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Austerlitz

, par

Point culminant de la campagne de 1805 en Allemagne, la bataille d’Austerlitz (en Moldavie, entre Brünn et Olmütz) se déroule par un jour d’hiver glacé, le 2 décembre de cette année. Elle réunit les forces de trois nations sous le com­mandement de trois empereurs : le Français Napoléon Ier, le tsar russe Alexandre 1" et l’Autrichien François Ier.

Depuis le 20 octobre, Napoléon et sa Grande Armée sont lancés à la poursuite des Russes. En vain, à Krems puis à Hollabrünn, l’Empereur a tenté de les rejeter vers le sud et de couper les lignes de communication avec la Russie. Désor­mais, poursuivre plus loin serait dangereux à mesure que les Français progressent, ils sont obligés de laisser en arrière des détachements pour contrôler les régions qu’ils devront traver­ser au retour ; leurs effectifs s’en trouvent dimi­nués, tandis que les forces de l’ennemi, menées par Koutouzof, ne cessent au contraire de gros­sir. En outre, le risque est grand de voir les Prus­siens intervenir dans le conflit.

La ruse de Napoléon

Le 21 novembre, arrivé près de Brünn, l’Empe­reur donne donc à ses troupes l’ordre de s’arrê­ter. Son souci est de persuader l’ennemi, qui, jusqu’à présent, a esquivé la bataille, de lui livrer combat.

Pour cela, il doit convaincre les Russes qu’ils ont une chance sérieuse de remporter la victoire.

Dans ce but, la tactique de Napoléon consiste à tromper l’ennemi sur la réalité de ses forces. Devant Koutouzof, il n’aligne qu’une cin­quantaine de milliers d’hommes, qui préparent ostensiblement leur retraite. En réalité, il prépare plusieurs fronts pour la bataille et avertit Bema­dotte, qui se trouve à Brünn avec le 1" corps, et Davout, qui est à Vienne avec le 3` corps, de se tenir prêts à rejoindre le lieu du combat.

L’Em­pereur compte ainsi sur une force d’environ 75 000 hommes, que l’arrivée de Davout fera passer à une centaine de milliers. Croyant pou­voir en finir avec la Grande Armée, les forces austro-russes (85 000 hommes environ et 16 000 cavaliers) prennent l’initiative de l’attaque.

Un ennemi sous surveillance

Entre le 27 novembre et le 1" décembre, les Alliés, venant de l’est, c’est-à-dire d’Olmütz, se rapprochent des positions françaises et entre­prennent de les contourner par 1e nord ; ils se dirigent vers la rivière Goldbach, qu’ils enten­dent franchir pour déborder les Français et les prendre à revers. Averti de ces mouvements, qui ont lieu à découvert, Napoléon laisse faire.

Pour rassurer ses hommes, qui ne peuvent igno­rer les manceuvres de l’ennemi, dans la nuit du 1" au 2 décembre il parcourt les bivouacs, aver­tissant les soldats de son plan.

La date du 2 décembre marque le premier anniversaire du couronnement impérial : les hommes de Napoléon l’acclament et allument des torches pour éclairer ses pas. L’Empereur se tient très étroi­tement informé des progrès de l’avancée enne­mie
.
Constatant que les lignes de l’adversaire se sont démesurément étirées et qu’elles pré­sentent une faiblesse en leur centre, il décide d’attaquer dans ce secteur. La bataille Le 2 décembre, vers 7 heures du matin, dans le brouillard, 3 colonnes alliées lancent leurs premières offensives contre les Français. Comme le gros des forces austro-russes est concentré dans les zones basses du champ de bataille, Napoléon donne l’ordre de simple­ment répondre aux attaques de l’ennemi dans la vallée, et de riposter pour l’essentiel en s’emparant du plateau qui la domine. Entre 8 h 30 et 11 heures, les divisions Saint-Hilaire et Vandamme (centre de l’armée) sous le com­mandement du général Soult, gravissent les pentes des hauteurs de Pratzen et se rendent maîtres du plateau : elles commencent ainsi à couper du reste de son armée l’aile gauche des Austro-Russes. Plus au nord, l’infanterie de Lannes et la cavalerie de Murat (l’aile gauche de l’armée française), se heurtent à l’aile droite de l’ennemi : les 13 000 hommes de Bagration et les cavaliers de Liechtenstein. Le combat le plus critique a lieu entre ces deux secteurs, entre lesquels, à l’Est, tout près du village d’Austerlitz, la garde impériale russe assure un dernier trait d’union entre les différents éléments de l’armée alliée.

Il oppose les chevaliers-gardes russes menés par le grand-duc Constantin aux cavaliers de la garde impériale française : les grenadiers, ou « chevaux noirs », entraînés par le général Ordener, une seconde ligne de grenadiers et de chasseurs, et, enfin, des cavaliers mame­louks menés par le propre aide de camp de Napoléon, Rapp. La charge furieuse des Fran­çais est finalement couronnée de succès

la mêlée aboutit à la dispersion des Russes, de telle sorte que 1e centre de l’armée opposée à Napoléon se trouve définitivement percé. La suite de la bataille se résume à la poursuite des deux tronçons désormais désunis des forces ennemies. Au nord, Bagration parvient à se retirer assez vite et en ordre sans être pris en chasse par les Français. Au sud, les divi­sions de Soult, soutenues par une partie de la garde, forcent les Russes à refluer dans la zone de l’étang de Satschan, dont la surface gelée se rompt en plusieurs endroits. Pour les Austro­Russes qui avaient cru tenir une victoire aisée, le désastre est sans remède : deux jours plus tard, un armistice est conclu.

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