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13- Le financement des croisades.

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Il est d’abord assuré par les croisés eux-mêmes. Lors de la première croisade, le désir de par­tir est si grand que nombre de croisés vendent tous leurs biens pour se procurer de l’argent ou les engagent auprès de com­munautés ecclésiastiques. La masse moné­taire s’en trouve considérablement accrue mais on assiste en même temps à une chute des prix catastrophique.

A ce moyen exceptionnel s’ajoutent au cours du XIIe siècle, des moyens réguliers le seigneur en vient à exiger de ses vassaux l’aide (contribution en argent) pour son départ pour la croisade. Avec les trois autres cas (rançon du seigneur, adoubement de son fils, dot de sa fille), la croisade est donc l’occasion, sinon la cause, d’un accroissement des finances seigneuriales. Les rois lèvent eux aussi des contributions : en 1185, Henri II Plantagenêt collecte une dîme dont le produit est envoyé en Terre sainte. Surtout, en 1188, Henri II et Philippe Auguste lèvent chacun la dîme saladine, une taxe d’un dixième sur les revenus des clercs et des laïques. De l’aide, telle la simple subvention demandée par Louis VII à ses vassaux en 1147, on passera à l’impôt que Philippe Auguste prétendra maintenir à son retour de Terre sainte.

De la même façon, l’Église passe de la col­lecte des dons à la taxation. Pour la qua­trième croisade, les deux formes coexistent Innocent III prescrit de placer dans chaque église paroissiale un tronc pour recueillir les offrandes des fidèles mais, en même temps, il impose, pour la première fois, le clergé séculier et régulier au quarantième de ses revenus (1199), et les cardinaux au dixième. Le nom de décime s’attache désormais à ces taxes, qui seront de taux et de durée variables. Elles rencontrent, dès l’origine, l’hostilité du clergé mais deviennent, néanmoins, pratique courante au XIIIe siècle.

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