour au pouvoir et la défaite finale

Le retour de Napoléon aux Tuileries le 20 mars 1815 marque le début de la période dite des Cent-Jours. Napoléon fait établir l’Acte additionnel aux Constitutions de l’Empire (22 avril), connu aussi sous le nom de Charte de 1815. Une Chambre des représentants est élue.

Sur le plan international, Napoléon affirme ses volontés pacifiques puisqu’il n’avait pas le choix, mais les alliés n’acceptent pas ce retour et reprennent les hostilités contre la France. L’armée napoléonienne est finalement défaite à la bataille de Waterloo le 18 juin 1815. La jonction des armées prussiennes et britanniques, que n’a pu empêcher le maréchal Grouchy, eut raison des troupes impériales.

Le retour de Napoléon et sa défaite finale empire la situation internationale de la France. Laquelle est traitée plus durement encore qu’initialement prévu, lors des traités de Vienne. Napoléon laisse une France exsangue. Démographiquement, la France a perdu environ 1 700 000 hommes depuis 1792, dont la majorité pendant les guerres napoléonniennes. Économiquement, la France est ruinée. Ses ports et ses arsenaux sont ruinés. La France a perdu toutes ses colonies qui lui restaient de l’Ancien Régime. Son influence internationale mise en place depuis Richelieu et Louis XIV est réduite à néant. Napoléon laisse une France plus petite territorialement que sous Louis XVI. Même la Sarre et les villes de Marienbourg, Philippeville et Landau, acquises sous Louis XIV, sont cédées aux coalisés. Napoléon laisse une France occupée par les coalisés. La France doit payer une lourde indemnité de guerre pour l’entretien des troupes étrangères sur son territoire. Lorsque Napoléon quitte la France, il n’est pas regretté. C’est à Sainte-Hélène que va pourtant se forger sa légende.

Demandant l’asile au " plus constant de ses ennemis ", l’Angleterre, il est d’abord pris en charge par le Bellorophon, puis transféré le 7 août 1815 sur le Northumberland qui le déposera à Sainte-Hélène.

Il ne met pas un seul pied en Angleterre, les officiers britanniques voulant éviter absolument que Napoléon puisse demander le droit d’asile en revendiquant l’Habeas Corpus Act.

Le capitaine, en l’accueillant, l ’appelle "général Bonaparte" ce qui mettra Napoléon hors de lui.

Les Anglais l’appelleront toujours ainsi puisqu’ils n’ont jamais reconnu l’Empire.


Source Wikipedia

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