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«  Adieu. Merci. Bonne chance... »

, par

Sur le Prince of Wales, la situation évoluait plus lentement. Après la disparition du Repulse, il resta la cible des bombardiers, qui l’atteignirent de nouveau. Il devenait de plus en plus évident que le vaisseau amiral avait, lui aussi, peu de chances de s’en sortir. A 13 heures, Leach demanda au destroyer Express de s’approcher et de prendre à son bord les blessés et les hommes qui n’étaient pas indispensables à la marche du bateau. Pendant près de vingt minutes, l’Express se maintint le long du Prince of Wales, risquant à tout moment d’être submergé par celui-ci, s’il chavirait. 1 500 hommes sautèrent sur ses ponts ou glissèrent le long des cordages et des filets qu’on leur avait jetés. Enfin à 13 h 20,1e Prince of Wales roula lourdement sur bâbord et coula. L’amiral Phillips et Leach se tenaient côte à côte sur la passerelle. Leach salua les derniers officiers qui partaient et leur cria : « Adieu. Merci. Bonne chance. Que Dieu vous bénisse ! » Puis l’eau monta et engloutit les deux hommes.
Alors, les bombardiers s’éloignèrent.
Les hommes nageaient en groupes, s’estimant heureux de n’avoir pas été mitraillés par les Japonais, mais ceux-ci avaient dû descendre très avant vers le sud pour atteindre la flotte et, leurs réserves de carburant presque épuisées, regagnaient rapidement leur base. Ce répit permit aux trois destroyers de manoeuvrer dans, eau huileuse pour repêcher les survivants.
Comme le dernier bombardier japonais s’éloignait, une escadrille de chasseurs Brewster « Buffalo » arriva de Singapour, en réponse au message de Tennant. Ils survenaient trop tard pour s’opposer aux Japonais, mais à temps pour assister aux opérations de sauvetage des destroyers. Le capitaine aviateur Vigors, qui commandait l’escadrille, a laissé un témoignage émouvant :
« J’ai eu le privilège de me trouver dans le premier avion qui atteignit les équipages du Prince of Wales et du Repulse après que les bateaux eurent sombré. Je dis le privilège car, pendant l’heure suivante, j’assistai à une démonstration de cet esprit indomptable qui fait la réputation de la Royal Navy.
 » ... Même pour un oeil aussi neuf que le mien, il ne faisait aucun doute qu’il faudrait des heures aux trois destroyers pour repêcher les centaines d’hommes accrochés à des bouts de planche, qui nageaient dans l’eau huileuse. Par-dessus tout, la menace d’une autre attaque ennemie était imminente. Chacun de ces hommes devait le savoir et pourtant, tandis que je les survolais, ils levaient tous la main et me saluaient le pouce levé... J’en fus bouleversé ; il y avait là une force surhumaine. Je leur tire mon chapeau car il y avait en eux l’esprit qui fait gagner les guerres. »

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