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1er régiment parachutiste d’infanterie de marine

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1er régiment parachutiste d’infanterie de marine

Le 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine, régiment de l’armée française, est classé en régiment de forces spéciales. Il est intégré à la Brigade des forces spéciales terre (BFST),, elle-même sous commandement du Commandement des opérations spéciales (COS) et de l’État-major de l’armée de terre (EMAT).

Maintenant la tradition des unités de parachutistes SAS (Special Air Service) (France libre et Indochine), ce régiment est la seule unité francophone à pouvoir se prévaloir de la devise : "Qui Ose Gagne" qui est celle des SAS britanniques "Who Dares Wins". Le drapeau des SAS français fut l’emblême allié le plus décoré au cours de la Seconde Guerre mondiale.

La formation de base est la formation RAPAS (recherche aéroPortée et action spécialisée). Viennent ensuite des spécialités : CONTRE TERRORISME (CT), TE/TELD (tireurs d’élite), GDC (gardes du corps), PAT SAS (patrouilles SAS spécialisées dans le désert), chuteurs OPS et SOTGH (Saut opérationnel à très grande hauteur), RPO (Rapas plongeur offensif), jungle, montagne etc.

La citadelle Général Bergé de Bayonne -du nom de l’officier créateur des parachutistes de la France LIbre et des SAS français- accueille aussi régulièrement des unités étrangères des forces spéciales dans le cadre d’échanges de compétences.

Historique des garnisons, campagnes et batailles

Héritier de la 1re demi-brigade coloniale de commandos parachutistes dont les origines remontent à la Seconde Guerre mondiale.
Sous l’impulsion du capitaine Georges Bergé, la 1re Compagnie de l’air est créé en Angleterre le 15 septembre 1940, avec les unités de parachutistes du Spécial Air Service (SAS) (1 CCP/SAS créé en 1941 en Écosse). Cette compagnie est engagée de 1942 à 1944 en Crète, Libye, Tunisie, Bretagne, Belgique, Hollande, lors de la Bataille des Ardennes puis en Allemagne.
La compagnie est ensuite dissoute puis nommée demi-brigade de parachutistes SAS de 1946 à 1949, puis 1re demi-brigade coloniale de commandos parachutistes de 1949 à 1955 en Indochine, Hanoi, Nam Dinh, Plaine des Joncs, Dong Khê, Hoa-Binh, Cao-Bang, Tu-Le, Nasam, Lang-Son, Diên Biên Phù, puis BPC en Algérie de 1955 à 1958 Suez, Bizerte, la BCCP dissoute et renommée de 1959 à 1960 GIBPOM puis en 1960 BPCIMa et renommée en 1962 1er RPIMa qui a la garde de l’emblème des SAS.
Garnisons successives

Septembre 1940 : Ringway (Angleterre)
1941 : Garnison à Beyrouth, puis à Damas.
1942 : Garnison à Kabrit sur le canal de Suez.
1943 : Garnison à Camberley, Royaume-Uni
Après la guerre retour de la garnison en France
1960 : Création du 1er RPIMA et garnison à Bayonne

Seconde Guerre mondiale

Septembre 1940 : création et entraînement à Ringway (Angleterre).
15 mars 1941 : opération Savanna, première opération des FFL en France (embuscade en Bretagne).
Mai 1941 : opération Joséphine B (destruction de six transformateurs de la centrale électrique de Pessac).
Division en une section affectée au BCRA, et deux sections envoyées au Moyen-Orient.

21 juillet 1941 : embarquement pour le Moyen-Orient, puis garnison à Beyrouth, puis à Damas.
2 janvier 1942 : la section est rattachée aux forces spéciales des SAS de David Stirling et prend sa garnison à Kabrit sur le canal de Suez.
Juin 1942 : les SAS français détruisent 20 avions allemands en Crète, puis attaquent les aérodromes de Matouba-Derna, Benina, Barce et Benghazi sur le front libyen.
Juillet 1942 : opérations en Cyrénaïque.
Janvier 1943 : harcèlement des arrières allemands en Tunisie.
Printemps 1943 : repos et entraînement à Camberley (Angleterre).
Début 1944 : entraînement des SAS français en Écosse.
Nuit du 5 au 6 juin 1944 : parachutage en Bretagne, 36 parachutistes FFL en 4 groupes (2 sur Plumelec, 2 sur Duault). Un mort au combat à Plumelec le 6 juin à 0 h 40, le caporal Emile Bouétard, probable 1er mort du Débarquement.
Juin 1944 : combats du maquis de Saint-Marcel, Morbihan et du maquis de Duault, Côtes-d’Armor ; le bataillon (450 hommes parachutés), avec les FFI (3000 hommes au total), retient 85 000 Allemands en Bretagne (qui ne peuvent rejoindre la Normandie), et opère sa jonction avec 2 divisions de l’armée de George Patton le 6 août.
Août 1944 : raids jusqu’à Bordeaux, Périgueux (équipé de jeeps avec mitrailleuses Vickers montée sur affût-pied), sur la rive droite de la Loire. Des SAS participent aussi à la libération de Paris.
11 septembre 1944 : une compagnie fait 3 000 prisonniers Allemands.
Automne : repos en Champagne.
11 novembre 1944 : les 2 régiments de SAS Français défilent sur les Champs-Elysées à Paris devant le général de Gaulle et le Premier ministre anglais Winston Churchill.
30 décembre 1944 : renfort lors de la bataille des Ardennes.
Février 1945 : regroupement en Angleterre.
Nuit du 7 au 8 avril 1945 : opération Amherst, parachutage aux Pays-Bas. Combats jusqu’au 18.

Guerre d’Indochine

Après un premier séjour de 2 ans, le bataillon quitte l’Indochine le 19 janvier 1951.
Il revient en Indochine en août 1953. En novembre 1953, il participe à l’opération Castor (Occupation de Diên Biên Phù). En décembre 1953, il est envoyé à Seno au Moyen Laos pour contrer l’offensive Viet Minh dans la région. Début mai 1954, la situation à Diên Biên Phù semble désespérée. Le bataillon est largué sur le camp retranché par petits détachements de la taille d’un compagnie : une compagnie dans la nuit du 1er au 2 mai, 94 hommes dans la nuit du 5 au 6 mai. Ce seront les derniers renforts envoyés à Diên Biên Phù avant la fin de la résistance du camp le 7 mai 1954.

Depuis 1962

Le 1er novembre 1960, le 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine est créé à Bayonne. Il est l’unité d’instruction des engagés parachutistes.

Avec la professionnalisation des régiments parachutistes, ceux-ci prennent en main la formation de leur personnel. Le 1er RPIMa mute en s’orientant vers le renseignement et l’action. En 1974 est créé le Groupement Opérationnel (GO) qui est employé par le service Action du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE, services spéciaux français). Il participe notamment à l’opération Caban (renversement de Bokassa en Centrafrique en 1979) mais il sera critiqué par le SDECE pour avoir opéré de manière trop visible, en uniforme. Le GO est dissous en 1981.

Le 1er RPIMa se recentre sur des missions moins secrètes, en regroupant les détachements d’assistance opérationnelle (DAO) qui assistent des forces alliées notamment en Afrique. Il se spécialise par ailleurs comme unité de recherche humaine (reconnaissance) en fournissant des unités de recherche de corps d’armée (URCA) aux corps d’armée (le 13e RDP ayant le même rôle au niveau de la 1re Armée).

Pendant la guerre du Golfe (1991), le 1er RPIMa encadre un groupement de commandos d’action dans la profondeur (CRAP) fournis par les régiments de la 11e division parachutiste qui est affecté à la division Daguet. Deux parachutistes du 1er RPIMa sont tués par l’explosion de sous-munitions non-détonées dans le fort d’As Salman le 26 février 1991.

En 1992, le 1er RPIMa est affecté pour emploi au commandement des opérations spéciales (COS) nouvellement créé. En 1997, il quitte la 11e division parachutiste pour intégrer le Groupement Spécial Autonome qui est devenue la Brigade des forces spéciales terre (BFST).

Depuis cette date, le régiment participera aux différentes opérations menées par le COS et l’armée française. Parmi elles, on peut citer les interventions dans les Balkans (en 1995 et 1999 pour capturer des criminels de guerre), l’Afghanistan (opération Arès) ou encore le Sahel avec en point d’orgue l’Opération Serval au Mali. Durant ces actions, le 1er RPIMa mettra en œuvre bon nombre de ses compétences : libération d’otages, évacuation de ressortissants, patrouille longue distance....
Traditions

La fête des troupes de marine

Elle est célébrée à l’occasion de l’anniversaire des combats de Bazeilles, ce village qui a été quatre fois repris et abandonné sur ordres, les 31 août et le 1er septembre 1870.

Et au Nom de Dieu, vive la coloniale !

Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du révérend père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.

Organisation

En 2005, nous savons que le 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine s’organise autour des unités suivantes : une compagnie de commandement et de logistique (CCL), une de transmissions-rapas, trois compagnies de combat RAPAS et une de préparation opérationnelle et d’instruction. Chaque compagnie a sa spécialité. Ainsi la 1re compagnie s’est spécialisée dans les combats en milieu urbain et aquatique et elle comprend en son sein des équipes de chuteurs opérationnels. Quant à la 2e compagnie, son pôle d’excellence se situe dans les combats en milieux extrêmes comme la forêt équatoriale ou les zones en hautes montagnes. Enfin, la 3e compagnie de combat s’est quant à elle spécialisée dans les patrouilles SAS sur véhicules légers armés (tradition des jeeps armées SAS 1942-1945) et l’appui.

De par son volume et de par du domaine RAPAS, le 1er RPIMa est un régiment Forces Spéciales sans équivalent au sein de l’armée de Terre et du Commandement des Opérations Spéciales, le domaine RAPAS permettant à chaque élément des compagnies RAPAS d’accumuler un grand nombre de qualifications très utiles au fil des années. Il est également un régiment extrêmement polyvalent et peut intervenir dans tout type de milieu. Très projetable, très professionnel et très efficace, le 1er RPIMa est de tous les détachements et opérations extérieures de l’armée française, mais toujours engagé très discrètement.


sources wikipedia

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