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Combat des Trente

Résumé extrait de La Borderie, Histoire de Bretagne, T III pages 507-530.

, par

A la mort du duc de Bretagne, Jean III (le 30 avril 1341), faute d’héritier direct, deux compétiteurs se présentèrent pour recueillir sa succession : Jean de Bretagne, comte de Montfort et Charles de Blois.
Bientôt, la Bretagne se trouva partagée en deux camps. La France ayant prit le parti de Charles de Blois, l’Angleterre se déclara pour Jean de Montfort, et alors commença la guerre de succession de Bretagne qui ne devait se terminer qu’au traité de Guérande, en 1364, par le triomphe de Jean de Montfort.Dès le début de la lutte, Ploërmel fut soumis par Jean de Montfort. Josselin, au contraire, resta fidèle à Charles de Blois ; de sorte qu’en 1351 une garnison anglaise, commandée par Bembro, sévissait à Ploërmel et qu’une garnison bretonne, commandée par Jean de Beaumanoir, occupait Josselin.

Indigné d’un pareil état de choses, Beaumanoir s’en fut trouver Bembro :
"Il faut en finir avec cette façon de tourmenter de la sorte le peuple [...]. Que Dieu soit juge entre nous ! Que chacun de nous choisisse trente champions pour soutenir sa cause.On verra de quel côté est le droit...". Puis on convient du nombre de combattants : trente de chaque bord ; du lieu de la rencontre : le chêne de Mie-Voie, à moitié route entre Ploërmel et Josselin ; et enfin de la date : le samedi 26 mars 1351.

Beaumanoir choisit d’abord neuf chevaliers, puis vingt écuyers, tous des meilleures familles de Bretagne.
Dans le camp adverse il en allait autrement. Bembro n’avait pu trouver trente champions anglais. Il s’était vu obligé d’y adjoindre six aventuriers allemands et quatre bretons du parti de Montfort. Après avoir parlementé quelque temps sur le terrain, les deux troupes reculèrent chacun de leur côté, mais en faisant face, de manière à laisser entre elles un espace libre. Puis à un signal donné, elles se ruèrent l’une sur l’autre. Les Bretons, dans cette journée, ne perdirent semble-t-il que trois des leurs : Jean Rousset, Geoffroy Moëlon et Geoffroy Poulart. Du côté des Anglais, il y aurait eu, selon Froissart, une douzaine de morts, dont le chef Bembro.

Telle fut la bataille des Trente, qui eut un retentissement considérable en Bretagne, et même en France et en Angleterre.

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