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Fiches sur les mythes, personnages, les batailles, les équipements militaires. De l'antiquité à l'époque moderne, découvrez l'histoire, commentez et posez vos questions, participez à la vie du site !

Gueorgui Joukov

, par


Né dans une famille de paysans à Strelkovka, province de Kalouga, région du sud-ouest de Moscou. Il est d’abord apprenti fourreur à Moscou.

Première Guerre mondiale

Engagé volontaire en 1914. En 1915, il est enrôlé comme soldat dans le régiment de dragons de Novgorod, décoré de la croix de Saint-Georges à deux reprises, il est promu au rang de sous-officier pour sa bravoure au combat. En 1917, les officiers de l’armée du Tsar le nomment lieutenant.[1]

L’ascension

Il rejoint le Parti communiste de l’Union soviétique après la révolution d’octobre, où son origine modeste devient un atout. Après une guérison du typhus, il se bat lors de la guerre civile, contre Denikine et Wrangel, recevant l’Ordre du Drapeau Rouge pour avoir maîtrisé une révolte paysanne.

Remarqué pour sa minutie, sa discipline et sa rigueur, il obtient rapidement de l’avancement : en 1923 il commande un régiment de cavalerie, et en 1930, une brigade. En 1931, il obtient son diplôme à l’académie militaire de Frounzé.

Fervent partisan des nouvelles manières de combattre avec des chars, il survit aux Grandes purges à la direction de l’armée mises en œuvre par Staline dans les années 1930, peut-être parce qu’il quitta l’environnement dangereux de Moscou, d’abord comme observateur pendant la Guerre d’Espagne, puis pour le commandement du premier corps d’armée soviétique mongol.

Lorsque l’armée japonaise du Guandong (du nom de la péninsule où elle était basée) provoque, sur la frontière entre la Mongolie et la Mandchourie, une série de graves incidents de 1938 à 1940, dans une sorte de guerre non déclarée où les Japonais veulent tester la volonté des Soviétiques de défendre leur territoire, avec 80 000 hommes, 180 tanks et 450 avions pour l’armée d’invasion, le général Joukov se retrouve chargé de mener la contre-offensive.

Après sa demande du 15 août 1939, il reçoit des renforts substantiels, composés de troupes aguerries lors des opérations contre les indigènes sibériens, au début de la décennie. Ils sont de plus abondamment pourvus en matériel moderne, acheminé par la voie ferrée vitale du Transsibérien. Il peut provoquer la décisive bataille de KHalhin Gol, le 20 août, pendant laquelle il fait mener une attaque frontale conventionnelle par son infanterie et les troupes mongoles, gardant en réserve deux brigades de chars, équipées de chars rapides du type Char BT-5. Une fois l’ennemi bien accroché, il fait exécuter par ses troupes rapides un enveloppement par les deux ailes. Soutenue par l’artillerie motorisée et l’infanterie, les deux groupes de bataille mobiles encerclent la 6e armée japonaise et capturent les dépôts de ravitaillement japonais. En quelques jours les troupes japonaises sont contraintes à la fuite, abandonnant de nombreux prisonniers et la majeure partie de leur matériel. Cette bataille est considérée par les Russes comme une revanche de la débâcle de 1905 et Joukov est récompensé par le titre de Héros de l’Union soviétique. Il participe ensuite à la Guerre d’Hiver contre la Finlande.

Seconde Guerre mondiale

Joukov est promu au grade de général en 1940, il est brièvement chef de la Stavka, le Grand Quartier général de l’armée soviétique, avant qu’un désaccord avec Staline le fasse remplacer en juin par le maréchal Boris Chapochnikov, lui-même cédant la place à Alexandre Vassilievski en novembre.

Il est d’abord envoyé au secours de Vorochilov qui organise la défense de Léningrad, en voie d’encerclement par les troupes allemandes et finlandaises. Mais en octobre 1941, il est rappelé pour remplacer Semyon Timochenko, à la tête du front central et diriger la défense de Moscou, alors que les Allemands ne sont qu’à 30 km de la ville. Il organise le rapatriement des troupes d’Extrême-Orient, suite à l’assurance de la non intervention japonaise. Ce travail logistique - considéré par certains comme sa plus grande réalisation - lui permet de créer une réserve stratégique composée de troupes d’élite. Il lance la contre-attaque au début décembre, évitant ainsi la chute de la ville qui semblait inéluctable.

En 1942, il est fait délégué du commandant en chef et envoyé sur le front méridional pour sauver Stalingrad, supervisant la capture de la sixième armée allemande de Paulus en 1943 au prix d’un million de victimes. Il y imposait une discipline de fer. En janvier 1943, il organise le ravitaillement de Léningrad à travers le blocus allemand. Il cède au général Vatoutine le commandement pendant la Bataille de Koursk.

Après l’échec du maréchal Vorochilov, il brise le siège de Léningrad en janvier 1944, puis il mène l’offensive soviétique Bagration de 1944, qui libère la quasi totalité de la Biélorussie.

Il participe à l’assaut final sur l’Allemagne en 1945, capturant Berlin en avril, à la tête du premier front de Biélorussie. C’est lui qui reçoit la capitulation de l’Allemagne pour l’Union soviétique.

L’après-guerre

Il devient le premier gouverneur de la Zone d’occupation soviétique en Allemagne. Cependant, trop populaire au yeux de Staline, il est rétrogradé en 1946 pour commander le district militaire d’Odessa.

Gueorgui Joukov à Odessa

En 1946 la ville d’Odessa doit faire face à une vague de criminalité organisée sans précédant. Celle-ci est le fait en particulier d’une organisation surnommée « Le chat noir » (черный кот). Des matériels militaires (entrepôts, trains, ...) et du personnel étant la cible de ces criminels, Joukov militarise la lutte policière. Il monte une opération du nom de code « Masakarada » (masacarade) ou des commandos de l’Armée rouge hommes et femmes, déguisés en civils sont disséminés à travers la ville pour abattre séance tenante les membres de la pègre. Il organise des rafles parmi cette pègre et fait exécuter sans jugement les prisonniers dans les carrières qui entourent la ville. En quelques mois la criminalité chute de 74% dans le district d’Odessa comme le mentionne un rapport adressé à Staline. Les autorités civiles de la ville, dont certaines sont de mèche avec la pègre locale,[réf. nécessaire] jugent ses méthodes « dictatoriales » et font appel à Nikita Khrouchtchev pour que Joukov soit muté. La série « Lykvidatsiya » (Liquidation) de la télévision russe « Kanal Rossiya » diffusée en décembre 2007 raconte de manière romancée l’action de Joukov à Odessa.

Après la mort de Staline, en 1953, il devient délégué du ministre de la Défense puis ministre. Fin juin 1953, il participe avec Khrouchtchev à l’éviction de Beria. Il appuie Nikita Khrouchtchev en 1957, et en juin de cette même année, il est fait membre complet du Comité central. Précisément quatre mois plus tard il est relevé de son ministère et sorti du comité central par Khrouchtchev.

Ce n’est qu’après le départ de celui-ci en 1964 qu’il apparaît de nouveau en public. Léonid Brejnev et Alexeï Kossyguine font revenir Joukov dans les faveurs des hauts responsables soviétiques, mais sans aucun réel pouvoir. Jusqu’à sa mort, en 1974, il est considéré comme un personnage important au sein de la population soviétique. Il est incinéré avec les honneurs militaires. En 1995, pour la célébration de son 100e anniversaire, la Fédération de Russie crée l’Ordre Joukov et la Médaille Joukov.


sources wikipedia

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