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Fiches sur les mythes, personnages, les batailles, les équipements militaires. De l'antiquité à l'époque moderne, découvrez l'histoire, commentez et posez vos questions, participez à la vie du site !

Charles Nungesser

Victoires

43

Biographie

Paris, 1882 - mort dans l’Atlantique Nord en 1927.


Né à Paris, le 15 mars 1892, Charles Nungesser passe son enfance à Valenciennes où il apprend la mécanique et l’électricité. Il rêve d’évasion et de grands espaces : l’Argentine lui paraît convenir. Il part et, dans ce pays à peine touché par la civilisation, se lance à corps perdu dans les aventures les plus risquées : rodéos, courses automobiles ou motocyclistes, combats de boxe... Août 1914, la mobilisation ramène Charles en France. Il est affecté, comme simple cavalier, au 21 régiment de hussards. Moins d’un mois après son incorporation, le cavalier Nungesser fait parler de lui. Seul, en enfant perdu, il franchit les lignes et tombe, le 3 septembre 1914, sur une puissante automobile Mors transportant quatre officiers supérieurs allemands porteurs des plans d’une attaque en préparation. Nungesser capture le groupe chamarré, attache son cheval derrière la voiture, et regagne triomphalement les lignes françaises au volant de la Mors. Il lui faudra pas mal de ruse pour que, simple cavalier, il puisse conduire sa prise de guerre jusqu’au quartier général du secteur. Il y parviendra quand même et remettra lui-même au général ses quatre prisonniers et leur précieux plan. Ce général, dont l’histoire n’a pas conservé le nom, était probablement un adepte d’Alphonse Allais car il baptisa Nungesser " le hussard de la Mors" et, comme il était aussi généreux, il fit cadeau de la voiture au cavalier et autorisa sa mutation immédiate dans l’aviation, réservée à l’époque à une élite sociale dont Charles ne faisait pas partie.


Le 21 janvier 1915, les portes de l’école d’Avord s’ouvrent devant Nungesser. Il ne s’éternisera pas dans cette pépinière de pilotes illustres. Cinq jours après son arrivée, il est lâché en solo, décroche son brevet le 2 mars 1915 et se retrouve six jours plus tard incorporé à l’escadrille VB 106, à Saint-Pol-sur-Mer, aux commandes d’un bombardier Voisin X. Le 15 avril, il décolle pour sa première mission de guerre au-dessus d’Ostende. Il est accompagné d’un mécanicien bombardier, homme à tout faire : Pochon. Un couple que seule la mort séparera vient de se former. Jamais plus le brave Pochon n’abandonnera Charles Nungesser, à travers les années terribles qu’ils vont affronter ensemble. Le 26 avril, il bombarde Roulers. Au retour, il met en fuite un Albatros trop curieux, mais son Voisin est touché par quatre gros éclats d’obus. Il doit atterrir à Poperingues. Rien de grave. Il change une roue et rentre de nuit à Dunkerque. Le 1- mai, un éclat d’obus se loge entre son passe montagne et son casque...

La VB 106 part pour Nancy. Le 30 juillet, Charles Nungesser doit effectuer un vol d’essai sur un Voisin. Juste avant son départ, six " Boches" sont signalés sur Pont-à-Mousson.. Il n’hésite pas une seconde. Il décolle pour son "vol d’essai", qui, comme par hasard, lui permet de couper la retraite d’un Albatros revenant de bombarder le ballon captif de Bézaumont. Il le touche de plusieurs balles qui perforent le radiateur gauche et la canalisation d’eau. L’Albatros ne peut rejoindre ses lignes et se pose en catastrophe, entre les tranchées. Nungesser exulte. Sa première victoire ! Elle lui vaut la croix de guerre... et huit jours d’arrêt pour avoir agi sans ordre ! Le 11, août 1915, il est détaché au Bourget pour tester divers avions. Il rentre à son escadrille le dernier jour du mois à bord d’un Morane Parasol "Type Garros", c’est-à-dire équipé d’une mitrailleuse pouvant tirer à travers le champ de l’hélice. Il n’aura guère l’occasion de se servir de cet appareil et, après un court séjour à Bron pour voler sur Caproni, il est détaché, le 27 octobre 1915, à l’escadrille N 65 qui, sous les ordres du capitaine Féquant, opère depuis le plateau de part tous les jours, seul, faire ce que l’on appelle à cette époque une "croisière offensive", au cours de laquelle il ratisse tout le secteur à la recherche du "Boche".

Il vole parfois plus de cinq heures par jour et engage fréquemment l’ennemi, mais dans bien des cas il ne peut observer le sort de ses victimes. Les rigueurs de l’homologation officielle le privent ainsi de bien des victoires quasi certaines. Ce n’est pas un tacticien, mais un fonceur. Il pique à mort sur sa proie et ferme les yeux quand il tire. Il ne sait jamais ce qu’il va voir lorsqu’il va les rouvrir... s’il les rouvre : sa victime en flammes, le sol qui se rapproche ou une chambre d’hôpital ! Il a décoré les flancs de son "Bébé" Nieuport d’un insigne d’un humour macabre fait pour justifier son surnom de "Hussard de la Mors".Il passe la semaine du 21 au 29 novembre 1915 à monter une mitrailleuse sur le capot de son Nieuport qui tirera à travers le champ de l’hélice. Il n’est pas mécontent du résultat, bien qu’il ne puisse pas vraiment juger de son efficacité, puisque, le 4 janvier 1916,il accroche un Fokker qui parvient pourtant à lui fausser compagnie à la cinquième passe au-dessus de Château-Salins.


Le 17 janvier, aux commandes d’un Caproni, il capote en atterrissant à Pont-Saint-Vincent. Il est conduit à l’hôpital. Il n’en sort que pour... y retourner. Le 29 janvier 1916 en effet, en pilotant le prototype d’un chasseur Ponnier, il est victime d’un grave accident. Le manche à balai lui brise la mâchoire et lui fracture la voûte palatine. Ses deux jambes sont broyées et il souffre de multiples contusions et plaies. N’importe qui d’autre aurait été perdu pour l’aviation... mais pas Charles Nungesser Deux mois plus tard, le 28mars, il quitte l’hôpital sur deux béquilles, avec un énorme pansement autour de la tête. Le lendemain, il est de retour à l’escadrille. Il ne peut pas marcher ? Qu’à cela ne tienne ! Pochon le porte dans son Nieuport et l’aide à s’en extraire après chaque mission. Le 3 avril, au cours de la même sortie, il engage trois fois le combat. Deux fois sans conclure : au-dessus d’Etain, puis du Bois-Bourru. La troisième est la bonne. Il abat un avion de reconnaissance près de Cumières. Le lendemain, il abat un bimoteur près de l’étang des Hauts-Fourneaux. Cette cinquième victoire, il la célèbre à l’hôpital, car ses anciennes blessures se sont rouvertes. On doit encore une fois lui réduire des fractures et c’est à l’hôpital qu’il reçoit ses galons de sous-lieutenant. Le 24 avril 1916, il est de retour au front, sur le plateau de Béhonne, près de Bar-le-Duc. Le lendemain, il abat un LVG dans les tranchées françaises, au nord de Verdun. Puis, il en poursuit un second pendant près d’une heure et parvient à le toucher au moment oÙ il franchit ses lignes. Le moteur de l’Allemand cale mais il réussit à se poser sur le terrain de Cuisy. Deux jours plus tard, il se heurte seul à sept appareils allemands : quatre LVG, protégés par trois Fokker monoplans. Nungesser choisit un LVG et l’abat en flammes près de Spincourt. Les chasseurs réagissent alors, mais Nungesser leur échappe de justesse. Son Nieuport a reçu 18 balles, dont plusieurs ont touché le moteur. Il est bon pour la casse. Alors commence la terrible bataille de Verdun. L’escadrille N 65 est saignée à blanc et perd quatre pilotes en trois jours, du 19 au 21 mai. Le 22 juin, il s’attaque, de face, à deux Aviatik. Au bout d’une heure d’un très dur combat, Nungesser les abat l’un après l’autre. Mais l’appareil du Français a été malmené. Son moteur rend l’âme. Il se pose dans les barbelés et capote dans un trou d’obus. Il est à nouveau blessé à la tête, au bras droit et au genou gauche. Nouveau séjour à l’hôpital. Il revient sur le front et, le 22 juillet 1916, attaque deux avions allemands : il abat un Aviatik près des Eparges. Il apprend plus tard que cet appareil était piloté par Otto Parschau, as aux 8 victoires, titulaire de la croix "Pour le Mérite".


Ancien as de l’aviation de chasse durant la Première Guerre mondiale avec 43 victoires homologuées, ce pilote décide en mai 1927 de tenter la traversée de l’Atlantique sans escale. Associé à son coéquipier Coli*, il dirige un biplan, l’Oiseau blanc, qui décolle du s Bourget le 8 mai au petit jour. Le lendemain, 9 mai, une fausse information incite le journal La Presse à annoncer la réussite de t l’entreprise. En fait, l’oiseau blanc disparait en mer corps et biens.


sources : serie "Connaissance de l’histoire" ed hachette 1979-1983"

Messages et commentaires

  • Existe t-il un livre biographique sur Charles NUNGESSER ?

    Répondre à ce message
  • Le "Hussard de l’Amorce" n’a rien à voir avec une voiture.

    Charles Nungesser était dans une unité nommée l’Amorce.
    Le Général qui l’a décoré l’a appelé : le "Hussard de l’Amorce", "le Hussard de son unité" ce qui sonne mieux en Français car on ne peut pas être le Hussard d’une voiture.
    L’Armée Française a des archive et vous pourrez vérifier.
    Il s’agit d’une confusion phonétique.

    Charles Nungesser qui devait avoir beaucoup d’esprit à fait la relation entre "Hussard de l’Amorce" et les "Hussards de la mort" des Prussiens de sinistre mémoire qui lui rappelait la guerre de 1870.
    Il s’est donc approprié leur emblème en y ajoutant un cercueil et 2 cierges à moins qu’il ne se soit inspiré d’un emblème existant.
    En 14-18 les Allemands devaient avoir peur de son avion avec cette décoration !

    Lorsque j’étais adolescent, je voulais être aviateur, ce que j’ai été plus tard, Charles Nungesser était mon idole.
    A la fin des années 50 et dans les années 60, mon Casque de Moto portait cet emblème en l’honneur de Monsieur Charles Nungesser chacun trouve son idole où il peut, moi, je l’avais trouvé dans le ciel.

    Répondre à ce message
    • bonjour. je viens de lire votre message, en faisant une recherche sur Nungesser. merci de ce détail que vous évoquez, à propos de l’amorce. Il me semble quand même que le jeu de mot avec la voiture Mors était trop beau pour ne pas avoir été fait, quand Nungesser est arrivé avec la Mors qu’il avait capturée. ce serait dommage de ne pas y avoir pensé. les occasion de rire un peu devaient être ares à l’époque. cordialement. H. Gouinguenet.

      Répondre à ce message

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