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Atteint à son « talon d’Achille »

, par

Le 10 décembre, à 11 h 7, les haut-parleurs du Repulse annoncèrent : « Une escadrille ennemie approche. Branle-bas de combat. » Les hommes se précipitèrent. Formés par un entraînement minutieux, ils se déplaçaient rapidement et silencieusement sur leurs chaussures à semelles de caoutchouc ; ils portaient une collection bigarrée de tricots en coton, de chandails à manches longues, de survêtements — bref, n’importe quoi qui couvrît assez leur peau pour la protéger des effets d’une explosion mais fût assez propre pour éviter l’infection en cas de blessure. Les yeux levés vers le ciel, ils comptèrent neuf bombardiers en parfaite formation d’attaque. A 11 h 19 exactement, les canons du Repulse ouvrirent le feu ; ceux du Prince of Wales suivirent, puis ceux des destroyers et bientôt la flotte entière fut enveloppée d’un véritable écran d’acier que les pilotes japonais devaient traverser. Mais ceux-ci foncèrent sans hésiter et sans dévier d’un pouce.
Les hommes du Repulse comprirent qu’ils seraient la première cible.
Tandis que les Japonais les survolaient, une bombe se détacha de chaque appareil, grossissant à mesure qu’elle se rapprochait du bateau. Huit d’entre elles tombèrent à côté en soulevant des gerbes d’eau autour du navire, mais la neuvième atteignit le hangar de l’avion de réglage de tir, le traversa et explosa dans un poste d’équipage.
Les avions s’éloignèrent et les équipes d’incendie se précipitèrent pour lutter contre les flammes, dégager les hommes tués par l’explosion et transporter les blessés au poste de secours. En dix minutes, l’incendie était maîtrisé et le Repulse filait ses 25 noeuds, sa vitesse et son efficacité demeurant intactes.
Il y eut alors vingt minutes de répit avant que, à 11 h 44, une deuxième formation japonaise fût signalée, forte de seize ou dix-sept bombardiers, arrivant du nord par petits groupes. Comme ils se rapprochaient, les hommes du Prince of Wales comprirent que c’était leur tour. Sous chaque bombardier, ils distinguaient la lourde silhouette d’une torpille. Une nouvelle fois, malgré le tir serré des Britanniques, les pilotes japonais foncèrent dans le barrage. Les avions piquèrent, ne se redressant qu’à moins de 150 mètres. Leurs torpilles se détachèrent, s’enfoncèrent dans l’eau et se dirigèrent vers le navire, laissant un sillage d’écume.
« Soudain un tremblement sinistre secoua le Prince of Wales tout entier : deux torpilles avaient touché l’arrière, explosé et éventré la coque. Il y eut un violent coup de roulis, la vitesse tomba, le bâtiment fit une embardée et prit rapidement une gîte importante. C’est à l’arrière, au « talon d’Achille », que ces premières torpilles avaient frappé, causant d’irrémédiables avaries. Les explosions avaient tordu l’arbre d’hélice externe bâbord qui, accentuant cette torsion sous l’effet du formidable couple appliqué par les turbines de propulsion, ouvrit dans 14 coque un trou béant par où la mer s’engouffra. L’eau atteignait les postes de commande, mais les équipes de sécurité s’efforcèrent de reprendre la situation en main. On s’aperçut bien vite que les explosions n’avaient pas seulement provoqué une avarie de barre mais également mis hors d’état le poste central radio, les radars et enfin mis hors de combat plusieurs des eces principales de D.C.A. par rupture de l’arrivée de courant électrique »

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